tag:blogger.com,1999:blog-72229412009-02-20T23:44:22.658-08:00Thémistocle le Cimmérien"Il y a des gens au gouvernement qui pensent à une réforme fiscale très simple. Sur la déclaration d'impôt, il n'y aura plus que deux lignes. Combien avez-vous gagné l'an dernier ? Envoyez le total.". Ronald Reagan, Président des USA Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.comBlogger30125tag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1116833359580801572005-05-23T00:24:00.000-07:002005-05-23T00:30:19.036-07:00DéménagementVoila, je suis passé du coté obscur de la force...le warp fondatorien m’a aspiré et après avoir longtemps résisté mon blog a finalement migré pour être directement hébergé sur le site des Pères Fondateurs. Retrouvez Themistocle le Cimmérien ici :<br /><br /><a href="http://www.peres-fondateurs.com/themistocle/">http://www.peres-fondateurs.com/themistocle/</a><br /><br />A bientôt.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7222941-111683335958080157?l=themistocle.blogspot.com'/></div>Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.com29tag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1113995290303218312005-04-20T04:06:00.000-07:002005-04-20T04:08:10.306-07:00Benoît XVIUn jour j’ai vu une émission sur des types en Allemagne qui régulièrement se retrouvent dans une cave où ils se mettent totalement nus. Ils prennent ensuite une centaines des très longues aiguilles qu’ils s’enfoncent dans la peau et ce sur toute la surface du dos, de la nuque aux fesses. Ils font de même sur l’arrière des cuisses, des fesses jusqu’au chevilles. Cela doit être particulièrement désagréable pour la majorité des être humains mais apparemment pas pour eux. Ils ne s’arrêtent néanmoins pas là puisque ces aiguilles qui les traversent de part en part sont ensuite attachées à des cordelettes elles même rassemblées en une corde attachée à une poulie. Quand ils sont ainsi « préparés » un de leurs amis tire sur la corde et les soulève jusqu'à un mètre cinquante du sol. Le poids étant reparti sur une centaine de points de la peau celle-ci ne cède pas mais s’étire de manière formidable, jusqu'à 20 cm, à vue de nez.<br />Pour presque tout le monde cela semble effroyable mais pas pour eux. Je frémis rien qu’à l’idée de la douleur mais si ils aiment cela qu’ai-je à y redire ? Ils ont librement choisi de pratiquer cette opération sur leur corps et lorsque la douleur est trop grande ou que la lassitude les prend ils demandent tout simplement à leur camarade de les redescendre au sol pour qu’ils reposent sur leurs pieds et que leur peau se repose un peu. Apres quelques heures passées ainsi ils rentrent chez eux ou ils ont des activités normales. Certains ne le feront qu’une fois dans leur vie et cesseront à tout jamais, d’autre ne pratique qu’occasionnellement, enfin quelque uns sont accro et sont présents à chaque réunion.<br />Si l’un d’entre eux venait se plaindre auprès des autorités, pour quelque raison que ce soit, que ce traitement lui a déplu par exemple, on lui rirait au nez en lui disant que personne ne l’a forcé à pratiquer ce rituel sur son corps et que personne ne le forcera à recommencer. Si quelque âmes sensible qui comme moi a vu ce reportage a cru bon de protester auprès des autorités pour demander que cesse de tels agissements, celles-ci lui ont également rit au nez en lui demandant de quoi elle se mêle ? Les gens font ce qu’ils veulent de leur corps et de leur temps libre ce n’est pas à un tiers de venir s’en mêler tant qu’il n’est pas lui-même contraint de pratiquer ces choses. Il est fort probable même que l’on traitera notre âme sensible d’intolérant, de réactionnaire voire de fasciste.<br /><br />Pourquoi vous ai-je raconté cette histoire ? Parce que depuis que Josef Alois Ratzinger a été élu Pape on nous gonfle avec son conservatisme et son caractère rétrograde. Et les critiques viennent de non catholiques comme de catholiques déçus. A ceux-ci je dit : réfléchissez à ce qu’est une religion. C’est quelque chose de contraignant, c’est un chemin difficile et dur, quelque chose qui fait parfois souffrir. Etre croyant c’est s’imposer des contraintes, comme ses allemands s’imposent des souffrances. Mais ce sont des contraintes librement consenties et qui peuvent cesser aussitôt que le croyant le voudra. De la même manière que ces allemands mettent fin à leurs souffrances aussitôt qu’ils le désirent. Pires ces contraintes morales et comportementales sont parfois source de plaisirs pour les croyants…encore une fois comme certains des participants à ces rituels masochistes éprouvent un plaisir réel mais inexplicable pour la majorité des gens à se faire trouer la peau.<br /><br />Ceux qui ne comprennent pas ça et traitent le pape de conservateur sont dans la peau du masochiste déçu qui porte plainte ou du spectateur émotif qui veut faire interdire de telles pratiques. Ce sont eux les intolérants et on devrait leur rire au nez. Hélas ce sont eux que l’on qualifie de progressistes, ce sont eux que l’on dit modernes et ouverts.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7222941-111399529030321831?l=themistocle.blogspot.com'/></div>Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1113811071308595312005-04-18T00:57:00.000-07:002005-04-18T00:57:51.316-07:00A propos du PapeAprès une longue interruption, pour diverses raisons, me voici de retour. Avant que ne s’ouvre le conclave des cardinaux qui sera chargé de déterminer quelque sera le prochain Pape je voulais écrire un billet sur Jean Paul II, ou JPII pour les intimes.<br />Depuis sa mort les medias ont fait leur choux gras de l’événement et une chose m’a marquée : après la constatation de la formidable popularité de ce Pape dans le monde, notamment auprès des jeunes, tous les journalistes français ne pouvaient s’empêcher de constater ou d’affirmer que JPII était un Pape extrêmement conservateur, arc-bouté sur la morale chrétienne, voire réactionnaire ou rétrograde…<br />J’analyse cela comme une tentative désespéré d’écorner l’image incroyablement positive de JPII mais aussi comme un aveux d’impuissance (comment nos d’jeuns si engagés dans toutes les bonnes causes si politiquement correctes vénéreraient un vieux réac polonais !?) mais aussi comme la preuve d’une formidable incompréhension de ce qu’est une religion. Bref la preuve, si il en fallait encore une, que la caste des journaleux est constituée de débiles profonds.<br /><br />Parce que qu’elle est la critique que l’on fait à JPII ? Il serait rétrograde car il refuserait de promouvoir le préservatif comme moyen de contraception numéro un et s’entêterait à prôner l’abstinence ou la fidélité dans le cas des couples mariés. De nombreux intervenants, lors des reportages diffusés dans les jours ayant suivi le décès de JPII, n’ont pas hésité à faire du pape un des responsables direct ou indirect de la propagation du sida. Donc ils ont accusé le pape et l’Eglise qu’il dirige d’être des meurtriers ou tout au moins des complices de meurtriers…<br />Cette critique est-elle juste ? Cette accusation est-elle fondée ? Est-ce à l’église catholique, au travers de la voix de son Pape, de faire la promotion des préservatifs ?<br /><br />Si le Pape pouvait endiguer la propagation du Sida en soutenant le préservatif cela signifierait que la puissance de sa parole est immense et qu’elle a valeur d’ordre pour les catholiques du monde. Ce que les hypocrites qui attaquent l’église sur ce point oublient tout simplement de considérer c’est que si la parole de l’Eglise est si forte alors lorsque le Pape prône l’abstinence et la fidélité les fidèles du monde entiers devraient suivre ces préceptes et donc être préservés du sida. Ici réside tout le vice et l’hypocrisie de cette accusation car on voit bien que le sida progresse, même au sein des populations catholiques et que donc la position de l’eglise n’a pas le poids que l’on veut lui donner. En fait si l’épidémie progresse il faut en chercher les causes et les responsabilités directement auprès des populations concernées, non pas à Rome. Mais comme les tenants de la bien pensance refusent absolument d’accorder la moindre responsabilité de l’individus quant au conséquence de leurs actes (cf Zek) il préfèrent repousser la responsabilité sur un autre, comme le Pape. C’est la même chose qui se passe en France quand des groupuscules ou des corporations surprotégées reportent toujours la responsabilité de leurs problèmes sur l’Etat, les patrons, les américains, le libéralisme etc.<br /><br />Analysons la situation : en Afrique le Sida se répand dans une population se disant catholique. Ces gens là communient, vont à la messe se marient devant un prêtre mais ils ont leur faiblesses... ils vagabondent à gauche à droite, couchent ici ou là et ne porte pas de préservatifs. Notez que ce n’est pas un phénomène propre aux africains et que l’homme (dans le sens « mâle ») est le même partout sur terre. Malheureusement pour les africains et les asiatiques c’est dans ces contrés que l’épidémie se développe le plus rapidement d’où mon exemple.<br /> Est-ce qu’un prêtre leur à recommandé de faire cela ? Est-ce que l’église l’a fait ? Non. C’est eux qu’y ont décidé de le faire et ils savent pertinemment qu’en agissant ainsi ils sont fautifs au regard de la morale chrétienne. Morale qui devrait être leur, donc, puisqu’ils se disent catholiques.<br />Face à cela la position de l’église consiste juste à rappeler ce qu’un chrétien devrait faire : être fidèle ou s’abstenir. Mais bien sur c’est beaucoup plus amusant ou jouissif de varier ses partenaires et ses plaisirs. Comme les gens n’entendent pas se priver de « croquer la pomme » et comme dans le même temps ils aimeraient bien pouvoir continuer de dire qu’ils sont membre de l’église et fidèle au dogme catholique leur réponse est de demander à l’église de changer sa morale et ses valeurs. Tout simplement ! Comme eux ne veulent renoncer ni aux plaisirs ni à la sécurité spirituelle de se dire chrétiens ils s’absolvent de toute responsabilité et repousse la faute sur l’église. Ce n’est pas eux qui doivent changer, c’est elle !!<br /><br />Outre la lâcheté et l’hypocrisie de ce comportement on voit ce qu’il a d’illogiques. Voici des gens à qui l’on n’impose pas, en tout cas plus, d’être catholiques, qui donc ont la possibilité d’appliquer leur libre arbitre, de faire un choix en jouissant de leur liberté d’être humains et de décider si ils préfèrent coucher à gauche à droite et prendre des risques avec leur vie ou bien s’adonner à une morale stricte, qui interdit ces plaisir mais assure d’une vie épargnée par le fléau qu’est le Sida. Le choix c’est donc : être un libertin ou être un Catholique (avec majuscule) mais pas les deux car ce n’est pas compatible. Incapables de faire ce choix, trop faibles ils repoussent la faute sur JPII…pathétique.<br /><br />Voici un exemple, une métaphore pour montrer combien cette position est absurde.<br /><br />Imaginons que Jean Paul II soit en fait le président de la fédération internationale de foot, sport très populaire dans le monde et crée il y a deux milles ans par un certain Jésus Christ. Pierre fut le premier président de la fédération et JPII est son lointain successeur. Les règles du jeux ont deux milles ans, elles sont publiques et connues. Les gens peuvent adhérer librement à la fédération et la quitter tout aussi librement. Bref tout est clair. Imaginons maintenant que j’adhère à la fédération de foot mais que je souhaite participer aux compétitions avec des équipes mixtes, comprenant 15 joueurs et évoluant en maillot de bains dans une piscine. Dans un tel cas de figure le Pape me dira que je ne peux pas dire que je suis footballeur (catholique) et que je ne peux pas adhérer à la fédé (être membre de l’église). Bien sur je peux pratiquer mon sport hors de la fédé, C’EST MON AFFAIRE, le pape et la fédération ne m’en empêche pas, mais elle ne veut pas me prêter ses stades et ses arbitres. Chacun est libre chacun fait ce qu’il veut. Dans un tel cas de figure les hypocrites qui attaquent le pape aujourd’hui réclamerait qu’on autorise les équipes mixtes, les matches à 15 etc…tout en prétendant jouer au football. Qui donc force la main à qui ici ? Qui donc fait du chantage, qui donc est un tyran et veux imposer ses conceptions aux autres ?<br /><br />Au final et en guise de conclusion je ne dis pas qu’il est interdit de coucher à gauche à droite. Rien n’est interdit. On peut même avoir de fortes convictions chrétiennes, apprécier le dogme et la morale catholique en générale mais « pêcher » quand même... Dans ce cas là, si ces aventures aboutissent à la contraction du sida, le « pêcheur » doit avoir l’honnêteté et le courage que ce n’est pas la faute de l’église mais sa propre responsabilité. La conséquence de ces choix. L’église, qui a quand même fait du pardon une de ses valeurs centrale, accueillera sans doute le malheureux dans son sein. Mais elle n’a pas à être tenue pour responsable de ses souffrances.<br /><br />Bref ce procès fait au Pape et à l’église est un mauvais procès de gauchiste et c’est un athée convaincu qui vous le dit.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7222941-111381107130859531?l=themistocle.blogspot.com'/></div>Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.com2tag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1108721848719538062005-02-18T02:16:00.000-08:002005-02-18T06:21:45.183-08:00La gauche contre l'individuUn argument récurrent dans la bouche des adversaires du libéralisme est que si on lâche la bride aux patrons, si on détruit le carcan administratif qui bride l’économie de marché alors ces patrons en profiteront pour exploiter leurs employés et les réduire en semi esclavage. En fait les gauchistes et autre gaullistes sont à peu près convaincus que le rôle de l’Etat est tout à la fois d’assurer le bonheur et le bien être financier de tout un chacun que d’empêcher les riches d’exploiter les pauvres, d’empêcher les forts d’opprimer les faibles. Ce point de vu est en fait en profonde contradiction avec l’une des bases philosophiques de cette pensée de gauche. Voyons pourquoi. L’un des penseurs favoris de la gauche française (et de l’UMP) est Rousseau, célèbre pour sa théorie du bon sauvage. En fait l’homme naîtrait bon et le sauvage resté à l’état de nature resterait bon. Pour Rousseau et ses épigones modernes c’est la société qui rend l’homme mauvais, qui fait de l’homme un loup pour l’homme. Cette théorie apparaît clairement dans le discours déculpabilisant sur les banlieues que l’on peut entendre partout: la criminalité qui y règne n’est pas le fait des individus qui la perpètrent mais le fait de la société (société parfois nommée ou stigmatisée sous différents avatars : l’exclusion, le racisme ambiant, le chômage) qui poussent ces personnes à commettre des crimes. Prenez ces même personnes, offrez leur le bien être, l’aisance et alors le crime cessera ! L’individu n’a donc plus de prise, plus de responsabilité sur ses actes ! Il tue, il vole, il brûle ? C’est la société qui l’y contraint. Il est évident que ce constat est faux car d’une part tous les habitants des quartiers chauds ne sont pas des criminels et que d’autre part toutes les personnes aux revenus importants ne sont pas des anges. Or tous les individus, tous les êtres humains étant les même, les mêmes causes devraient avoir les même effets sur tous. Puisque ce n’est pas le cas c’est bien la preuve que l’individu et que le libre arbitre ont un rôle à jouer. In fine, même si vivre dans la misère est certainement un facteur aggravant, ou criminogène si vous préférez, c’est chaque être humain qui décide ou non de sombrer dans le crime. Chaque être humain, et non pas la société !<br /><br />Maintenant revenons à notre patron évoluant dans un monde libéral parfait. Pourquoi devrait-il forcément se transformer en tyran ? Après tout si on s’en tient à la théorie chère aux gauchistes si un homme est affranchit des contraintes matérielles et sociales il est naturellement bon. Un patron affranchit du racket étatique, un patron pouvant faire prospérer ses affaires devrait donc être naturellement bon et ne pas exploiter ses employés. Or pour l’anticapitalisme de base c’est impossible : baissez les impôts, libéralisez le monde du commerce, assouplissez le monde du travail et c’est un retour au XIX siècle, au capitalisme sauvage ! Là on se pose deux questions : Est-ce que la fameuse règle du bon sauvage ne s’appliquerait pas aux patrons ? Est ce que les patrons, pourtant eux aussi des êtres humains, ne naîtraient pas naturellement bons ? Et deuxièmement est-ce que nécessairement un groupe d’individus, ici les patrons mais ailleurs les ouvriers, les pauvres etc. doit toujours et systématiquement réagir et fonctionner de manière unanime ? TOUS les riches, TOUS les pauvres….Le premier point est une grosse épine dans le pieds des gauchistes…en effet si les patrons ne naissent pas naturellement bons il y a deux possibilités : soit on balance Rousseau à la poubelle et avec lui toute la philosophie socialiste et son traitement social de la criminalité, soit, pour conserver la théorie, on postule que les riches, les « puissants » ne naissent pas comme les autres, pas naturellement bons….mais alors ce ne sont pas des êtres humains comme les autres…et là le gauchiste se trouve emmêlé dans un problème encore plus poisseux : justifier que certains êtres humains sont « autres »…..bref on aborde là le thème d’une nouvelle forme de racisme : les riches non soumis à la règle de la bonté naturelle, naissent « différents ». Par essence.<br />Un problème connexe apparaît : comment traite t-on ceux qui deviennent riches ou puissants au cours de leur vie ? Est-ce que cette infirmité, cette malice (au sens ancien) essentielle (au sens qu’elle leur est intrinsèque) peut s’acquérir ? A ce point certains gauchistes peuvent croire triompher en voulant réintroduire le concept de la société corruptrice : « c’est l’argent, c’est le pouvoir qui les rends mauvais ! C’est la société donc ! Et na ! Rousseau avait raison ! ». l’ennui c’est qu’on a vu que tout n’est pas aussi simple car TOUS les puissants ne sont pas des exploiteurs et que TOUS les pauvres ne sont pas des criminels…en outre pris dans sa boucle le gauchiste ne voit pas que son système condamne tout et ne propose pas d’issue : le pauvre est contraint au crime (envers le riche qu’il détrousse), il faut donc éradiquer la misère, quand au riche il est contraint au crime (envers le pauvre qu’il exploite) il faut donc éradiquer le bien être….il faut choisir ! Là on touche au second problème du gauchiste évoqué plus haut, c'est-à-dire l’absurdité profonde qu’il y a à s’attacher à des théories englobantes, valables pour tous et capables d’expliquer tout. Cette remarque n’est d’ailleurs pas limitée au socialisme ou aux étatistes de droite mais également à certains libéraux qui voient dans le libéralisme une philosophie générale. Ces libéraux qui imaginent que pour toute action il existe une manière libérale de l’accomplir et une manière non libérale, donc mauvaise, de la faire…mais passons. Là on arrive au cœur de l’erreur des opposants au libéralisme : ils ont complètement évacué l’homme et son libre arbitre de leur système de pensé, l’homme ne choisit plus rien, ne décide plus rien car des grands ensemble, pour la plupart immatériels, comme l’état, la société ou Dieu pour certaines religions, décident de leur actes et de leur réactions à leur place. Or de telles bases philosophiques conduisent forcément dans le mur car face à la réalité les individus réagissent forcément chacun à leur manière. Cela conduit aussi au totalitarisme car, plutôt que de se défaire d’une idéologie absurde, nos gauchistes préfèrent contraindre les individus par la force à rentrer dans les cadres théoriques qu’ils ont imaginé pour eux.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7222941-110872184871953806?l=themistocle.blogspot.com'/></div>Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.com1tag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1106323412117522262005-01-21T07:58:00.000-08:002005-01-21T08:03:32.116-08:00Vous avez aimé la Turquie ? Vous adorerez le Maroc…..Parfois, quand je lis <a href="http://www.liberation.fr/page.php?Article=269623">un article</a> (étrangement ce « parfois » devient un « systématiquement » quand c’est un article du Monde ou de Libération…), je me dis que le journalisme français est vraiment le moltonel de la presse mondiale….La pilule Turquie est à peine passée (ne vous leurrez pas, la Turquie entrera dans l’Europe, qui imagine sérieusement qu’après 10 ans de négociations on puisse dire aux turcs : Rohhhh ben naaan !! on veut pas de vous…), la pilule turque est a peine passé donc que Libération se pointe déjà avec un gros clystère et ce clystère a pour nom Maghreb…..ben, voui ! Qu’on est bête nous, on avait même pas remarqué que le Maghreb c’est l’Europe….enfin c’est la méditerranée…et comme la méditerranée c’est l’Europe… le Maghreb c’est l’Europe…C’est simple non ! Naan ????M’enfin, gars ! C’est pourtant évident…regarde un peu les supers raisons qu’on a d’intégrer le Maroc dans l’Europe : <br /> <br /><em>"S'il n'y avait qu'un seul pays du Maghreb à faire partie de l'Europe selon des modalités à voir et à négocier plus tard, ce serait le Maroc. Les raisons sont nombreuses : <br />- 14 km seulement séparent les côtes espagnoles de Tanger ; d'ailleurs, par temps clair, on voit ces côtes et leurs lumières assez distinctement. D'où le rêve de traverser le détroit de Gibraltar au péril de sa vie ;" <br /></em> <br />Super ! Donc quand la Turquie sera dans l’Europe et que 0 cm nous séparerons de l’Iran et de la Syrie ça nous fera une bonne raison pour intégrer ces deux pays dans l’Europe! <br /> <br /><em>"- deux villes marocaines, Ceuta et Melilla, occupées depuis cinq siècles par l'Espagne, font de ce fait partie intégrante et étrange de l'Europe. Quand on est à Ceuta, on passe de l'Afrique à l'Europe en traversant une dizaine de mètres ! Si cette amorce européenne se maintient, alors il n'y a pas de raison pour exclure de l'espace européen M'Diq, le village qui jouxte la ville de Ceuta, à moins que l'Espagne rétrocède ces deux présides au Maroc, leur propriétaire naturel ;" <br /></em> <br />Ca me fait penser aux anglais ça….quels cons quand même ! Au lieu de rétrocéder Hong-Kong à la Chine ils auraient du proposer au Chinois d’intégrer l’Union européenne. Les français de leur coté devraient proposer aux brésiliens, nos frères européens qui s’ignorent, d’adhérer à l’Europe…La Guyane les mecs, la Guyane….vous aviez oubliez la Guyane tss !tss ! <br /> <br /><em>"- les Marocains sont d'authentiques Méditerranéens, dans le sens où la Méditerranée est une culture, un état d'esprit, une conception du temps et de la durée, et puis une relation affective et solidaire entre les gens. Pour eux, la Méditerranée est une vision du monde basée sur l'échange et la solidarité."</em> <br /><em> <br /></em>Je me demande pourquoi on intégrerait pas les USA et le Canada aussi…on partage quand même l’océan atlantique avec eux, c’est une culture…en plus de ça on a une frontière commune avec eux : Saint Pierre et Miquelon…on a vu que ça compte comme argument. <br /> <br />Je ne sais pas pourquoi mais malgré tous ces excellents arguments je ne vous sent pas convaincus….c’est parce qu’on a pas encore tapé là où ça fait mal…Après ces amuse-bouches voici de quoi vous ôter toute envie, toute idée même, de contester. <br /></em> <br /><em>"En intégrant ce pays, l'Europe corrige l'erreur coloniale et l'invite à accélérer le rythme et l'audace des réformes qui lui ouvriront les portes de la modernité. En même temps, elle règle sa dette avec la rive sud de la Méditerranée qu'elle a négligée et qui souffre aujourd'hui de pauvreté."</em> <br /><em> <br /></em>Parce qu’on a une dette, encore, toujours, à jamais est éternellement. C’est gravé dans le marbre, c’est écrit c’est tatoué, les erreurs coloniales nous poursuivrons encore dans 1000 ans euh…non pas mille ans…c’est quand déjà la fin de l’occupation de l’Espagne par les maures ? 1492 ? Donc ça nous poursuivra encore 513 ans…..ah mais on me souffle à l’oreille que la Grèce n’a obtenu son indépendance vis avis des ottomans qu’en 1830…hum…bon…on va pas compter hein ? Ce serait mesquin entre européens…disons que nous méchants européens blancs chrétiens nous avons une dette envers les « européens » arabes musulmans et qu’il est grand temps de rassembler la famille…. <br /></em> <br /><em>"Ce sera l'occasion pour créer une harmonie entre le nord et le sud de la Méditerranée, le Nord étant sous-peuplé et développé, le Sud surpeuplé et pas assez développé, faire enfin de cette région où les conflits abondent un vrai lac de paix, d'entente et de coopération. De là à tourner le regard vers une autre région qui souffre depuis un demi-siècle, il n'y a qu'un pas qu'il faudra bien franchir : en forçant à peine l'histoire et la géographie, l'Europe pourra, en intégrant Israël et la Palestine, régler un des conflits des plus sanglants et des plus longs de ces dernières décennies et damer ainsi le pion à la puissance américaine, qui décide du destin de ces populations. <br />Si l'Europe a assez d'audace de suivre certains de ses visionnaires et intègre ces fameux «barbares», elle gagnera en puissance et en humanité, renforcera ses valeurs humanistes et coupera l'herbe sous les pieds de tous les extrémistes de toutes tendances. <br />(1) Le Seuil, 1995.Par Tahar BEN JELLOUN, écrivain."</em> <br /><em></em> <br />Enfin l’argument qui tue (à garder pour de futures extensions): l’Europe réglera le conflit israélo-palestiniens en intégrant ces deux pays….comme ça…Ben moi je dis que si l’Europe peut faire ça on devrait aussi intégrer le Soudan ainsi on réglerait le problème du Darfour. On pourrait aussi intégrer la Colombie…j’ai l’impression que les gens en ont marre des FARCS. Je crois aussi qu’ils ont des sécessionnistes aux Philippines, faudrait voir si ils respectent le pacte de stabilité mais il y a quelque chose à faire, non ? <br /> <br /> <br /><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7222941-110632341211752226?l=themistocle.blogspot.com'/></div>Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.com4tag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1106064275641679542005-01-18T07:53:00.000-08:002005-01-18T08:04:35.640-08:00La gentille ch'tite norganisation!On se fout de la gueule de qui? <br /> <br />Le fait que les USA ont fournit une énorme aide aux victimes asiatiques du Tsunami et que dans la pratique c’est <a href="http://www.peres-fondateurs.com/forum/viewtopic.php?id=3063">l’armée US</a> qui coordonne et prend en charge l’aide apportée aux sinistrés nous aurait presque fait oublier que Bush est un salaud…dingue naan ? <br /> <br />Par exemple observez avec quel <a href="http://www.lexpress.fr/info/monde/dossier/bush/dossier.asp?ida=431289">acharnement</a> pervers le cow-boy s’en prend à la gentille ch’tite n’organisation des nations unies. C’est carrément une guerre, comme le dit le titre ! Bigre…et la rhétorique de l’article est là pour nous prouver que si L’ONU à bien quelques petit trucs à se reprocher il ne s’agit que de peccadilles : Voyez comme sont présentés les torts de l’ONU : <br /> <br /><em>"Le 9 janvier, Jan Egeland annonçait que la distribution des millions de dollars d'aide aux victimes du tsunami ferait l'objet d'un contrôle permanent supervisé par la société d'audit PricewaterhouseCoopers et accessible sur Internet. <strong>Cette louable transparence</strong> trahit surtout l'embarras de la bureaucratie onusienne devant <strong>les cafouillages et les malversations</strong> d'une autre opération - le programme «Pétrole contre nourriture». Celui-ci, mis en place en 1995 pour soulager les souffrances des civils irakiens, affamés à cause des sanctions prises contre le régime de Saddam, permettait au pays d'exporter son pétrole et d'en affecter les revenus, via un compte supervisé par l'ONU, à l'achat d'aide humanitaire. Près de dix ans et quelque 64 milliards de dollars de transactions plus tard, <strong>les failles, les abus, la corruption du système et l'inefficacité des auditeurs internes de l'ONU</strong> ont fait de «Pétrole contre nourriture» le reflet humiliant <strong>des lacunes</strong> de l'organisation<strong>.</strong> … <br />…Une commission dirigée par Paul Volcker, ex-président de la Réserve fédérale américaine, a été chargée par Kofi Annan d'enquêter sur <strong>ces possibles</strong> malversations. Les premiers éléments de son rapport, présentés le 9 janvier, <strong>révèlent moins une corruption généralisée qu'une classique gabegie bureaucratique, et l'inefficacité de quelque 55 audits effectués à l'ONU. " <br /></strong></em> <br /> <br />En gros le sentiment qu’on a c’est que les fonctionnaires de l’ONU sont des gentils télétubbies, bien braves mais un peu bas du front. Ils ne pensaient pas à mal mais que voulez-vous c’est des incompétents…c’est le bordel, la gabegie…Moi ça me fout encore plus la trouille. Je préférerais qu’une bande de corrompus malins se soient bien remplis les poches plutôt qu’avoir une bande de niais avec un QI à la Forest Gump…Niais qui prétendent diriger le monde de surcroît... <br /> <br />De l’autre côte, c'est-à-dire le Satan impérialiste américain on a les vrais méchants : <br /> <br /> <br /><em>"Volcker se garde pourtant, du mieux qu'il peut, de fournir des arguments à la cohorte des ennemis de Kofi Annan et de participer à ce qu'un ancien diplomate américain appelle <strong>«une campagne de destruction inexorable de l'ONU".</strong></em> <br /> <br />Continuons dans l’analyse des erreurs de l’ONU : <br /> <br /><em>"D'abord, en raison de</em> ses erreurs<em>. Annan a, par exemple, admis que</em> son jeune fils<em> Kojo avait bien été embauché comme consultant par une société, la Cotecna, qui cherchait à participer au programme, mais qu'il avait démissionné de cet emploi en 1998, peu de temps avant que cette entreprise obtienne un contrat de 4,8 millions de dollars. Mais on découvre que <strong>le fiston</strong> a continué à recevoir de cette même Cotecna 30 000 dollars annuels pendant cinq ans au titre d'une étrange clause de non-concurrence... Outre cette <strong>regrettable bourde éthique</strong>, Kofi Annan <strong>peut aussi</strong> se reprocher quelques <strong>maladresses politiques</strong>." <br /></em> <br />Je ne sais pas pour vous mais quand Bush demeure abasourdit plusieurs minutes lorsqu’on lui annonce que deux avions viennent de se cracher sur le World Trade Center l’Express fait des pages et des pages pour expliquer que cela démontre que Bush est un crétin congénital…par contre quand le secrétaire général de l’organisation qui donne le plus de leçon de morale aux USA se comporte comme une fripouille il s’agit « d’ erreurs », de « regrettables (sic !) bourdes éthiques » ou des « maladresses politiques ». Le choix des mots est comme toujours crucial et jamais innocent…En plus de ça Annan n’a pas à se reprocher quoique ce soit « il peut » se reprocher…c’est au choix…c’est comme il sent. Selon son feeling, en somme. Son fils détourne de l’argent ? Allons bon c’est son « fiston »…il faut que jeunesse se passe. Le fait d’employer le mot fiston vise à créer un lien d’affection avec le lecteur. On va pas se fâcher pour ça c’est une connerie de jeunesse, d’ailleurs c’est son « jeune fils »… <br /> <br />Avec tout ça qu’est-ce qu’on peut bien lui reprocher à Kofi Annan…qu’on le prive de quatre heure et l’affaire sera réglée…. <br /> <br />Vous voulez peut-être savoir de quelles « bourdes » et « maladresses » il s’agit ? <br /> <br /><em>"Annan, contrairement à une rumeur sournoisement servie aux médias, n'a jamais été menacé d'une motion de censure de la part de ses subordonnés, mais il lui reste à réparer <strong>des bévues impopulaires</strong>. Son refus de réclamer le départ du dignitaire Ruud Lubbers, patron du Haut-Commissariat pour les réfugiés, pourtant officiellement convaincu de harcèlement sexuel sur une subordonnée; <strong>sa réponse trop mesurée aux viols commis par des Casques bleus au Congo; les lacunes effarantes dans le domaine de la sécurité qui ont contribué à l'attentat de Bagdad et à la mort de son adjoint Sergio Vieira de Mello...</strong> "</em> <br /> <br /> <br />C’est vrai quoi !!!On ne va pas chipoter ! Le harcèlement sexuel d’une femme, le viols de plusieurs congolaise et la mort de plusieurs personne…qu’est-ce ? Des bévues impopulaires, vous dis-je ! <br /> <br /> <br />Parce que regardez un peu « qui » accusent Kofi Annan.. <br /> <br /><em>"<strong>Cette haine irrationnelle et xénophobe</strong> a suffisamment inquiété des diplomates démocrates comme Richard Holbrooke, ancien ambassadeur de Bill Clinton à l'ONU, pour que celui-ci tente de convaincre Kofi Annan de tout faire pour améliorer sa légitimité et l'efficacité de sa fonction. Lors d'une réunion secrète tenue en décembre 2004 dans l'appartement new-yorkais de Holbrooke, en présence de plusieurs conseillers diplomatiques de gauche, Kofi Annan s'est vu conseiller de renouer le dialogue avec l'administration Bush, et d'entamer un grand ménage afin de rétablir l'image de son organisation."</em> <br /> <br />Des racistes irrationnels (c’est vrai que, comme on l’a vu s’en prendre au chef d’une organisation dont certains membres se livre à des viols est irrationnel…). Il est en outre très marrant d’entendre Bush taxé de raciste alors que c’est le président qui a le plus représenté les minorités dans son administration : Collin Powell, Condoleeza Rice, Alberto Gonzales. <br /> <br />Enfin il sembleraient que les USA ne sont <a href="http://www.peres-fondateurs.com/forum/viewtopic.php?id=3078">pas les seuls </a>à avoir compris que l’ONU c’est du pipeau…. <br /><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7222941-110606427564167954?l=themistocle.blogspot.com'/></div>Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.com1tag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1103033443356668812004-12-14T06:07:00.000-08:002004-12-14T06:10:43.356-08:00Le Metternich des alpagesEt dire que ces débiles d’américains nous prennent pour des lavettes nous les européens….. Les Rumsfeld et autres Bush veulent voir ce que c’est qu’un français en colère? Ils veulent avoir une idée de ce qu’est une diplomatie en béton, qui n’a pas peur du bras de fer international et qui est prêt à taper du poing sur la table lorsqu’il le faut ? Ah !! Mais qu’ils écoutent notre ministre des affaires étrangères ! Qu’ils écoutent et prennent de la graine devant ce titan, ce négociateur aux nerfs d’acier qui fera plier la Turquie par la seule force de sa volonté et de ses exigences incontournables !!! Voyez : <a href="http://permanent.nouvelobs.com/europe/20041214.FAP0591e.html?0903">là</a>, n’est-ce pas la marque d’une volonté imparable ! <br /> <br />On pleurerait…. <br /> <br /><em>« La reconnaissance par la Turquie du génocide arménien de 1915 est «une question», mais pas «une condition» posée par la France à la Turquie dans le cadre du débat sur l'adhésion d'Ankara à l'Union européenne, a expliqué mardi le ministre des Affaires étrangères Michel Barnier. <br />Ce n'est pas une condition que nous posons pour l'ouverture de négociations comme celle dont les chefs d'Etat vont discuter jeudi et vendredi», a affirmé Michel Barnier sur France-2, deux jours avant le Conseil européen qui doit se prononcer sur l'ouverture de négociation d'adhésion entre la Turquie et l'Union européenne.» <br /></em> <br />Ben non…c’est pas une « condition »…faudrait tout de même pas mâcher notre ami Erdogan….Il pourrait se fâcher tout rouge et faire les gros yeux, et ça Michou Barnier il ne le supporte pas, ça lui fait peur et son petit cœur se serre si fort que parfois il croit qu’il va mourir….. <br /> <br /><em>« Le ministre a toutefois précisé que la France demandera à la Turquie de reconnaître le génocide arménien de 1915. «Le moment venu, la Turquie devra faire ce devoir de mémoire par rapport à cette tragédie du début du siècle qui a touché des centaines de milliers d'Arméniens», a-t-il dit, soulignant que «le projet européen est fondé sur l'idée-même de la réconciliation». Paris posera cette question «dans le courant d'une négociation qui va sans doute commencer l'année prochaine», a précisé Michel Barnier. «Nous avons une dizaine d'années pour la poser, les Turcs ont une dizaine d'année pour réfléchir à leur réponse.» »</em> <br /> <br /> Ah mais ! C’est pas de l’autorité ça ?! On leur demandera le moment venu ! C'est-à-dire quand ils seront dans l’Europe, puisque les négociations vont « sans doute commencer l'année prochaine » (ou on voit comme nos dirigeants se soucient de l’opinion des européens…) qu’on sera des copains…parce que vous comprenez c’est une question difficile M’sieur, Dames…il faut bien une dizaine d’années pour formuler « Bon alors, oui ou non 1.5 millions de kurdes ont été massacrés sur ordre du gouvernement turc en 1915 ? »…et il faut aussi une bonne dizaine d’années pour dire « oui »…ou « non ». C’est qu’on a des cerveaux, m’sieurs, Dames ! Des deux cotés du Bosphore ! <br /><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7222941-110303344335666881?l=themistocle.blogspot.com'/></div>Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.com3tag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1102692445894111502004-12-10T07:14:00.000-08:002004-12-10T07:27:25.893-08:00(Ré)EducationBon je sais, je sais, ça fait trés longtemps que je n’ai rien écrit…Si j’ai encore des lecteurs ils doivent être super déçus….ok !ok ! Mais enfin, me revoilà !…et rien de tel qu’un <a href="http://www.liberation.fr/page.php?Article=260543">bon gros article </a>de chez Libération pour essayer de réamorcer la pompe….Au menu d’aujourd’hui Kultur et charabia estampillé Education Nationale version IUFM…. <br />Pour introduire le sujet sachez que M. Travert, maître de conf à Aix Marseille, n’est pas du tout d’accord avec le projet de réforme de l’enseignement de Fillon, mais alors du tout ! Que nous dit ce brave homme ? <br /> <br /><em>Les arts, la musique, l'éducation physique et sportive sont rassemblés, dans le projet de réforme du brevet, dans un «portefeuille de matière au choix». Cette nouvelle position qu'occuperont ces disciplines dans le premier diplôme que les élèves auront à acquérir témoigne de la considération que le pouvoir politique leur accorde. Elles ne sont plus obligatoires ; elles deviennent optionnelles. A terme, on peut penser qu'elles seront prises en charge par des structures extra-scolaires en dehors des missions qui incombent à notre école publique. Dans la vie de tous les jours, de nombreux adolescents, souvent ceux qui sont d'ailleurs en situation d'échec à l'école, «taguent», «rappent», s'affrontent dans une partie de «football de pied d'immeuble». La connaissance qu'ils ont, de soi et des autres, se façonne au gré de ces expériences sensibles dans lesquelles l'engagement corporel est un chaînon essentiel. </em> <br /><em> <br /></em>En gros, si on supprime le caractère obligatoire des arts plastiques, de la musique et du sport, les adolescents <em>« qui sont d’ailleurs »</em> n’auront plus que les tags, le rap et des <em>« affrontements »</em> (sic !) de foot en bas des tours pour augmenter « La connaissance qu'ils ont, de soi et des autres, pour se façonner au gré de ces expériences sensibles dans lesquelles l'engagement corporel est un chaînon essentiel. ». Ce serait ballot non ? <br /></em> <br /><em>On va donc se retrouver face à une situation où, d'un côté, on aura une école dont le fondement légitime est la transmission d'un «socle commun de connaissances et de compétences» et, de l'autre, des adolescents dont <strong>les «connaissances et les compétences induites par des expériences communes» seront ignorées.</strong> Sauf à considérer ces connaissances et ces compétences comme des sous-produits culturels ou comme subversives et suspectes, on peut se demander s'il n'est pas regrettable de se passer de ces connaissances «ordinaires» ?</em> <br /> <br />C’est là ou ça se gâte car ce que notre Maitreudeuconférençeuh regrette ce n’est pas que l’on n’enseigne plus la musique, le sport ou les arts en général à l’école mais que l’on n’enseigne pas le rap, les tag et « l’affrontement footbalistique » à l’école…Et si quelqu’un, qui ne serait pas opposé à l’enseignement des arts à l’école, voulait avancer que enseigner le rap ou les tags ne fait pas forcément parti du <em>« socle commun »</em> il est immédiatement mis en garde : <em>« Sauf à considérer ces connaissances et ces compétences comme des sous-produits culturels ou comme subversives et suspectes »</em>…ce qui signifie en gros : Quoi ? vous êtes contre !? Pourquoi ? C’est louche….Vous ne seriez pas raciste par hasard pour dénigrer ainsi ses formes d’expressions artistiques ou corporelles de ces <em>« adolescents qui sont d’ailleurs » </em>? <br /> <br /><em>Oui, c'est regrettable, en terme de sociabilité ! On ne peut pas ignorer <strong>qu'au travers de ces expériences </strong>se construisent des règles de vie en communauté ; une socialité. <strong>Elles</strong> ne sont pas que des moments de partage d'émotions, elles sont aussi partage de principes singuliers, parfois différents suivant les groupes, à l'origine de la régulation de leur vivre ensemble. Laissées à l'abandon, loin des valeurs et des principes qui donnent corps à notre république, <strong>elles </strong>peuvent alimenter les voies d'un communautarisme figuratif, musical ou ludique. Oui, c'est regrettable en terme de rapport au corps ! L'engagement corporel est un des facteurs essentiels qui caractérise ces expériences. Il l'est d'autant plus, qu'à cette période de la vie il participe activement à la construction du regard que l'adolescent porte sur lui-même, et de l'image sous laquelle il entend être reconnu. <strong>Ne pas relayer ces expériences par un cadre structuré, stable et culturellement signifiant, c'est prendre le risque de laisser se développer un rapport au corps sans repères extérieurs, uniquement soumis aux aléas et soubresauts des conflits intérieurs</strong>. Oui, c'est regrettable, en terme de réussite ! </em> <br /><em> <br /></em>Bon là accrochez vous bien car il est passé au niveau supérieur…Il faut lire le paragraphe trois fois….Il attaque cash avec <em>« socialité »</em>….je me demande si c’est pas juste pour plaire aux collègues ; pour gagner un pari, genre : tu vois je l’ai placé ton mot de merde ! <br />Avant que le lecteur n’ai réussit à comprendre il enfonce le clou par <em>« Elles ne sont pas que des moments de partage d'émotions, elles sont aussi partage de principes singuliers, parfois différents suivant les groupes, à l'origine de la régulation de leur vivre ensemble »</em>…Rahhh…le « vivre ensemble » que c’est bon ! <br /></em>Bon mais après ces papouilles littéraires qu’est-ce qu’il veut nous dire le gars Travert ? Non pas qu’il est nécessaire de former les jeunes à la musique en général, à l’art plastique en général ou au sport en général…non ! Il faut que les tags et le rap soient enseignés dans les collèges et lycées pour que ceux-ci leurs donnent une valeur républicaine : <em>« Laissées à l'abandon</em> (c'est-à-dire le rap et les tags qui constituent les expériences au travers desquelles les jeunes se construisent bla, bla….),<em> loin des valeurs et des principes qui donnent corps à notre république, elles peuvent alimenter les voies d'un communautarisme figuratif, musical ou ludique. Oui, c'est regrettable en terme de rapport au corps ! L'engagement corporel est un des facteurs essentiels qui caractérise ces expériences. Il l'est d'autant plus, qu'à cette période de la vie il participe activement à la construction du regard que l'adolescent porte sur lui-même, et de l'image sous laquelle il entend être reconnu. » </em> <br /><em> <br /></em>La solution de Travert c’est donc : plutôt que les jeunes s’enferment dans leur valeurs communautaires faisons de ces valeurs la norme ! Rap et tag pour tout le monde ! Et du simple fait que l’Etat s’en empare tout sera mieux ! Oui…et nounours viendra nous border le soir en disant bonne nuit les petits ! <br />Que l’on m’explique où est la logique là dedans ? On se demande bien de toute manière à quoi servent les cours de musique ou d’arts plastiques tels qu’ils sont enseignés actuellement et je comprends fort bien que les adolescent ne ressentent qu’un exaltation très modérée à l’idée d’apprendre à jouer « jeux interdits » au pipeau….C’est sur que si on leur laisse le choix entre ça ou rien ils risquent de choisir rien. <br /></em> <br /><em>Tout le monde s'accorde pour que l'école mène l'élève sur la voie de la réussite. Mais alors, pourquoi se passer de ce qui est déjà pour lui, à l'extérieur de l'école, une expérience de la réussite ? L'ignorer, c'est se couper d'un moyen d'attirer l'élève vers l'école. C'est également se passer des conditions initiales d'une réussite pour les mettre en relation avec des échecs. Seule la dialectique réussite/échec prend sens. L'une sans l'autre mène soit vers le désespoir, le rejet, soit vers l'utopie, l'absence d'apprentissages. Ignorer ces «différentes réussites», c'est se couper d'une entrée favorable dans les apprentissages. Oui, c'est regrettable en terme de culture ! </em> <br /><em> <br /></em>Là on commence à avoir une idée du néant…si pépère n’a pas fondamentalement tort lorsqu’il dit que l’objectif de l’école c’est d’amener l’élève à la réussite il s’écrase comme une merde lorsqu’il s’agit de définir ce qu’est la réussite….Pour le commun des mortels non estampillés « élevés aux grains du gauchisme national» la vocation première de l’école c’est d’enseigner aux jeunes (et non pas d’éduquer les jeunes !) des compétences et des connaissances qui leur permettront d’avoir un travail rémunéré dont ils pourront vivre. Mais pour Maxime le Minus (spécial dédicace latinistes…) quand Karim ou Jean Pierre réussissent un ciseau retourné sur la pelouse de la cité, ou bien si ils taguent dans un somptueux mélange de couleurs primaires un « Nik La polisse » sur le mur d’une crèche, alors c’est une réussite. Du moins c’est une réussite pour eux aux yeux de leur potes…mais ce que Travert propose c’est ni plus ni moins que cela devienne aussi une réussite tout court, une réussite pour l’EN et que celle-ci se charge de l’enseigner….C’est ce qu’il dit ici : <em>« Mais alors, pourquoi se passer de ce qui est déjà pour lui, à l'extérieur de l'école, une expérience de la réussite ? ».</em> <br /></em> <br />Deuxième raison d’être de l’école : attirer les jeunes : <em>« L'ignorer, c'est se couper d'un moyen d'attirer l'élève vers l'école »</em>….humm ! l’école n’est elle pas obligatoire jusqu'à 16 ans en France ? En outre pourquoi l’école devrait-elle être complaisante, attirante ou alléchante ? C’est chiant de bosser, même pour gagner sa vie ! Alors pourquoi faut-il que les enseignements s’adaptent au bon vouloir des élèves ? A quand les cours de Playstation (arts graphique…), de tournantes (sport…je vois les conseils du prof…. « non tu dois la tenir d’une main pendant que tu la marque sinon elle peut s’échapper !!») et autres conneries ? <br /> <br /><em>Vouloir transmettre un socle de connaissances et de compétences n'est pas contestable. Il reste à débattre de sa nature. Ignorer ces cultures premières, c'est se contenter de s'entre-déchirer sur la définition d'une «culture commune» dont le seul fondement reste la légitimité académique. Le problème est alors posé en terme traditionnel et seuls sortent vainqueurs les conservatismes. Prendre en compte ces cultures premières, c'est déplacer le débat sur la définition d'une «commune culture» dont un des fondements reste le réalisme, et alors sort vainqueur l'enrichissement des élèves. </em> <br /><em> <br /></em>Maintenant arrive le couplet sur tout ce que l’autre peut nous apporter et sur tout ce que surtout, Oh ! oui surtout ! nous ne devons pas lui imposer….Tout d’abord brave gens sachez que la <em>« culture commune »</em>, en France, n’est pas imposée par l’histoire…tss !tss ! Vous pouviez penser bêtement que ce que vous croyez, les auteurs que vous aimez, les valeurs que vous chérissez, bref que ce qui fait notre société est le fruit de 2000 ans d’histoire et bien vous avez tort ! Car c’est l’éducation nationale qui décide ce qu’est la culture commune : <em>« Ignorer ces cultures premières, c'est se contenter de s'entre-déchirer sur la définition d'une «culture commune» dont le seul fondement reste la légitimité académique. ».</em> Or nos penseurs ont décidé que notre nouvelle culture devait prendre en compte les cultures « premières »…ce qui est absurde quelque soit le sens que l’on choisisse. Si il parle de culture « première » pour des « adolescents qui sont d’ailleurs » c’est qu’il pense à l’islam et plus généralement à l’immigration non européenne. Mais maintenant que le gros mot non politiquement correct, mais bien plus clair, est lâché, la remarque du sieur Travert n’est pas plus claire car ces adolescents sont français ! Leur culture première c’est celle de la France ! Leur culture « secondaire » c’est celle de leurs parents, et même très souvent de leurs grand-parents, que personne ne leur demande d’abandonner, mais qui ne doit pas devenir la culture ou la civilisation de la France. Ce que propose Travert c’est tout simplement une assimilation à l’envers : puisque le « socle de culture commun » traditionnel n’est pas apte à faire réussir les jeunes immigré (l’intégration dans la société et l’acceptation de ses coutumes ancestrale ça aide aussi pour la réussite) alors faisons table rase des ce socle et bâtissons en un nouveau sur la base de la culture primaire de ces jeunes ! <br /></em> <br /><em>Et puis pour finir, pensons à ceux et à celles pour qui «taguer», «rapper» et jouer au foot dans la rue sont interdits ou inaccessibles. Pour eux, la pratique de ces matières, optionnelles ou se pratiquant à l'extérieur de l'école, reste suspendue à leurs choix. Or, il n'y a rien de plus inégalitaire que l'égalité devant le choix. On sait bien que l'appétit, la curiosité pour des disciplines restent profondément dépendants des contextes sociaux, culturels et confessionnels dans lesquels évoluent les personnes concernées. Réduire au choix, la rencontre avec une matière, c'est, dans le meilleur des cas, renforcer une situation déjà existante et, dans le moins bon, ne jamais la provoquer. Bref, c'est renforcer les inégalités en entretenant les ignorances et en limitant la palette des choix. Ne pas rendre obligatoire les arts, la musique et l'éducation physique et sportive au brevet, c'est aussi regrettable, en terme d'égalité » </em> <br /><em> <br /></em>Voici le dessert : Les pauv p’tit bourges coincé du cul qui ne peuvent pas « taguer » et « rapper » dans leur manoirs qui c’est qui pense à eux ? hein !? heureusement que l’école est la pour les éduquer (pas enseigner) et leur inculquer obligatoirement les vertu du maniement de la bombe de peinture ! <br />Et ça c’est la figurine en pâte d’amande sur la génoise (version actualisé de la cerise sur le gâteau…) : <em>« Or, il n'y a rien de plus inégalitaire que l'égalité devant le choix.»…</em>Donc on est trop con pour choisir par nous même, trop abruti par notre milieu qui nous a transformés en zombies, incapables à 16 ans de choisir si on veut faire 2 heures de rap ou 2 heures de Puccini par semaine (Putain ! le choix philosophique…)…Mais ne paniquez pas ! Super-Maxime (Les ciceronophiles se régalent là, non ?) veille ! Il est là pour nous guider, pour nous éduquer ! plus de soucis, plus de choix, l’état décide pour nous, l’éducation (de « ducere » en latin qui a donné Duce en italien…y’en a compris maintenant !) prends tout en mains….En conclusion choisir c’est inégalitaire et se voir imposer une matière c’est la liberté : <em>« Bref, c'est renforcer les inégalités en entretenant les ignorances et en limitant la palette des choix. Ne pas rendre obligatoire les arts, la musique et l'éducation physique et sportive au brevet, c'est aussi regrettable, en terme d'égalité » </em> <br /><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7222941-110269244589411150?l=themistocle.blogspot.com'/></div>Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.com9tag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1096624391274930712004-10-01T02:49:00.000-07:002004-10-01T02:58:50.746-07:00La stratégie des preneurs d'otagesLa nouvelle nous parvient qu’une autre vidéo de l’otage anglais Kenneth Bigley, retenu en otage par des égorgeurs musulmans, a été communiquée à la presse. Dans cette vidéo on le voit enchaîné et mis en cage, comme un animal. L’humiliation infligée à cet homme n’est bien sur pas involontaire, en fait elle résume et traduit ce que sont les véritables intentions des différents preneurs d’otages. Leur objectif n’est pas un retrait des troupes britanniques ou italiennes, ce n’est pas une révocation de la loi sur le voile par la France. Non, le véritable but est tout autre. Ils veulent envoyer un message aux musulmans du monde entier et ce en utilisant trois sources d’images différentes : les images que eux même filment, les reportages effectués par les télévisions du monde musulman, et plus généralement des pays pauvres ou en voie de développement, ainsi que les reportages effectués par les télévisons occidentales à la suite de ces prises d’otages. Ces prises d’otages sont en fait les batailles d’une guerre psychologique basée sur une analyse très juste des sentiments des masses musulmanes et occidentales de la part des terroristes. Les chaînes de télévisons telles Al Jazira ou Al Arabia représentent la première pièce du puzzle. Ces canaux distillent le message suivant depuis de nombreuses années dans le monde arabe: tous vos problèmes, tous vos échecs, toutes vos frustrations, tout ce qui ne marche pas dans vos pays, tout est la faute de l’occident. Cet occident vous opprime, vous méprise et vous exploite. Les occidentaux sont vos ennemis et pour une raison inconnue sont plus puissants que vous. Ce ressentiment, cette colère, sont soigneusement alimentés par des références à un age d’or de l’islam largement fantasmé ou l’islam était une civilisation de pointe, la référence scientifique et intellectuelle de la planète. Cette propagande parfaitement effectuée conduit les masses de déshérités des pays musulmans à haïr l’occident et à rejeter la faute de toutes leurs frustrations sur celui-ci. Dans le même temps ces masses entretiennent un complexe d’infériorité par rapport au monde occidental car l’accès aux medias, occidentaux ou non, leur permet de se rendre compte de la différence de niveau de vie existant entre les occidentaux et eux. Or ce complexe d’infériorité est le principal obstacle pour les islamistes à un recrutement plus large et, peut-être, à un embrasement du monde musulman. Il convient donc de réduire ce complexe et pour ce faire il faut humilier les occidentaux et les montrer sous un autre jour que celui de mécréants, certes, mais de mécréants tout puissants et à qui tout réussit. <br />Donc on enlève des occidentaux et pour se donner un prétexte on réclame le retrait des troupes de l’Irak ou l’abrogation d’une loi sur le voile en faignant de croire que ces revendications aboutiront. Mais l’objectif n’est pas là. Il s’agit de rabaisser les occidentaux (et par là j’entends également les coréens et les japonais qui cumulent le double tort d’être riches tout en étant parti d’aussi bas que les pays musulmans…quel affront !) de les montrer à genoux, implorant, suppliant leurs gouvernements de les sauver. Il s’agit des les exhiber en larmes, ânonnant une supplique. Comme une bête de foire on montre Kenneth Bigley enchaîné et mis en cage, rabaissé plus bas qu’un animal. On montre les deux otages italiennes voilées d’une bourqa noire, image de la femme occidentale domptées, présage d’un futur rêvé par les ravisseurs. On montre une otage japonaise en larme clamant sa volonté de vivre ou un groupe de coréens à peine libérés, prostrés dans une attitude soumise et craintive, montrant une reconnaissance servile de dhimmis à l’imam, à peine moins intégriste que leurs ravisseurs, à qui ils doivent leur libération. C’est l’image de l’islam dispensant la vie et la mort sur les occidentaux, l’islam tout puissant qui peut épargner trois coréens, comme on retient son pied au moment d’écraser un escargot, ou qui peut broyer sans pitié ces infidèles, ennemis d’Allah. Il va de soit que ces images sont abondamment relayées par les chaînes arabes au sein du monde musulman. <br /> <br />Le troisième volet du plan est dévoué aux chaînes de télévision occidentales, indispensables à la propagande des terroristes. En effet montrer des otages implorant et suppliant n’est pas suffisant pour redresser la fierté des musulmans qui seraient tentés par le terrorisme, il faut leur montrer que la société occidentale, dans son ensemble, est veule, lâche et prête à toutes les compromissions. Or quel meilleurs argument que les images que diffusent les chaînes occidentale ? C’est irréfutable, on ne peut pas dire que c’est trafiqué par les terroristes puisque cela vient directement de France, d’Italie, des USA ou d’ailleurs. On voit des gens manifester pour que les troupes soient retirées. Et comment la population des pays musulmans, fanatisée et excitée contre l’occident, comprend t-elle cela ? Ce sont des lâches ! On voit des brochettes d’hommes politiques implorant pour la libération des otages au nom de l’amour, de la compassion et de la charité (mais qu’est-ce que les terroristes peuvent bien en avoir à foutre de l’amour et de la compassion ? Si de tels sentiments les animaient enlèveraient-ils des gens pour les égorger ?). Et comment la masse des musulmans fanatisés comprend cela ? Ce sont des faibles ! Incapables de supporter la mort de trois des leurs alors que des millions d’entre nous meurent par la faute de l’occident ! On voit des gouvernements incapables de réagir par eux même, obligés de confier leur diplomatie à des groupes radicaux musulmans. Et comment cela est-il compris dans les pays musulmans ? Ce sont déjà des dhimmis prêts à se placer d’eux même sous le joug de l’islam triomphant ! <br /> <br />Dans cette histoire les groupes terroristes tirent les ficelles, les chaînes arabes sont complices et les medias occidentaux sont des marionnettes. Par exemple pourquoi n’a-t-on vu aucunes images des deux otages italiens exécutés ? Fabrizio Quattrocchi et le journaliste Enzo Baldoni ? Le ministre italien des affaires étrangères a déclaré que Quattrochi, comprenant qu’il allait mourir, aurait arraché sa cagoule en hurlant : « maintenant je vais vous montrer comment meurt un italien !». Enzo Baldoni se serait lui battu, ou au moins aurait essayé, pour ne pas mourir comme un mouton le jour de l’aïd…Al jazira a prétendu que ces images étaient insoutenables et s’est <a href="http://www.corriere.it/Primo_Piano/Cronache/2004/08_Agosto/27/video.shtml">refusée</a> à les diffuser... Plus insoutenables que les autres décapitations maintenant disponibles sur Internet ? Ou alors pas assez humiliantes, pas en ligne avec le message à adresser ? De même pensez-vous que d’autres Népalais seront enlevés au vu de la réaction de la population de Katmandou qui s’en est prise aux musulmans de la ville ? J’en doute. Lorsque les tortures d’Abou Ghraib furent révélées je me suis rendu compte que cette guerre avait été une erreur. Ces images de prisonniers irakien humiliés ont pour moi salit l’image de l’Amérique et de l’occident tout entier dans l’esprit des musulmans. Or à cette époque Antoine Sfeir fit un commentaire surprenant. Pour lui, aussi étrange que cela puisse sembler, ces humiliations infligées à des prisonniers n’auraient pas forcément un effet négatif sur les musulmans, au contraire ! Etonnant, non ? Antoine Sfeir avançait que ces images montraient à ceux qui étaient susceptibles de se dresser contre les américains que ceux –ci ne sont pas des « faibles »…Peut-être n’avait-il pas tort…dans son analyse de la mentalité des musulmans car de mon point de vu rien ne peut justifier ces tortures. <br /> <br />Alors que faire ? Aujourd’hui le fils de l’otage britannique, qui vient de voir son père enchaîné et en cage, a remercié, REMERCIE, les preneurs d’otages de ne pas l’avoir tué. Agir sur les groupes terroristes eux-mêmes ? Certes ! Eradiquons les. Point. Peut-on agir sur les médias arabes et musulmans ? J’en doute car je ne vois pas comment justifier une telle pression d’un point de vu libéral. Après tout ces médias sont libres de diffuser ce qu’ils veulent et ils peuvent toujours avancer qu’ils se contentent de donner à leurs auditeurs ce que leurs auditeurs attendent. Peut-on alors agir sur les populations musulmanes ? Peut-être mais alors cela se fera sur du long terme et cela ne peut se faire que par la persuasion. Ce sera en outre très difficile car comment contrecarrer l’ascendant des medias arabes ? Comment effectuer une contre-propagande efficace, c'est-à-dire qui ne ressemble pas à de la propagande, tout en étant ?! Finalement le seul maillon de la chaîne sur lequel nous pouvons agir c’est celui des médias occidentaux et des sociétés occidentales. Disons le tout net je suis contre la censure des médias. Il est hors de question de donner des directives aux grands canaux hertziens ou à la presse écrite. Même si ceux-ci sont les fidèles et zélés relais de la propagande terroriste je m’y refuse. Les gouvernements ? Soyons sérieux….En fait le seul levier que nous ayons c’est sur nous même. Chaque individu, qui tous ensemble formons la « société » occidentale. C’est là qu’intervient le concept de « citoyen soldat », abordé sur le site des Pères Fondateurs. Les occidentaux doivent comprendre que les attitudes et les mentalités sont aussi importantes que les armes et la puissance militaire. Il faut montrer à ces assassins que nous ne les craignons pas. Non pas que nous ne craignons pas la mort. Eux l’adorent. Non, nous devons leur montrer que nous ne céderons pas. Je comprends la peine et le désespoir d’une mère, d’un fils ou d’une épouse. Je ne juge pas leurs larmes et leurs suppliques, elles sont naturelles et normales. J’en ferais de même si ma femme ou un membre de ma famille était retenu en otage. Par contre pourquoi 80% de la population européenne fait-elle exactement ce que ces assassins attendent ? Pourquoi défile-t-elle au son de slogans qui sonnent comme des victoires aux oreilles des égorgeurs ? Dans cette guerre chacun doit se caparaçonner. Mentalement. Endurer la souffrance, non pas l’accepter, mais serrer les dents (et je précise encore que je ne parle pas de la famille des otages). Quelles images de l’occident verraient alors les masses musulmanes ? Des gens touchés et blessés mais qui font face, qui soutiennent leurs idéaux et leurs valeurs. Pas besoin de déclaration belliciste, pas besoin de réaction horrible comme celle des népalais qui sont aller massacrer des innocents au seul motif qu’ils étaient musulmans. Juste un message : nous n’aimons pas souffrir, nous n’aimons pas la mort, ces enlèvement nous touchent et nous blessent, mais nous croyons en nos valeurs, nous ne les renieront pas. Les seules larmes dont pourraient alors se repaître les monstres seraient celles de la famille. <br />Chacun d’entre nous peut comprendre que c’est une guerre qui se joue et une guerre ne se gagne pas uniquement avec des combattants. Contrairement à ce que certains veulent croire être citoyen-soldat ne signifie pas forcément se battre physiquement. Et cette notion n’est pas récente. Dans son Histoire Romaine, Chapitre II, Jules Michelet narre l’anecdote suivante à propos de la guerre que les romains eurent à soutenir contre Pyrrhus d’Épire roi des Molosses : <br /> <br /><em>« …à la première rencontre près d’Héraclée, les Romains furent étonnés par les éléphants qu’ils appelaient dans leur simplicité boeufs de Lucanie. Toutefois la victoire coûta cher à Pyrrhus. Comme on l’en félicitait : encore une pareille, dit-il, et je retourne seul en Épire. Cependant, fortifié par les Samnites, les Lucaniens et les Messapiens, il marcha sur la Campanie dans l’espoir de la soulever. Rien ne remua. Il poussa jusqu’à Préneste, découvrit Rome du haut des montagnes, mais de toutes parts les légions approchaient pour le cerner ; il se hâta de regagner Tarente. <br />Cependant il fallait sortir avec honneur de cette guerre. Après avoir tenté vainement de gagner Fabricius, envoyé vers lui pour racheter les prisonniers, il envoya à Rome le rusé Cinéas, par l’éloquence duquel il avait, disait-il, pris plus de villes que par la force des armes. L’adresse de l’envoyé et les présents du roi ébranlaient le sénat en sa faveur. Alors le vieil Appius Claudius, ancien censeur, qui était devenu aveugle, se fit porter au sénat par ses quatre fils, qui tous avaient été consuls. Ce vieillard plein de vigueur et d’autorité, gouvernait toujours avec un pouvoir absolu sa nombreuse maison, ses quatre fils, ses cinq filles et une foule de client. C' était, dit Cicéron, un arc toujours tendu, que les ans n’avaient pu relâcher. Ses esclaves le craignaient, ses enfants le révéraient. C' était là une maison de moeurs et de discipline antique(…). Ce vieillard austère fit honte au sénat de sa mollesse, et dicta la réponse qu’on devait faire au roi d’Épire : s’il veut la paix, qu’il sorte sur-le-champ de l’Italie. » <br /></em> <br />Jules Michelet, Histoirre Romaine Chapitre II <br /> <br />Si le public pour qui cette manipulation est préparée voit que nous croyons à la liberté, en la démocratie, à l’égalité entre hommes et femmes peut-être sera-t-il moins sensible aux sirènes de la propagande. Peut-être sera-t-il moins prompt à gober la rhétorique selon laquelle tout cela n’est que de l’impérialisme, qu’une guerre pour le pétrole, une croisade contre l’islam. Si il voit que les mots démocratie et liberté peuvent susciter des réactions fermes, dignes, susciter l’abnégation et la résistance des peuples qui s’en réclament, c'est-à-dire qu’ils cessent d’associer ces concepts à décadence, faiblesse, frivolité ou luxure alors peut-être commenceront-ils à envisager réellement la possibilité d’avoir eux aussi leur propre liberté, leur propre démocratie. <br /><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7222941-109662439127493071?l=themistocle.blogspot.com'/></div>Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1096485763311458352004-09-29T13:12:00.000-07:002004-09-29T12:22:43.310-07:00Bertrand "la baffe" qui ne reçoit ni la cinq ni la six dans une geôle fascisteOh! Non !!! C’est vraiment trop injuste…<a href="http://permanent.nouvelobs.com/societe/20040929.FAP2939.html?0933">un être souffre </a>et tout le monde s’en fout !! C’est quoi cette saloperie de société égoïste et indifférente aux souffrances d’un homme ! Aux souffrances d’un artiste ! Engagé (bouh le vilain pléonasme…) en plus ! Franchement quelle chierie notre monde libérale-capitaliste fascistoïde…Bertrand « la Baffe » Cantat (1) ne sais comment exprimer son mal de vivre et tout le monde s’en fout !!!? Bande de sale bourgeois-rances…(2). Heureusement que le pote Themistocle est là pour vous déciller les yeux sur le triste sort de bicounet…Le nouvel Observateur nous apprend par l’intermédiaire de la tendre (mon boucher m’a toujours dit qu’il faut bien battre sa « viande » pour l’attendrir…) moitié du z’artiste que celui-ci <em>« vit dans une souffrance inouïe face à son acte»</em> et <em>«n'arrive pas à comprendre ces moments de folie qui ont pu amener à la mort de Marie Trintignant »…..</em>Rôôhhhh nâân !! C’est qu’il a bobo à son p’tit cœur le Bertrand…c’est qu’il souffre, vous comprenez ?! Autant que Marie Trintignant qu’il a laissé pour « endormie » avec des lésions au cerveau dans son hôtel lituanien ? Vous croyez ? Bon c’est mon côté réac qui me fait m’égarer ainsi parce que, bien sûr, CA-N’A-RIEN-A-VOIR !!! On s’en fout qu’il ait battu une femme à mort, qu’il n’ait même pas capté qu’elle allait crever et qu’il n’ait pas bougé son cul (de poète, tout de même !…s’il vous plaît) pour lui venir en aide bourré et défoncé comme il l’était….naaann ! La souffrance morale d’un artiste, source de création, muse éternelle et patati et patata…ça c’est incomparable, ça c’est boulifiant….Mais est-ce qu’au moins vous vous rendez compte de comme cela a été dur pour lui ??? 14 mois sans suivi psychologique ! Alors que trois heures de suivi médical pour Marie Trintignant après la séance de punching-ball et 20 ans de suivi psychiatrique pour le sombre zéro de la merde auraient, peut-être, tout résolu. Ou au moins évité le pire. Maintenant éviter le pire c’est éviter que bicounet ne meurt lui aussi ! Il faut donc qu’il <em>« soit suivi pour qu'il puisse vivre, et pas peut-être mourir lui aussi, vivre avec son acte »</em> …pourquoi ? Il est devenu la « copine » d’un co-détenu et il à peur que celui décide un jour de le baffouser ? Si il y en a une qui a besoin d’une analyse c’est Kristina Rady qui défend bec et ongle son « mari qui a battu à mort sa compagne »…Capisci ? <br /> <br />Quand je vous dis que c’est elle qui a besoin d’une analyse : «<em> le chanteur « n'admettrait jamais son geste puisque ce n'est pas un violent».</em> <em>«Il va falloir qu'il puisse comprendre et qu'il puisse vivre avec» ».</em> Logique non ? Le type n’est pas violent donc il n’admet pas son geste…Un vrai lien de cause à effet serait : il a battu sa compagne à mort DONC il est violent…mais non, pas là. En bon gauchiste alter-mondialiste ce qui compte c’est la doctrine, ou l’idéologie ou l’opinion que l’on se fait de soit même, bref la conceptualisation mais surtout pas les actes. Les actes, et ici on parle du tabassage d’une femme, les actes donc n’ont pas de valeur. Ils ne représentent et ne signifient rien. Cette sous-merde bien pensante, cet alter-mondialeux-millionnaire révèle ici un autre défaut de son caractère : c’est un lâche. Incapable de se maîtriser il n’assume même pas ses actes, il les nie. <br /> <br />Comme on dit : « qui se ressemble s’assemble » ; parce que si le bicounet est vraiment une sale raclure de rebord de chiotte sa tendre (quoique je commence à la trouver de plus en plus filandreuse la barbaque à « Pif-Paf » Bertrand) est pas mal non plus ! Voyez-vous elle envisage de <em>« parler «un jour» avec la famille Trintignant »</em>, mais tout en mettant en garde l’opinion française et incidemment les Trintignant : <em>« «Je pense qu'on ne pas voir la vie en noir et blanc, en méchant et en gentil», a-t-elle ajouté. «Pour qu'on puisse vivre il faut plutôt être dans autre chose que la haine.» »</em>…Tout n’est pas noir et tout n’est pas blanc….c’est donc que les torts sont partagés. J’aimerais bien qu’on m’explique quel « tort » Marie Trintignant » a pu faire à l’équarisseur pour que celui-ci la batte à mort ? D’ailleurs qu’on me dise quel tort pourrait bien commettre une femme, n’importe quelle femme, pour qu’un homme, n’importe quel homme, la batte à mort ? Ca n’existe pas. Je comprendrais, je ne dis pas que j’excuserais ou que pardonnerais, mais je comprendrais qu’un homme qui rentre chez lui et trouve sa femme au lit avec un autre homme puisse lui tirer dessus. Mais frapper une femme jusqu’à ce qu’elle en meurt ça veut dire la maîtriser, serrer ses poignets, user de l’unique supériorité de l’homme sur la femme : la force physique, pour lui faire mal, plusieurs fois, en frappant, longtemps, jusqu'à ce qu’elle meurt. Ca veut dire sentir la chair du visage qui s’écrase sous la main ou le poing, ça veut dire entendre les os qui se brisent, les dents qui se déchaussent et les hurlements de la malheureuse. Battre une femme à mort c’est long, c’est quelques minutes, ce n’est pas tirer une balle et puis réfléchir à son geste. C’est une horreur car on sait ce que l’on fait, on a le temps de comprendre. Il y a une réflexion pendant que l’on commet l’acte, on pense que l’on va faire mal, on veut faire mal, l’acte est préparé même si cette préparation ne dure que quelques secondes. Battre une femme à mort c’est de la faiblesse et c’est une lâcheté, car oui c’est très facile. Alors qu’est-ce qu’elle a fait Marie Trintignant pour que tout ne soit pas « tout noir ou tout blanc » ? Et pourquoi les Trintignant ne devraient-ils pas haïr celui qui a tué et torturé (il l’a laissé plusieurs heures sans assistance) leur enfant ? Pour que eux puissent vivre ? Ca oui ils vont vivrent eux ! Dans le malheur et le désespoir. Pour que Bertrand Cantat ne soit pas trop triste ? Pour qu’il puisse manger des bons cassoulets-qui-sont-meilleurs-que-la-sale-bouffe-lituanienne dans sa prison toulousaine ? Et pourquoi feraient-ils ça ? Parce qu’ils lui doivent ça en plus ? Non Bertrand la baffe, non. Tenez relisez une des œuvre du « poète » et remplacez « France » par « Lituanie » , « bistrot » par « victoires de la musique » et « pognon » par « marrons »: <br /> <br />Un jour en France <br /> <br /> A bistrot comme toujoursil y a les beaux discours <br /> Au poteau les pourris, les corrompus aussi <br /> Dents blanches et carnassiers <br /> Mais à la première occasion <br /> chacun deviendrait le larron <br /> de la foire au pognon oui qui se trame ici <br /> Allez danse avec Johnny <br /> <br />(1) Taranne tous droits réservés <br />(2) Zek tous droits réservés <br /><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7222941-109648576331145835?l=themistocle.blogspot.com'/></div>Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.com9tag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1095357912959329102004-09-16T10:51:00.000-07:002004-09-16T11:05:12.960-07:00Les leçons de liberté de l'Arabie saouditeVoici <a href="http://www.lewrockwell.com/latulippe/latulippe27.html">un long article</a> publié sur le site libertarien Lew rockwell. Cet article prétend montrer que les USA auraient des leçons de démocratie à prendre auprès de l’Arabie Saoudite. Il va sans dire que je ne suis pas d’accord. <br /> <br /><em>As events in the Middle East unfold in an ever more chaotic and violent fashion, America finds herself on the precipice of a cataclysmic "clash of civilizations" with the Muslim world. While I believe that much of this conflict could have been avoided, I nevertheless remain convinced that it behooves us all to learn more about the peculiarities of Islamic Culture in order to generate more informed opinions about our involvement there. <br />It was with this in mind that I recently obtained a copy of </em><a href="http://www.amazon.com/exec/obidos/tg/detail/-/0393324176/lewrockwell/"><em>The Saudis</em></a><em>, by Sandra Mackey. Saudi Arabia, as the location of the two holy cities of Islam, remains the ultimate focal point of this conflict and the land where crucial events will occur which will determine the ultimate outcome of this war. <br />Mackey is both an excellent writer and the wife of an American physician who practiced at King Faisal Specialist Hospital in Riyadh during the oil rush of the 1970s and again during 1980s. The Saudis represents a personal history of her life there and an adept analysis of the social, political, and cultural conditions of the kingdom. She weaves her numerous experiences with a sober discussion of hard data and statistics to draw a variety of important conclusions about both the contemporary conditions in Saudi Arabia and about its future challenges. <br />As a preface, I should emphasize that I am not herein engaging in an adulation of Saudi Arabia. In our current political atmosphere, any sympathetic portrayal of the Middle East is immediately exposed to accusations of "sympathizing with the enemy". Saudi Arabia is not a utopian society by any stretch of the imagination. On the contrary, the numerous social and political defects of that land have been commented upon ad nauseam by a myriad of neoconservative writers. It was with a consciousness of these frequent attacks on Saudi Arabia that I perused Mackey’s analysis with the intent of hopefully gaining a more balanced perspective of Saudi society. If we are to make any progress in our current conflict, it will ultimately occur within the framework of knowledge rather than distortion. <br /></em> <br />Il tente de se justifier en premier lieu : "<em>am not herein engaging in an adulation of Saudi Arabia"</em>, <em>" Saudi Arabia is not a utopian society by any stretch of the imagination.". </em>Mais il biaise d’entrée l’introduction : primo ce qu’il dit n’est même pas que ceux qui font un portrait sympathique du Moyen Orient sont dépeints comme des traîtres, non c’est pire, il dit que ceux qui font un « quelconque portrait sympathique du Moyen Orient » sont vus comme des traîtres. Ce n’est pas pareil. Ce « quelconque » implique que l’adversaire est incapable d’une quelconque mesure ou nuance dans sa critique. Il sous-entend que l’adversaire a une vision collectiviste et surtout bornée. Or cela est faux car que dise les pro-guerre ? Qu’ils conduisent la guerre pour apporter la démocratie et la liberté au Moyen Orient. N’est-ce pas de la sympathie ça ? Apporter la liberté ? Ici je ne me penche pas sur la véracité des sentiments des pro-guerre ou sur leurs intentions réelles. C’est un autre débat et d’ailleurs si on pense systématiquement que les pro-guerre mentent, sciemment, pourquoi faudrait-il admettre que les anti-guerre ne mentent jamais eux ? Cette première phrase vise également à le présenter comme une victime des persécutions des pro-guerre et c’est une façon de s’attirer la sympathie du lecteur. C’est une manière de forcer le trait des pro-guerre en leur donnant un visage inquisiteur et oppresseur. De même le commentaire <em>« ad nauseam »</em> est péjoratif et disqualifie d’office toutes les critiques que les conservateurs peuvent faire sur le système social des pays du Moyen Orient. Lorsqu’on a déjà la nausée toute nouvelle critique même justifiée, même prouvée, étayée et démontrée n’a aucun effet car on ne sent plus rien, on vomit, on est blasé…et pourtant, une nouvelle critique essayée et justifiée ne devrait jamais être ignorée, ne croyez-vous pas ? <br />Ce paragraphe met en place le style de l’article : il prétend avoir une approche objective mais dès l’introduction il a déjà condamné la thèse qu’il entend contester. D’ailleurs il dit que en attaquant ce livre il avoue qu’il souhaitait avoir une perspective plus équilibrée de la société Saoudienne : <em>« I perused Mackey’s analysis with the intent of hopefully gaining a more balanced perspective of Saudi society. »,</em> mais comme d’un autre côté il a suggéré que ses adversaires sont des contempteurs fanatiques et bornés du Moyen Orient en général et de l’Arabie Saoudite en particulier, une vision plus équilibrée signifie : avoir un point de vue <strong>élogieux</strong> sur l’Arabie Saoudite. Il sait donc ce qu’il cherche.D’un point de vue intellectuel cette approche est malhonnête car comment doit-on aborder un débat ? En sachant à l’avance ce que l’on cherche ? Ou bien en « doutant » comme je crois avoir compris que se définit la manière anarco-capitaliste de raisonner ? La conclusion précède la démonstration, avant même la lecture du livre. Ce trait saillant du style de l’auteur est confirmé dans la suite de l’article. Ce n’est pas honnête. Il place le lecteur dans une position favorable et il utilise des trucs de rhétorique qui n’ont rien à voir avec le raisonnement pur. <br /> <br /><em>Upon finishing her book, one idea stood out. Namely, Saudi Arabia is not a totalitarian society. While it is portrayed by its Western critics as being a benighted land of authoritarian oppression administered by an absolute monarchy, its king actually rules within the rubric of two overwhelming constraints. <br />First, is the Islamic religion itself. Although Islamic law is administered in a heavy-handed fashion that would be totally unacceptable to a Western population, Mackey skillfully shows the extent to which Islam provides a commonly-agreed upon set of rules which are apart from, and above, the monarchy. The basic tenets of Islam are accepted by the overwhelming majority of the population as being the dictates of God. As such, the Saudi royals are strictly constrained by Islam and are virtually powerless to enact laws which contradict it. Islamic law grants citizens certain privileges and rights which are thus literally beyond the authority of the monarchy to detract. And the royals are well aware that any attempt at such detraction would either be completely ignored by the populace, or would meet with almost universal, violent resistance. This is not a condition commonly found in a totalitarian society (and it also demonstrates why Western leftists have always been antagonistic towards religion, since it exists as an independent source of ideas and power apart from the leftist god of centralized government).</em> <br /> <br />Ce passage est d’une malhonnêteté intellectuelle criante. Il se focalise sur un aspect de la dictature : la monarchie, et prétend que cette dictature est tempérée par l’islam en oubliant que l’islam est décrit lui-même comme étant une dictature par de nombreux commentateurs occidentaux. Pour prendre l’exemple de deux totalitarismes c’est un peu comme parler de fascisme tempéré par le communisme…super ! Comme il ne veut pas rentrer dans le débat qui consiste à déterminer le degré de totalitarisme de l’islam il est obligé de justifier la valeur de cet élément tempérant d’une autre manière. Tout d’abord il prétend que … <em>“Islam provides a commonly-agreed upon set of rules which are apart from, and above, the monarchy. The basic tenets of Islam are accepted by the overwhelming majority of the population as being the dictates of God.”.</em> La première objection que l’on peut faire à cette affirmation est : comment le sait-il? Comment cela a-t-il été déterminé et par qui ? <br />Comment ? parce que plus loin il avance que la société saoudienne refuse de se plier aux opérations de recensement et de statistiques…Si d’un côté les saoudiens sont rétifs à toute intrusion dans leur vie privée en ce qui concerne leurs biens matériels on peut imaginer qu’ils le sont d’autant plus en ce qui concerne leur vie spirituelle ! Donc comment sait-on vraiment ce que les saoudiens pensent des lois de l’islam ? Cela est donc contradictoire avec l’affirmation que la grande majorité de la population accepte de bon cœur les règles de l’islam, car cela est une statistique ? On a l’impression que cet argument est juste basé sur « tout le monde sait que… ». Mais imaginons que ces recensements-là soient autorisés en Arabie Saoudite et que les habitants du pays acceptent volontiers de donner leurs opinions sur les règles religieuses qui régissent leur pays…la question qui s’impose alors est : qui fait ce recensement ? Un américain du Kansas mandaté par le gouvernement saoudien ? ou un membre de la police religieuse saoudienne ? On comprend aisément que les réponses données à l’institut de sondage ne seront pas les mêmes….et vue qu’il y a peu de chance que ce soit un yankee qui effectue cette statistique…. Donc cette affirmation est scientifiquement malhonnête car elle omet de citer ses sources et elle omet l’aspect coercitif du régime saoudien, aussi « limitée » que soit la dictature de la monarchie saoudienne, qui rend tout chiffre saoudien inutilisable. Notez également la phrase riche de sens implicite : <br /> <br /><em>« the Saudi royals are strictly constrained by Islam and are virtually powerless to enact laws which contradict it . »</em> <br /><em> <br /></em> Ainsi donc la monarchie saoudienne est strictement contrainte par l’islam…je veux bien admettre que la monarchie saoudienne soit une dictature molle mais elle n’en demeure pas moins la principale autorité politique du royaume ; or cette autorité est strictement contrainte par l’islam, c’est donc reconnaître plusieurs choses : Tout d’abord l’aspect contraignant ou coercitif de l’islam, même si appliqué aux princes saoudiens cela peut faire sourire. Ensuite c’est reconnaître l’aspect politique de l’islam puisqu’il contraint le gouvernement. Enfin cette phrase implique autre chose : si le pouvoir saoudien est contraint par l’islam alors quand est-il du saoudien de base ? Quand est-il de l’étranger résident en Arabie Saoudite ? Ce n’est pas dit mais on le comprend : la main mise de l’islam est totale sur ces couches inférieure de la société. Qui peut contraindre le roi, peut contraindre l’épicier. C’est à garder en mémoire lorsque l’auteur critiquera les atteintes aux libertés individuelles aux USA. In fine cela démolit toute possibilité de crédit aux statistique sur la perception de l’islam par la population saoudienne. <br />Dernier point, cette affirmation est en même temps tendancieuse et sexiste car affirmer que : «<em> Islamic law grants citizens certain privileges and rights »</em> c’est vite oublier la moitié de la population saoudienne, j’ai nommé les femmes. Quels sont les privilèges et les droits des femmes en Arabie Saoudite ? Oh ! bien sûr en fouillant bien on trouvera par exemple que en cas de divorce une femme peut emporter avec elle tous les bijoux qui ont pu lui être offert… mais c’est oublier que ce divorce est une répudiation qui peut advenir du jour au lendemain et être accomplit en trois minutes le temps pour l’homme de répéter trois fois qu’il répudie sa femme… <br /></em> <br /><em>In many ways, this condition loosely resembles the concept of "natural law" which was so precious to our own Founders. The signers of Declaration of Independence noted that men are "endowed by their Creator with certain inalienable rights, among them life, liberty, and the pursuit of happiness." In making this claim, the Founders were stating that there is a force (the Creator) that exists apart from and above the government. The rights thus granted to the people are beyond the power of the government to legitimately infringe. </em> <br /><em> <br /></em>C’est là aussi passer un peu vite sur la déclaration des pères fondateurs. Il feint de ne voir que la ressemblance entre la loi divine islamique de l’Arabie saoudite et l’allusion à dieu dans la déclaration d’indépendance mais il oublie que cette déclaration fait aussi allusion au droit au bonheur et à la liberté. Que les USA fassent référence à Dieu pour définir l’essence de leurs droits fondamentaux, comme le font les saoudiens, n’empêche pas de comparer ces droits fondamentaux….il faut donc prouver que ce que vive les femmes saoudiennes est « la liberté »….ça va être dur. Je précise qu’affirmer « qu’elles aiment ça » est malhonnête car on en sait rien, comme on l’a vu, puisqu’elles ne peuvent s’exprimer librement et parce que par exemple elles n’ont pas la liberté de venir vivre deux ans aux USA pour savoir ce qui leur plaît le plus. C’est comme moi je ne peux pas dire si j’aime la cuisine brésilienne ou non car je n’en ai jamais goûté. <br /></em> <br /><em>Over time, this concept has been systematically undermined by our governing elites. As secularists with delusions of grandeur, our governing classes have done everything in their power to erode this notion and to imbue the populace with the idea that government is the ultimate authority. Tragically, our government has come to define the limits of its own power…a situation which our Founders consciously strove to avoid.</em> <br /><em> <br /></em>Ca c’est un peu le refrain de ce texte. Une petite charge purement libertarienne contre l’état et le gouvernement. Je ne nie pas à ce libertarien le droit de critiquer l’état mais c’est comme si, cherchant à savoir qui de la poire ou de la pomme a le meilleur GOUT, de manière soit disant objective, je m’arrêtais toutes les trois phrases pour préciser que la poire pourrie plus vite…rien à voir avec le goût mais très efficace psychologiquement pour influencer les juges qui devront décider quel est le meilleur fruit !Il existe une autre possibilité : cette plaidoirie pour l’Arabie saoudite s’adresse uniquement à des libertariens convaincus pour qui le béhémoth c’est l’état. Quoi qu’il puisse se passer en Arabie Saoudite tant que l’état y est plus faible, c’est mieux….Bon c’est une position mais dans le « quoi qu’il puisse se passer »…on peut mettre plein de choses. Il est d’ailleurs assez frappant que des gens plutôt maximalistes en matière de libéralisme, qui ne laisseront pas passer la moindre petite déviance à l’orthodoxie libérale en Europe ou aux USA, qui jetteront aux oubliettes les USA, un des pays le plus libéral au monde, pour une question de taux, de privatisation de trottoir ou autre détails techniques, il est frappant donc de constater que ces gens omettent de mentionner les violations aux libertés fondamentales en Arabie Saoudite et s’attachent à démontrer que l’Amérique a des leçons de démocratie à prendre de ce pays en développant trois broutilles ! <br /></em> <br /><em>The second great limitation on the power of the Saudi monarchy arises from the peculiarities of Bedouin culture. Since the vast majority of the Saudi people were, within living memory, desert dwellers, this culture still has a powerful influence on how they live their lives and interact with their government. The Bedouins cling to a ferocious individualism that is grounded in egalitarianism and an exaggerated sense of honor. Their culture disdains claims of class privilege and is careful to acknowledge each man’s rights within his family and tribe. There are intricate rules which accompany this culture, and these rules are stringently followed by the monarchy lest they run afoul of the universally accepted beliefs of the Saudi people. <br />In reading Mackey’s description of Bedouin culture, I was reminded again of our own frontiersmen. In colonial America, the inhabitants of our frontiers were notoriously independent and jealously guarded their rights from any encroachment by government. They were armed and dangerous. Attempts to infringe upon these rights and privileges by government were ignored or met with violent resistance (the Whiskey Rebellion being the most prominent historical example).</em> <br /><em> <br /></em>Ici encore c’est la paille et la poutre ! Ainsi donc la société bédouine ne connaît pas de différence de classes : "<em>Their culture disdains claims of class privilege and is careful to acknowledge each man’s rights within his family and tribe"</em>. Et l’auteur de verser une larme nostalgique sur les temps héroïques de la conquête de l’ouest, véritable modèle de société libertarienne à l’entendre…..mais de quoi parle-t-on ? Et dans quels termes ? Notons que notre anarcap emploie un vocabulaire marxiste et parle « de classe »…premier point, mais dans son panégyrique de l’Arabie saoudite n’oublie-t-il pas quelques détails ? Par exemple que la population saoudienne est au moins divisé en deux entre hommes et femmes comme je l’ai déjà dit….et je n’ai pas besoin de revenir sur statut de la femme dans ce pays. Les gens sont également divisés entre musulmans et non musulmans et le statut des employés de maison philippins en Arabie Saoudite et plus proche de l’esclavage (abolit en 1963….) que du salariat. Il y a les distinctions entre sunnites, wahhabites et chiites, très nombreux au nord du pays à la frontière avec l’Irak, et qui sont opprimés par le pouvoir de Riad. Il y a également les discriminations raciales entre saoudiens de souche et les ouvriers égyptiens, yéménites ou pakistanais qui viennent chercher du travail dans la péninsule. Le racisme que subissent ces ouvriers donnerait aux noirs américains une idée de ce que vivaient leurs ancêtres juste après la guerre civile américaine… Bref l’auteur prend un point de détail, le dépouille de tout se oripeaux gênants et contradictoires et surtout compare ce fait avec son propre référentiel de société idéale : le far-west et les cow-boys….qui, à part une groupuscule d’anarcap peut aujourd’hui se plaindre que l’Amérique ne soit plus celle de Billy the kid et Calamity Jane ? <br /></em> <br /><em>It goes without saying that our government has done everything in its power to defang this frontier culture in America and transform the American people into a more docile populace who will obey government dictates without offering inconvenient resistance. </em> <br /><em> <br /></em>Encore la poire qui pourrit plus vite que la pomme….. <br /></em> <br /><em>Mackey’s narrative offers abundant concrete examples of situations where the Saudi monarchy is sharply limited by the religion and Bedouin culture of its citizens. These limitations demonstrate that the Saudi polity is far more complex than we have been led to believe by its neoconservative critics. Several of these limitations are of particular interest to the libertarian reader:</em> <br /><em> <br /></em>Non, ce que démontrent ces deux choses c’est que c’est le coran et les coutumes qui déterminent le mode de vie des saoudiens. Le roi n’est que le premier exécutant, mais au temps des Borgia mieux valait être Lucrèce que le duc d’Este. Cela démontre que l’islam est politique et je trouve que c’est plutôt une chance pour l’Amérique qu’elle ne soit pas gouvernée par la bible. Bien sûr la société américaine est fortement imprégnée de valeurs chrétiennes mais la religion reste en dernier ressort de l’ordre du privé et dans leur déclaration d’indépendance les pères fondateurs américains font référence à Dieu mais ne le nomme pas, précisant ainsi que chacun est libre de choisir son dieu. Ce qui n’est certes pas le cas de l’Arabie Saoudite. <br /></em> <br /><em>#1 Census-taking <br />For a variety of reasons, the Saudi government has long desired to take an accurate census of its citizens. In particular, the monarchy would like to have the data for planning various government programs and to have an idea of how many guest workers can be allowed in the kingdom without numerically overwhelming the citizenry. <br />But the government has never dared to actually perform a census. <br />Mackey notes: <br />Furthermore, there is among the Saudis a strong cultural tradition that closes a man’s house to prying eyes, including those of census takers. <br />In essence, Bedouin culture enshrines a man with final authority over his household. It is considered an egregious insult to a man’s honor to have his personal demesnes entered by other men for the purposes of gathering information concerning the members of his family and his property. <br />Since the Saudi monarchy is constrained by the traditions of Bedouin culture, it dares not affront its citizens with such an undertaking. <br />Contrast this with our situation here. Many Americans have grown to dread the census taken each decade by our federal government, as it has become continually more odious and intrusive. Having no concern for our privacy, the feds have flouted the Constitution’s consent to use the census only for head counting and have expanded it to compile data on almost every imaginable facet of American life. Those who fail to mail in their census forms are treated to home visits, which grill citizens about everything from the number of bathrooms in their house to the distance of their daily commute to work. <br />To add insult to injury, the census bureau prominently advertises the jail terms and fines which may accompany any failure to fully comply with their demands. <br />So it is reasonable to ask which government is more respectful of its citizens and their privacy…and which government regards its population as mere serfs whose "place" is to obey official directives without dissent?</em> <br /><em> <br /></em>A quoi sert un recensement ? Très souvent il sert à établir une statistique pour établir la base de l’impôt. Pour cette raison je comprends très bien les réticences de l’auteur face au recensement qui n’est qu’une arme de l’état pour organiser plus efficacement le vol légal du travail des citoyens. Il y a de plus une forme de viol de l’intimité lorsque des agents gouvernementaux s’invitent chez vous pour recenser vos biens tout en bavant à l’idée des taxes que vous allez devoir payer. Ok.Ok. Mais est-il intellectuellement correct d’avancer comme argument un fait qui se produit tous les dix ans, qui est une gêne et qui se traduit par un vol (les impôts) pour justifier que les USA sont moins démocratiques que l’Arabie Saoudite où quotidiennement la moitié de la population (les femmes) se voit privée d’une liberté fondamentale : celle de se déplacer à sa guise. Est-il intellectuellement honnête de prétendre que le recensement est une atteinte aux libertés individuelles tel qu’il permet d’oublier, ou d’effacer, l’interdiction de liberté religieuse, l’interdiction de s’habiller comme on le désire, l’interdiction de lire ce que l’on désire, l’interdiction de dire ce que l’on veut, les châtiments corporels pour blasphème, les crimes d’honneur perpétrés en toute légalité par le frère, l’oncle ou le père sur la sœur, la nièce ou la fille ? Non. Ce n’est pas honnête et cela montre que cet auteur ne cherche qu’à démontrer une thèse ou plutôt qu’à descendre la société américaine, par pure réaction. Car le véritable but est là : critiquer la société américaine. Et c’est très louable! Et c’est normal ! La société américaine n’est pas parfaite, d’un point de vue libéral ou non d’ailleurs. Il faut se livrer à une analyse de ses déviances, certes, mais faut-il pour cela réhabiliter l’Arabie Saoudite ? Faut-il nécessairement élever une dictature pour critiquer les USA ? Non. Pourtant, aveuglé par l’agressivité des débats, cet auteur serait prêt à trouver des qualités à n’importe qui pourvu que ce n’importe qui soit très différent des USA. C’est un peu « tout sauf les USA ». Cette focalisation vient en fait d’une opposition avec les neo-conservateurs et les républicains mais par ricochet elle déborde sur l’Amérique entière. Ce genre de raisonnement me fait penser à ceux qui avancent que Mussolini avait bien réussi à rendre l’Italie autosuffisante en blé et qu’on devait quand même porter à son crédit l’assèchement des marais Pontin…et alors ? Est-ce que cela réhabilite son régime ? <br /></em> <br /><em>#2 The military draft <br />The geopolitics of Saudi Arabia is dominated by one simple reality. Namely, the nation sits atop the largest proven oil reserves in the world, has long borders, and harbors only a tiny population with which to guard them. This has created considerable angst amongst the rulers, who fear the greedy eyes of neighboring nations. <br />The government has attempted to enact a variety of policies to ensure its national security and has often been tempted to resort to a military draft in order to provide adequate manpower for its armed forces. <br />But once again, this idea has run headlong into the desert culture of the Saudi Arabian people. <br />Mackey notes: <br />As the decade of the 1970s drew to a close, the manpower projections of the 1974 defense plan were obviously falling short. Although every time an external crisis arose there was talk of a military draft, everyone knew it was politically unacceptable to institute and impossible to administer. <br />The Bedouins’ fierce independence views involuntary servitude as an intolerable attack on a man’s dignity. Any attempt to institute such a policy would lead to social upheaval and threaten the monarchy. <br />And even among those who join the military voluntarily, the issues of Bedouin culture remain: <br />Mackey elaborates: <br />There is no military tradition in Saudi Arabia and little commitment to the concept of the nation state. As fiercely independent individuals who survived on the desert for centuries with nothing but their own wits and fortitude, the Saudis are not about to submit to the discipline of the army. Family and tribe remain the center of any Saudi’s existence, and for this reason it is difficult to keep the military recruits the country does have at their posts. Unit assignments are haphazard, as the commanders respond to the special requests from relatives or people in positions of power to place a particular man in a particular post. <br />The contrast between the educated, status-conscious officer corps and the troops is no more graphically depicted than by the street vignette in which I saw an officer impeccably attired in his tailored uniform standing next to a private who was making his last stand for independence by refusing to put shoelaces in his combat boots. <br />Again, contrast this with the situation here in America. While our frontier ancestors once clung to a spunky individualism which rendered them unruly and unpredictable militiamen, our government has long since ground that attitude out of our national psyche. On numerous occasions, America has instituted a draft (often even in peacetime). Many of the wars fought with drafted soldiers were only tenuously linked to our national survival. More often than not, America’s wars have been murky affairs carried out at the behest of unseen special interest groups for motives entirely ulterior to those stated to the populace at large. <br />So which nation is more respectful of its citizens and their right to avoid involuntary servitude? Which government fears the fierce independence of its people? And which rulers view their populace as cannon fodder for military adventures arising from the mists of its Imperial politics? <br />Sadly, America comes up short.</em> <br /><em> <br /></em>L’auteur feint de croire que l’Arabie saoudite est une nation comme les autres: <em>“ which nation is more respectful of its » avec un gouvernement « Which government fears the fierce independence of its people?”</em>, or il se trouve que l’Arabie saoudite est plus une propriété privée qui appartient à quelques milliers de princes où, par hasard, se trouvent quelques millions d’êtres humains. Qu’est-ce qu’une nation au sens classique du terme ? Le pétrole, sa manne, tout appartient à un clan et la population dans sa majorité se contente de vivre des miettes. C’est d’ailleurs étonnant qu’un auteur libertarien utilise le terme de nation en feignant de ne pas savoir ce que ce terme implique. Une nation se définit par ses habitants qui pour des raisons diverses telles la langue, la culture et un certain intérêt commun se définissent comme formant un peuple constitué en nation. Les intérêts commun de ce peuple peuvent expliquer que parfois chacun combatte pour tout le monde. Je sais que dans la doctrine anarcap le plus stricte individualisme prévaut et que la simple idée d’un intérêt commun est une hérésie mais pour reprendre le far-west libertarien comme exemple imaginons que le Texas n’ait pas été morcelé en d’innombrables propriétés privées mais ait été un seul et unique ranch. Croyez-vous que les cow-boys peuplant ce ranch privé et travaillant pour son propriétaire auraient levé un doigt pour protéger ce ranch contre une attaque mexicaine ? Auraient-ils risquer leur vie pour le Texas dans de telles conditions et auraient-ils accepté d’être enrôlés de force pour défendre une propriété qui n’est pas la leur ? Non bien sûr. <br />D’ailleurs puisque l’auteur est féru d’histoire américaine et qu’il fait référence au passé de « miliciens imprévisibles » de ses ancêtres, il devrait se souvenir que les colons américains ont accepté de former des milices pour combattre les français aux côtés des troupes britanniques lorsqu’il s’est agi de défendre leur terre entre 1756 et 1763 mais qu’ils ont refusé et rechigné à continuer la lutte lorsque la défense de leur propriété n’a plus été évidente. Treize ans après ils faisaient sécession de la couronne britannique <br /></em> <br /><em>#3 Access to leaders <br />One of the key differences between authoritarian and responsive governments is the ease with which the common citizen can gain access to his leaders in order to petition for redress of grievances. This was felt to be so important by our Founders that they included it in the Bill of Rights. <br />Saudi Arabia’s traditional tribal structures, and the egalitarian demands of Islam, have combined to create an interesting tradition which addresses this issue. <br />Mackey notes: <br />But access to the king is not limited to the ulema and the sheikhs. At the king’s weekly majlis, his lowliest subjects kiss his cheeks, then his nose, and finally his shoulder as they press their crumpled pieces of paper with their requests on his majesty. And every Saudi realistically expects the king to deliver. <br />The majlis is a deep-seated tradition which guarantees every man the right to personally meet with the king and make requests about whatever concerns him. Sometimes it involves money, sometimes it is about a government policy with which the citizen disagrees, and sometimes it is to ask for the king’s opinion on a personal matter. This access is considered the right of every man, and the king could abolish or ignore it only at his peril. <br />Whatever else one might say about Saudi governance, this practice is not consistent with a dictatorship. <br />Contrast this with our situation here in America. "Face time" with our president is considered to be one of the most sought-after and difficult-to-obtain commodities in Washington. Occasionally, presidents have even sold audiences to the highest bidder for campaign contributions (Clinton’s White House lodging scandals and exorbitantly-priced coffee soirées being two prominent examples). Thus, access to the president is largely reserved for powerful officials, wealthy contributors, and representatives of well-connected special interest groups. <br />What hope does the average American have of ever gaining a personal audience with the president to air grievances concerning government policy? Is there even a pretense of allowing even some of the citizenry to discuss problems with him in the tradition of the Saudi majlis? <br />Again, the contrast is stark. Which government is more respectful of the dignity of its common people? And which system treats its citizens like serfs while simultaneously limiting audiences with its leaders to elites in positions of privilege?</em> <br /><em> <br /></em>Maintenant cela atteint le ridicule….Lorsqu’on écrit un article sur un livre, que l’on trouve convaincant, et que l’on veut promouvoir ce livre on cite quelques exemples particulièrement percutants qui persuaderont le lecteur d’acheter ce livre. Or quel est l’argument percutant que cite La Tulippe ? Une coutume ancestrale qui ressemble fortement au toucher des écrouelles du roi Soleil. On n’ose imaginer la porter des arguments moins convaincants du livre que l’auteur n’a pas cité dans son article… Ainsi donc les saoudiens sont autorisés à venir baiser les joues, le nez et les épaules de leur souverain "<em> his cheeks, then his nose, and finally his shoulder"</em> pour lui remettre un billet que ce souverain lira s’il le veut mais en tout cas à ses risques et périls….bouh on tremble pour le roi….et La Tulippe décrit cela comme une discussion entre les dirigeants et le peuple ?: "<em>Is there even a pretense of allowing even some of the citizenry to discuss problems with him in the tradition of the Saudi majlis”.</em> Une discussion ? Vraiment ? Dans une discussion deux personnes parlent et échange des informations. Cela ressemble plus à une supplique. <br />Bien sûr il est déplorable que les dirigeants des pays occidentaux soient quasiment inaccessibles aux requêtes des simples contribuables, oups ! pardon, citoyens, mais de là à juger le comportement du président des USA plus irrespectueux pour la dignité individuelle (<em>Which government is more respectful of the dignity of its common people?)</em> que le cérémonial saoudien qui impose de couvrir le corps du monarque saoudien de baiser pour que celui-ci prenne un placet dont-il fera ce que bon lui semble je trouve qu’il y a une marge... En fait l’auteur confond la représentation d’un droit, un rituel, une cérémonie protocolaire avec l’existence d’un droit réel : celui d’accéder au souverain. Et ce n’est pas la petite remarque sur les dangers que courre le monarque saoudien si jamais lui prenait l’idée d’ignorer les suppliques de son bon peuple qui convaincra qui que ce soit. <br /></em> <br /><em>#4 Taxes <br />In America today, the average worker now toils from January to mid-May just to pay his taxes to the various levels of government. Our government officials have devised ways of taxing almost everything imaginable, from gasoline to telephone service. As numerous libertarian thinkers have noted, the extent to which a population has its wealth confiscated by government is a good measure of the freedom it enjoys. It may be too extreme to say that Americans are now slaves of our government, but the relationship is roughly similar to medieval serfdom. <br />The situation in Saudi Arabia is drastically different. Mackey discusses the history of tax policy in Saudi Arabia in the context of Bedouin culture and Islamic principles. I especially noted this paragraph below, which contains a quote from the mullahs, who sound almost Rothbardian in their opinion: <br />Like any restriction on their freedom as men, the Saudis not only abhor taxes but question any government’s right to collect them. The prevailing attitude is summed up in the statement issued by the Ikhwan [religious scholars] in its dispute with Abdul Aziz over the tobacco tax in 1927. "Taxes, we have ruled, are completely illegal and it is the king’s duty to remit them, but if he refuses to do so we do not feel it permissible to break up Moslem unity and revolt against him solely on this account" <br />She goes on to describe the situation since the oil boom: <br />To everyone’s delight, oil income after 1973 relieved the government of the need to supplement its income from pilgrims’ receipts and limited oil revenues with taxes. The flimsy tax code crumbled. There remained some indirect taxes, such as modest and selective customs duties, a tariff of 20% on the few items produced locally, and a poorly administered social security tax on wages. The only direct tax Saudis were asked to pay was the religiously mandated zakat, or alms tax. Otherwise, Saudi Arabia is tax free. <br />Many critics may point to the unique oil wealth of Saudi Arabia as being the reason behind its lack of taxes. But Mackey’s narrative indicates differently. Even before oil was discovered, when Saudi Arabia was a land of impoverished desert dwellers, their government survived only on a small tax on religious pilgrims and taxes on items (such as tobacco) that were considered to be "vices". <br />What has kept taxes low, and allowed the nation to function with essentially no direct taxes on its populace, is the fierce philosophical opposition to the concept of taxation on the part of the population and its religious leaders. Essentially, the Saudi government has been intimidated by the ferocious independence of its people from enacting repressive taxes. This is hardly the stuff of totalitarianism. <br />Again, the stark contrast with our own increasingly oppressive tax system could not be clearer.</em> <br /><em> <br /></em>Voici en fait le meilleur argument de cet article, le seul qui, à la limite, pourrait être recevable. Je dis à la limite car je pense qu’il repose, encore une fois, sur une profonde ignorance de ce qu’est l’Arabie Saoudite. Pourquoi donc l’Arabie Saoudite a-t-elle un niveau de taxe si faible ? Parce que ses habitants sont « férocement indépendants » comme le pense et l’écrit l’auteur dans son style toujours aussi objectif ? Pourquoi taxer les habitant de son « ranch » lorsque l’on possède tout ? Le sol et le sous-sol. <br /></em> <br /><em>Conclusion <br />Saudi Arabia is not a libertarian utopia by any stretch of the imagination. There are numerous policies and practices there which I personally find to be alarming and distasteful. <br />But while it is not a utopia, it is clearly not the Mordor of the necons’ fevered imaginations. <br />We are currently locked in a bitter war with militant Islam. I can only see three ultimate outcomes of this conflict. First, we may eventually become exhausted, both financially and morally, by the seemingly endless struggle and suffer a profound collapse of the sort that struck the Soviet Union after years of a similar war with Islam in Afghanistan. Second, this war may degenerate into a "clash of civilizations", probably ending in a nuclear exchange and incalculable casualties. Third, we can find a way to make connections with those majorities in the Muslim world who abhor terrorism and yet who harbor a variety of authentic grievances with our foreign policy in the Middle East. <br />The obscenities which occurred last week in Russia do not represent the mainstream attitudes of the Islamic world. Honest attempts to redress the grievances which Muslims have with our policies would cut the barbarians off from the rest of Middle Eastern society and could pave the way for an authentic peace. <br />Part of this process requires that we come to understand each other in genuine terms. We must see the totality of each other’s societies, rather than merely the false portraits painted by pro-war extremists on both sides. <br />The reality is that America could learn a thing or two about freedom from the Saudis…as</em> <em>strange as that might sound. <br />Sandra Mackey’s book is a good first step in this direction.</em> <br /><em></em> <br />La conclusion de cet article est un mélange de catastrophisme et de sentimentalisme dégoulinants. Primo l’auteur n’envisage qu’une seule issue positive à la situation actuelle : la sienne. Soit l’occident perd son combat par essoufflement, soit il déclenche une guerre des civilisations se terminant en holocauste nucléaire, c'est-à-dire que tout le monde meurt, soit on fait totalement le contraire de ce qui est fait actuellement. C'est-à-dire que l’on fait repentance de nos erreurs pour se rapprocher des musulmans qui abhorrent le terrorisme. Mais pourquoi ces musulmans qui abhorrent le terrorisme ne pourraient-ils pas adhérer au projet de l’instauration de la démocratie à l’américaine au Proche Orient ? Pourquoi n’y a t-il pas de moyen terme entre : tout le monde meurt et « nous nous excusons d’exister » ? L’idée que l’Occident a parfois mal agi au Proche Orient n’est pas fausse, et la politique américaine en particulier n’est pas toujours celle d’un enfant de cœur, mais pour qu’il y ait conciliation, sans même parler de re-conciliation, entre deux parties il faut que les deux parties soient prêtes à respecter l’autre, à lui reconnaître certain droit et aussi à faire des concessions. <br /> Le principal défaut de cette article est qu’il instrumentalise deux ou trois points de détails de la société saoudienne pour en faire des armes contre les neo-conservateurs américains. Je pense que l’auteur ne croit pas une seconde que les USA aient des leçons de « liberté » à prendre auprès de l’Arabie Saoudite mais que, tout à sa gué-.guerre idéologique avec les « collectivistes » américains, il utilise tout ce qui lui passe sous la main, tout ce qui peut être une arme contre ses adversaires de l’intérieur. Tout est bon à prendre. Les ennemis de mes ennemis sont mes amis dit-on….cette manière de raisonner est selon moi typique de certains anarcaps qui obnubilés qu’ils sont par leur maximalisme libéral, leur orthodoxie, sont incapables de faire la différence entre « atteinte à la liberté » et « privation de la liberté ». Ce genre de discours qui pour dénoncer un taux d’imposition certes trop élevé aux USA en vient à porter au pinacle l’absence de recensement en Arabie Saoudite est absurde. Les libertariens argueront qu’un taux de taxes élevé est un crime immense mais comment appeler alors le voile pudique posé sur tous les crimes contre les libertés les plus basiques dans le royaume saoudien ? C’est de l’aveuglement et de l’incapacité à envisager le monde et les choses d’une autre manière que théorique et virtuelle. Certes payer 45% de ses revenus en impôt c’est trop, c’est du vol et c’est à dénoncer mais cela est toujours préférable à un pays où on lapide les femmes pour adultère, même si dans ce pays le taux d’imposition est de 20%. <br /><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7222941-109535791295932910?l=themistocle.blogspot.com'/></div>Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.com3tag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1095183385035701132004-09-14T10:29:00.000-07:002004-09-14T10:38:15.630-07:00Au pays des aveugles les copains du borgne sont roisLes gauchistes et la culture c’est comme un chien qui voit un os : ça aboie, ça grogne, sa bouge la queue et ça courre dans tous les sens ; et puis sa l’enterre et ça l’oublie…La preuve ? <a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3246,36-378761,0.html">cet article</a>, en italique les citations : <br /> <br /><em>"Cette ville est un test ; c'est le laboratoire de la crise métaphysique de l'Europe." Attablé au Zuiderterras, sur les rives de l'Escaut, Tom Lannoye, romancier, auteur de théâtre, "poète urbain", selon sa définition de la nouvelle mission qu'il s'est assignée, dans le contexte politique très particulier de sa ville, est formel.</em> <br /> <br />C’est quoi un poète urbain ? C’est comme un charcutier arboricole ou un électricien troglodyte ? J’imagine que c’est parce qu’il est un poète urbain que ce qu’il dit n’a aucun sens. S’il s’assigne une mission c’est qu’il a un but. Par exemple sa mission c’est gober soixante flamby en une minute ou sauver le soldat Ryan. Voilà ça c’est des missions. Mais dire Anvers est un test, c’est le laboratoire métaphysique (oh pardon…excusez du peu) de l’Europe c’est faire un constat mais ce n’est en rien se fixer une mission, un but. Donc c’est quoi ta mission ? Sauver Anvers du Blok ? Eh bien dis-le ! <br /> <br /><em>"L'explosion phénoménale de la culture à Anvers et les 35 % réalisés par le Vlaams Blok sont les deux faces d'un même phénomène." <br />Bruno Verbergt, directeur du département culturel de la municipalité, partage la même conviction. "Notre continent vit des changements brutaux qui entraînent de fortes tensions. Elles se traduisent à la fois par une grande créativité et par des réflexes de peur, d'ultranationalisme ; les deux faces d'une même médaille en quelque sorte." <br />Que le diagnostic de ces deux Anversois enracinés dans une ville multiculturelle, survoltée, avant-gardiste, soit, ou non, le bon, il offre, en tout cas, une explication à la frénésie créatrice qui s'est emparée de l'ex-capitale culturelle européenne de 1993 et qui ne l'a plus quittée depuis.</em> <br /> <br />Notez l’accumulation de termes jeunistes : multiculturelle, survoltée avant-gardiste…frénésie culturelle…explosion phénoménale de la culture ! Donc, pour résumer par un autre terme de djeuns, Anvers est une ville qui « bouge » mais en même temps c’est une ville de racistes…ahhh !!! pô bien !! Peut-être qu’il y a un lien de cause à effet me direz-vous ?? La cause serait l’effervescence de Anvers qui courrait sur le haricot de certains Anversois qui par réaction deviendraient racistes ? Bon c’est une suggestion hein ? Enfin les intellos anversois eux ne le pensent pas. Il pensent qu’il y a deux phénomènes surgis ab nihilo : la xénophobie et le nationalisme et que la panacée contre ces maux c’est l’art, la culture…mais attention hein pas n’importe quelle culture… « avant-gardiste. Survoltée et frénétique !! » <br /> <br /><em>Beaucoup de responsables politiques flamands s'interrogent aujourd'hui sur la solidité et l'efficacité de cette tactique. Philip Heylen ne dira pas s'il est de ceux-là. Il explique seulement qu'il ne croit pas qu'Anvers compte vraiment un tiers de fascistes. Dans le Seefhoek, un quartier difficile, où le responsable de la culture est né, la proportion d'électeurs du Blok grimpe pourtant à... 70 %. C'est pourtant là que Jan Fabre a installé son théâtre. C'est là, aussi, que Philip Heylen continue à marteler que les problèmes d'Anvers, grand port européen, ne sont pas propres à la ville mais que celle-ci a été parmi les premières à tenter de régler pacifiquement les questions de l'insécurité, de l'afflux de réfugiés ou de la cohabitation entre les communautés. Le tout en maintenant le budget de la culture à un niveau élevé (6,2 % des dépenses municipales) et en ne cédant pas aux critiques de l'extrême droite, qui ne parle généralement de la culture que pour déplorer son "élitisme". <br />Philip Heylen évite soigneusement ce débat qu'il juge "difficile". "La question emblématique de l'opération Anvers Capitale européenne était "la culture peut-elle sauver le monde ?''. Elle reste posée. Mais je compte démontrer, pour ma part, que c'est par la culture que l'on peut changer la vie d'un quartier et, en tout cas, rendre l'existence plus agréable." L'adjoint au maire souligne qu'il convient que "chacun retrouve dans l'offre culturelle ce qui est important pour</em> lui". <br /> <br />Il semblerait que quelques belges qui pensent commencent à se poser des questions. Pas encore la bonne qui est : « faut-il être con pour ne pas comprendre que pour des smicards (ou l’équivalent belge) qui se serrent la ceinture en fin de mois, qui tous les matin flippent à l’idée de retrouver leur voiture brûlée par des « sauvageons » et qui se contenteraient, sans faire la fine bouche hein ?, que leur fille de 13 ans puisse au moins choisir le mec avec qui elle va coucher dans une cave, que pour ces habitants des « quartiers difficiles » donc, cela fout les boules de voir des connards de poètes urbains et autres ecrivains-océaniques venir leur dire que la solution à tous leurs problèmes se trouve dans une représentation de danse expérimentale ou dans les œuvres picturales de quelques gauchistes qui n’utilisent que leur urine et leur sang pour produire leur art. Le tout payé par leur propre fric, bien sûr (<em>6,2 % des dépenses municipales</em>)….Non ils ne se posent pas encore cette question, ils se demandent juste si la culture peut sauver le monde…De toute manière ces artistes engagés méprisent le peuple car la culture se doit d’être élitiste ! Et dire que cette culture fait chier ceux qu’elle est censée sauver c’est être d’extrême droite (…<em>et en ne cédant pas aux critiques de l'extrême droite, qui ne parle généralement de la culture que pour déplorer son "élitisme"</em>).…qu’est-ce qu’il est con ce peuple, il ne comprend rien a l’art… <br />Là où on atteint les frontières toujours repoussées du gauchisme c’est que, ce qui compte, ce n’est pas que cette thèse soit fausse, et la preuve en est que là où on vient « soigner » les fascistes par la culture, ils votent à 70% Vlaam’s Block, soit deux fois plus que la moyenne municipale, non l’important c’est de s’accrocher à sa thèse et de nier la réalité : <em>«... qu'il ne croit pas qu'Anvers compte vraiment un tiers de fascistes »</em>. Quand les faits vous donnent torts, niez les faits ! Et mais j’y songe peut-être que M. Philip Heylen n’a pas tort lorsqu’il dit que la culture peut changer la vie d’un quartier…. : <br /> <br /><em>« Dans le Seefhoek, un quartier difficile, où le responsable de la culture est né, la proportion d'électeurs du Blok grimpe pourtant à... 70 %. »</em> <br /> <br />Causes et conséquences, mon pote, causes et conséquences…. <br /> <br /><em>Les artistes anversois ne paraissent pas inquiets de ces propos qui pourraient évoquer une réorientation vers des activités "grand public". Ils sont au contraire persuadés que certaines grandes opérations comme la création d'un "parcours de la mode", une exposition consacrée au peintre Van Dijk ou la redécouverte de l'œuvre de "la" figure artistique d'Anvers, Pierre-Paul Rubens, proposée au printemps, leur donnent les moyens de continuer à agir en toute liberté. Et souvent, il faut le noter, avec l'aide financière des pouvoirs municipal et régional.</em> <br /><em> <br /></em>En gros puisqu’on a donné du loisir « populo » (une exposition consacrée au peintre Van Dijk ou la redécouverte de l'œuvre de "la" figure artistique d'Anvers, Pierre-Paul Rubens (sic !)) à cette sale racaille fasciste populaire il est normal que la municipalité entretienne une caste de sangsues inutiles, qui dilapide les subventions pour exprimer leur « talent et ce en toute liberté et ce sur les fonds des pauvres qu’elle est censée aider. <br /></em> <br /><em>Désireux, lui aussi, de s'adresser à tous les publics pour les sensibiliser à l'activité culturelle, l'écrivain poète Tom Lannoye affirme vouloir poursuivre son "projet populaire". "Une autre façon de contrer l'extrême droite, souligne-t-il, et de répondre à ses critiques contre les "artistes subventionnés". Une manière joyeuse et ouverte d'aider des gens, et des jeunes notamment, à retrouver une identité dans un monde qui leur fait peur parce qu'il change trop vite pour eux."</em> <br /><em> <br /></em>Wahou ! encore de la nov’langue. Suivez bien. L’objectif de Lannoye est de contrer ou de répondre à l’extrême droite qui critique les subventions apportées aux artistes….bref, c’est son objectif. On s’attend donc à ce qu’il dise, par exemple, que dorénavant il ne touchera plus une subvention et continuera d’éduquer le peuple » (aargh) sur ses fonds propres ou grâce à des mécènes privés ou bien tout simplement en faisant payer une somme modiques au peuple qui acceptera volontiers de lire ses œuvres si celles-ci l’intéressent…Eh bien non, pour répondre à l’extrême droite il produira encore plus de merdes qui n’intéressent personne et que donc personne n’achètera. La mairie devra encore subventionner ces œuvres et elle le fera sur les impôts de ces pauvres qui n’ont pas voulu acheter les livres du scribouillard mais qui les paieront quand même de manière indirecte... Sans leur demander leur avis, contre leurs goûts et leur volonté. T’as compris fasciste anversois !? De la cu-culture tu vas en bouffer, que tu le veuille ou non et tu vas raquer ! C’est pour ton « bien » qu’on te vole ton bien ! <br /> <br /> <br />Ce texte est symptomatique de la pensée gauchiste qui pense que la culture est une « cause » alors qu’elle est une conséquence. Le type qui a du mal à joindre les deux bouts n’en a rien à cirer des pièces de théâtre avant-gardistes des intellos anversois. D’autant plus si cette culture est élitiste et prise de tête. <br /> <br />Historiquement les grandes réalisations artistiques de l’humanité sont toujours liées à la prospérité économique. Oui ! à l’argent, au fric, au capitalisme, au marchand, au sale bourgeois rance ! Prenons la période qui va du XIIème siècle au XVIème siècle. Au XIIème siècle le royaume de France prend son essor. La royauté est stabilisée et commence à s’étendre aux dépends de ses vassaux. L’argent entre dans les caisses, la population est relativement bien nourrie et la croissance démographique est soutenue. Les vassaux du roi de France sont également prospères, tels les comtes de Champagne qui profitent de la rente que leur procure les foires de Provins, Lagny sur Marne, Bar sur Aube et Troye, les fameuses foires de Champagne ! C’est grâce à cette prospérité économique qu’un nouveau mouvement artistique se développe : le gothique ! Ce style architectural va progressivement se répandre à travers toute l’Europe. C’est la richesse de la France de Philippe Auguste et de Saint Louis qui permet cet élan artistique. <br /> <br />Lorsque meurt Philipe IV le Bel en 1314 le royaume de France ne sait pas encore qu’il a atteint le crépuscule de son age d’or. Après une crise dynastique, la guerre de cent ans et la grande peste il s’enfonce dans le marasme économique et donc culturel. Jusqu’au milieu du XVème la France sort du grand jeu culturel Européen et pour paraphraser Stendhal la France est alors un pays de barbares assez gentils qui passent leur temps à se taper dessus ! <br />Au même moment en Italie du Nord l’activité économique des villes telles que Venise, Pise, Gênes ou Florence sont en plein développement et génèrent une prospérité qui permet l’apparition de nouveaux concepts artistiques. De manière révélatrice Florence bat en 1252 une monnaie d’or, le Florin, et ce pour la première fois en occident depuis la chute de l’empire romain. Le « genovino » est crée à Gênes en 1252, le ducat à Venise en 1284. Cette monnaie d’or, preuve de la vitalité économique correspond étrangement à l’apparition de peintre tels que Cimabue (1240-1302), ou Giotto (1266-1337) qui vont inventer de nouveaux canons picturaux qui annoncent la renaissance italienne. Et ceci n’est pas étonnant car l’autre foyer artistique correspond exactement à l’autre foyer économique de l’Europe, la Flandre qui autour de villes comme Bruges, Gand ou Anvers contrôle le marché des laines et des draps pour l’Europe tout entière. <br /> <br />En 1370 70% de la population masculine de Florence sait lire et écrire ! Mais ceci est la conséquence de la richesse et non pas l’inverse. C’est parce que les marchands florentins veulent augmenter leur profit qu’ils donnent une bonne éducation à leurs fils. L’éducation est symbole de prestige et de noblesse dans ces cités commerçantes mais c’est aussi une nécessité vue la complexité grandissante des transactions menées par ces hommes d’affaires. C’est parce qu’il sont riches, que la culture et l’art peuvent enfin devenir des finalités en soit. C’est parce qu’ils ont le bien être matériel qu’ils peuvent se consacrer à l’art pour l’art et c’est ainsi qu’en 1417 ils peuvent s’offrir une nouvelle cathédrale, Santa Maria del Fiore dont Brunelleschi deviendra l’architecte et qui sera inauguré en 1445. Cette œuvre culturelle, fruit de la prospérité économique, est une merveille architecturale dont, aujourd’hui encore, nous n’avons pas percé les secrets de construction. <br /> <br />Pendant ce temps là la France sombre dans les guerres et si on avait montrer à un Du Guesclin ou un Olivier de Clisson quelques tableaux de Fra Angelico ou Masaccio pour lui permettre de se sauver des affres de la guerre et de la misère, il est probable qu’il eu ricané et qu’il s’en soit servi pour torcher son cheval ! La guerre de cent ans se termine en 1453 par la prise de Bordeaux par les troupes françaises, bien appuyées par des artilleurs génois…en effet la prospérité économique a également entraîné un grand progrès des sciences, les milanais et génois sont les meilleurs techniciens du monde occidental. <br />Néanmoins, après cette guerre la France ne retrouve pas sa place de phare culturel de l’Europe car justement les foires de Champagne qui avaient porté cet essor deux siècles plus tôt se sont trouvées court-circuitées et d’autres voies de commerce les ont remplacées. En 1450 les phares culturels de l’occident sont Venise et Florence. Villes marchandes par excellence. <br /> <br />C’est ça que les gauchistes ne veulent pas comprendre : c’est l’économie et le bien-être qu’elle procure qui détermine la culture. Jamais l’inverse. <br /><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7222941-109518338503570113?l=themistocle.blogspot.com'/></div>Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.com5tag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1094749596000422992004-09-09T10:05:00.000-07:002004-09-09T11:01:21.070-07:00Une forme particulière du gauchismeLe gauchisme est un virus. Un virus malin qui ne s’attaque pas aux corps (quoique ! me diraient les victimes des goulags et autres lao-gaïs…) mais un virus qui s’attaque à la pensée et à la production « intellectuelle ». Je mets ce terme entre guillemets…..Beaucoup de gens qui ne se définissent pas comme de gauche, voir même qui se définissent clairement comme de droite, tiennent en fait des discours gauchistes. A leur décharge ils ne le savent pas et croient même parfois tenir un discours légèrement réactionnaire qui leur donne un léger frisson orgasmique à l’idée de frôler ainsi l’interdit, de flirter avec le tabou du politiquement incorrect. Pratiquement personne n’est à l’abri de ce virus, pas même ceux qui se croient « ni de gauche ni de droite », pas même les libéraux, les vrais, ceux que l’on pourrait nommer le clergé du libéralisme. Pourquoi ? Parce que ce virus du gauchisme n’est pas tant un « discours » qu’une « approche du discours »… la plupart des personnes qui s’intéressent à la politique et à l’actualité, si vous leur présentez une liste de thèmes, pourront vous dire si ces thèmes sont de droite ou de gauche. En se trompant peut-être… en se trompant même sûrement, d’autant plus que certains thèmes appartiennent au patrimoine commun des deux grands courants politiques historiques, mais elles auront une opinion qui correspondra grosso modo à ce qui passe de nos jours pour de « droite » et de « gauche ». Donc, même s’il existe des thèmes et des valeurs de gauche et d’autre de droite ce n’est donc pas forcément aux thèmes abordés que l’on reconnaît immanquablement le gauchisme, mais à la manière dont ces termes sont abordés, quels qu’ils soient. Alors ? Comment le reconnaît-on ce gauchiste ?Eh bien le gauchiste ne s’intéresse pas vraiment au thème, ou à l’événement dont il parle. Oh ! en apparence il donne l’impression d’être vraiment concerné, et même parfois il le croit lui-même, mais ce qui compte en fait pour lui c’est le « débat », le discours autour du thème, pas l’événement. Ce qui compte pour le gauchiste, ce n’est pas de savoir comment faire pour que cet événement n’ait plus lieu, ou au contraire se reproduise ; ce qui compte pour le gauchiste ce n’est pas de savoir comment on aurait pu faire en sorte que cet événement ait ou n’ait pas lieu. Non. Ce n’est même pas de savoir pourquoi tel événement a eu lieu, non, ce qui compte pour lui c’est de savoir pourquoi cet événement n’a pas eu lieu pour « les raisons évidentes et démontrées que tout un chacun peut constater » mais bien pour des raisons « cachées, inaccessibles et toujours irréductibles par la logique et le raisonnement ». Voilà en quoi on reconnaît le gauchiste. Les faits ne sont jamais explicables, du moins l’explication n’est jamais terminée, il y a toujours une raison plus complexe, moins évidente, moins triviale, moins manichéenne pour expliquer le monde. Bien sur le gauchiste est incapable de formuler quelles sont ces raisons profondes… mais il appelle ça rechercher la cause profonde des choses. C’est en fait très pratique parce que cela offre au gauchiste la possibilité de se présenter comme concerné, tout en ne proposant et ne faisant rien puisque, évidemment, « on ne sait pas encore pourquoi telle ou telle chose est advenue… ». Comme on ne le saura jamais, du moins comme le gauchiste ne le saura jamais, il ne fera jamais rien. Le gauchiste se croit donc impliqué, il croit se confronter avec la réalité or il ne fait que repousser sans cesse la réalité. Comme il ne présente jamais de solution, comme son seul centre d’intérêt n’est pas la solution au problème, mais le discours autour de la solution au problème il reste à gloser dans son coin se donnant bonne conscience.En résumé le gauchiste est celui qui croit aller au fond des choses alors que les causes profondes l’effraient tellement qu’il les découpe en un million de petits morceaux, comme les pièces d’un puzzle, qu’il retourne dans tous les sens, qu’il trie par couleurs, par formes, par nombre de coins, par nombre de trous, etc. Pour ses pièces il achète des pots de verre de toutes tailles dans lesquelles ils les rangent en fonction de ses classements, se promettant d’attaquer le puzzle, mais repoussant sans cesse l’heure de s’attaquer à la réalisation sous prétexte que le classement « réel », le classement « ultime » est beaucoup plus complexe et nuancé que celui que l’on croit et qu’il vaut mieux fouiller encore, chercher encore, avant de s’attaquer au puzzle. Le gauchiste tourne et retourne ses pièces de puzzles dans ses mains et argue qu’une pièce d’une mauvaise couleur, à la mauvaise place, entraînerait des conséquences catastrophiques… au final, le gauchiste ne réalise jamais son puzzle. C’est ce qu’il appelle les causes profondes. <br /><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7222941-109474959600042299?l=themistocle.blogspot.com'/></div>Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.com9tag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1094548986626130532004-09-07T02:10:00.000-07:002004-09-07T03:20:39.883-07:00Une vraie gueule de championJe voudrais vous présenter un type, un certain Pierre Marcelle, qui bosse à Libération. Je crois que c’est un winner….m’étonnerait pas qu’il fasse des reproductions du mont Saint Michel en allumettes suédoises… je vous conseille d’aller lire sa prose:<a href="http://www.liberation.fr/page.php?Article=234834">1</a>, <a href="http://www.liberation.fr/page.php?Article=235071&AG">2</a>, <a href="http://www.liberation.fr/page.php?Article=235352">3</a>, <a href="http://www.liberation.fr/page.php?Article=235642">4</a>, <a href="http://www.liberation.fr/page.php?Article=235895">5</a>... ne vous inquiétez pas, ces articles ne sont pas trés longs. En italique, des citations. <br /> <br /><em>"A la périphérie d'une ville moyenne, dans un magasin à immense surface (de ceux dont les rayons de fruits et légumes appellent les producteurs au saccage), une gondole de DVD offre, pour deux euros chaque, A bout de souffle et Pierrot le Fou. Si Godard était là, on lui proposerait un coup de main pour une culturelle jacquerie ; on serait à soi tout seul sa FNSEA ; ça dégagerait."</em> <br /> <br />Il n’y a rien de plus irritant que le contentement de soit qu’exsude ce Marcelle…ce sale petit gratte-papier imbu de lui-même, cultivé et auto satisfait, qui se permet de lancer des fatwa sur un supermarché….Eh ! Marcelle ! Faut-il que ce soit moi qui te rappelle la vulgate de l’idéologie criminelle, j’ai nommé le communisme, qui sous-tend tes raisonnements foireux ? Faut-il que je te rappelle que l’un des buts proclamés de tous les révolutionnaires qui t’ont précédé était d’apporter la culture au peuple car c’est l’ignorance qui maintient le peuple dans l’esclavage ?! Et comment veux-tu que le peuple accède à la « culture » si le moindre dvd coûte 25 euros ? En fait j’ai bien compris ce qui te gène Marcelle, c’est que ce soit ce p****de système capitaliste, cette s***d’économie de marché qui permettent de vendre des « œuvres » à 2 euros…c’est vrai que pour tout bon gauchiste, communiste, trotskyste, lambertiste, guesdiste, mamerien ou bobique (de bobo…eh ouais ! …soyons œcuménique !), la culture c’est pas une marchandise : ça se paie ! Dans un monde parfait, enfin dans ton monde parfait, tout bon prolétaire, tout bon populo, doit vouloir se cultiver, mais comme la culture il faut l’encourager il faut qu’il la paie, sinon, hein Marcelle ? elle disparaît ! Donc l’intégrale de Godard à 40 euros le dvd !!! Quitte à ce que le prolo se serre la ceinture pour se payer à bouffer ou pour s’offrir les sapes ou la voiture qui lui plaîsent ! C’est ça l’éducation des masses sauce gauchiste !! Eh ben non, mon pote marcelle, ta vision alter-combattante de la culture elle ne marche pas. Elle crée une caste de « zartistes-fonctionnaires » subventionnée à mort qui produisent des merdes à la chaîne. Le « peuple », vois –tu, ça le gonfle et surtout ça ne lui permet pas de se payer un dvd à 40 euros. Il faut être cohérent de temps en temps. <br /> <br /><em>"«A vous les femmes, il revient d'être les sentinelles de l'invisible.» (</em>dixit le pape) <em>Qu'est-ce que ça veut dire ? Le même jour, Atefeh Rajabi, condamnée par la justice islamique iranienne pour «actes incompatibles avec la chasteté», est exécutée dans la province de Mazandaran. Elisabeth Badinter rapportera (Libération du 27 août) que la suppliciée de 16 ans a insulté ses juges, dénoncé la corruption des mollahs et s'est en partie dénudée. Pendu à la flèche d'une grue, son cadavre scrute l'invisible. Cependant, le show pyrénéen de M. Pape a laissé une ardoise de 1,3 million d'euros ; de son origine &shy; radinerie des groupies ou mauvaise sono ? &shy;, on dispute.“.</em> <br /> <br />Je sais Marcelle, je sais, dans ton monde tout se vaut. Toutes les cultures toutes les coutumes, tous les mœurs… et mettre en parallèle une apostrophe peu inspirée de JPII et l’exécution d’une adolescente par une bande de dégénérés n’a rien de choquant…tient regarde moi! Pas plus tard que cette nuit j’ai dit à ma copine de se pousser car elle prenait toute la place dans le lit. Je dois être le même genre de salauds que ces mecs qui lapident une femme au fin fond du Hedjaz parce qu’on a entre aperçu son poignet quand elle a payé ses courses…. <br /> <br /><em>"On a beau n'être pas dans le jeu, toujours, les nouvelles du monde parviennent à s'immiscer. Des noms de lieux ou de protagonistes ponctuent des feuilletons vieux de quelques mois ou de beaucoup d'années, sous forme, parfois, de divines surprises, si heureuses que, linguistiquement décalé, franchement absent ou seulement distrait, on se prend à douter de leur bon entendement. Ainsi de ces perspectives d'épilogues judiciaires qui évoquent, en d'obscures et multiples affaires très tordues, les noms de Charles Pasqua et de Jean-Charles Marchiani &shy; leurs mises en examen, leurs mises à l'ombre, peut-être, enfin ? C'était au début d'août, au flanc ensoleillé d'un kiosque de Salamanque. "</em> <br /> <br /><em>"De plage, il n'était plus guère alors que celle de Paris-sur-Seine, qui, le 20 août, remisa son sable pour là-dessous retrouver ses pavés. C'est dans ces eaux-là, dans cette plage chronologique courant du 14 au 21 août, que Cesare Battisti fit ce qu'à sa place évidemment nous eussions fait (pas vous ?). A son contrôle judiciaire, le14, il avait pointé, et le 21, pas. Dès le 2 juillet, Chirac avait déclaré «de son devoir de répondre favorablement à une demande d'extradition» que la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris avait jugée recevable. Pour Battisti, la perspective d'un charter pour Rome, direct Perpét'-terminus sans passer par la case Prétoire, se précisait, vertigineusement. Tandis qu'il est question de principes (parole d'Etat et paix civile, celle-ci depuis vingt ans perpétuant celle-là), ce 23 août, le ministre italien de la Justice et de Berlusconi, Roberto Castelli, accusait la gauche européenne de «défendre les assassins». Que Perben y fasse écho ne surprend pas ; que des voix à vocation plus démocratique laissent dire déçut ; que des consciences chipotent hors sujet la personnalité de Battisti surprit ; et que le seul Noël Mamère ose aujourd'hui affirmer qu'il ouvrirait sa porte au fugitif, accable. "</em> <br /> <br />Oh Marcelle !! Oh ! Ça va pas ? Bon, que tu te réjouisses qu’une crapule comme Pasqua finisse en tôle passe encore…mais où est ta compassion face à cet homme traqué ? Ne lui ouvrirais-tu pas ta porte si l’envie lui prenait de fuir cette justice tracassière et harceleuse ??? Non ? Ah non c’est vrai tes tendresses ne vont qu’aux criminels…gauchistes, hein? Pas n’importe quels assassins, non, non ! Parce que Battisti, convaincu d’un double meurtre et impliqué dans d’autres meurtres, c’est pas pareil, c’est un bon assassin puisqu’il-est-de-gôôôcheuh ! Non mais franchement à part toi et le héros à la veste en velours est-ce que quelqu’un se rend compte du sort qui attend Battisti ? C’est vers l’Italie qu’on l’expulse ! Un pays à ranger au niveau de la Corée du Nord, de l’Irak Bassiste ou du Myanmar…. Tiens, pour ceux qui ne sont pas convaincus voyez, c’est un <em>« charter »</em> que l’on va utiliser pour le renvoyer vers Rome…Ah ! quel joli mot au doux parfum de tiers monde. Le mot <em>« charter »</em> est magique. Tout bobo lecteur de Libération a immédiatement devant ses yeux des images de répressions sanglantes, de droits de l’homme bafoués, de procès staliniens que l’on ne manque jamais d’accoler à l’image de tout « charterisé »…. Et puis quelle précipitation aussi…ça se précipite <em>« vertigineusement »….</em>Bon, là faut qu’on cause vocabulaire Marcelle… parce que le Battisti ça fait 20 ans qu’il est en France…comme phénomène vertigineux j’ai connu mieux…Mais toi tu t’en fous , ce qui compte c’est de bien marquer l’esprit du lecteur : c’est une injustice ! <br /> <br /><em>"Tandis qu'il est question de principes (parole d'Etat et paix civile, celle-ci depuis vingt ans perpétuant celle-là)".</em> <br /><em></em> <br />Une injustice commise en France par un gouvernement fasciste: <br /> <br /><em>"Que Perben y fasse écho ne surprend pas ; que des voix à vocation plus démocratique laissent dire déçu ".</em> <br /> <br />Vers un pays du tiers monde qui nous le verrons est (encore) fasciste… Donc Perben n’a pas vocation à être démocratique….c’est sûr il appartient à L’UMP….brr…brr tremblez L’Ultra Mechant Parti est au pouvoir…Perben, le Duce de Rhone-Alpes….Bon, sur le coup on va dire que c’est le soleil d’Espagne qui t’a un peu éreinté…mais quand même, quel pays de fascistes l’Italie…c’est vrai que ton argument suivant est tuant…tuant à lire s’entend : <br /> <br /><em>"Car de quoi parlons-nous ? Nous parlons d'Europe, de justice et d'Italie, où Jean-Marie Colombani se rend régulièrement en vacances et en famille. Le patron du Monde a un fils adoptif d'origine indienne. Début août, irrité par le zèle des douanes locales harcelant systématiquement le jeune homme, Colombani s'en ouvrit à La Repubblica. Le ministre de l'Intérieur avança de diplomatiques regrets. ".</em> <br /> <br />Oui de quoi parlons nous ??? Au passage félicitations pour ta figure de style <em>« Nous parlons d'Europe, de justice et d'Italie »…</em>l’opposition Italie d’un côté et Europe et justice de l’autre est un bijou….Donc l’Italie c’est pas l’Europe (Rome, la papauté, la renaissance, même pas un peu ? humm ?Non, même pas ?) mais surtout c’est pas « juste »….En fait l’Italie est comme un kyste raciste et xénophobe ancré dans le flanc de l’Europe, c’est ça hein ?….Ouais, c’est sur…..Parce que le fils à papa s’est fait emmerder aux douanes par deux fonctionnaires trop zélés c’est immédiatement 60 millions d’italiens qui sont racistes (tu voulais écrire « macaroni » Marcelle ? mais fallait pas te gêner après tout le racisme n’existe pas lorsqu’il touche les américains, les anglais ou les italiens. C’est une dénomination à géométrie, indignation et définition variables….). Au fait, ça ne te choque pas toi qu’un mec comme Colombani utilise de son influence et de ses passe-droit pour défendre son « Tanguy » perso ? Non ?...bon ben passons alors. Enfin ce qui compte c’est que la bonne vieille technique fasciste du « manganello » n’a pas perdu de son efficacité puisque ces tracasseries faites au fiston on au moins muselé la presse française indélicate : <br /> <br /><em>" A l'appui de son propos, «le cas Battisti»... S'ensuivit une polémique, assez rude et que le Monde n'évoqua pas ; cependant, il se murmure que, depuis l'incident, l'ex-activiste y est traité avec une notoire circonspection." .</em> <br /> <br />Heureusement que des journalistes de ta trempette (tu auras le droit au mot « trempe » qu’en tu auras prouvé que Raffarin est une taupe nazie-libérale infiltrée par l’internationale fasciste pour s’emparer de la France) sont là pour dénoncer de tels complots… <br /> <br /><em>"Avec ou sans pots-de-vin, Dassault, du Figaro, vend ses Rafale à l'Etat français, et ses journaux à l'encan ; avec ou sans canicule, des forêts brûlent ; des chantages à la délocalisation essaiment au rythme banalisé des expulsions de sans-papiers et des profanations de cimetières. La faute au «laxisme des juges», dit de celles-ci le président du Crif, qui, parmi des ados «avides de notoriété», des «déséquilibrés» tout à fait français et d'anonymes nazillons, cherche encore et toujours ses gauchistes propalestiniens. Et tandis que les juges font la gueule, l'Union des étudiants juifs de France suggère que soit décrétée «grande cause nationale» la lutte contre l'antisémitisme ; et cette proposition nous laisse perplexe. Le 26 juillet, Marie Leblanc, qui fit aux usagers du RER-D une exécrable réputation de barbares et de lâches, a été condamnée à quatre mois de prison avec sursis par des juges dont chacun appréciera le «laxisme». Son avocat dit qu'«elle ne voulait pas porter plainte», et qu'«on l'a forcée». Marie Leblanc, un destin de forçat.“</em> <br /> <br />C’est pas bien de taper sur un collègue…c’est vrai quoi ! On sait bien que le Figaro est un journal fasciste, puisque Renaud l’a chanté ça doit être vrai (à chacun ses sources…) mais bon, ce sont des journalistes eux aussi…je sens en toi comme <a href="http://themistocle.blogspot.com/2004/09/ouiet-la-marmotte.html">"un ressentiment anti-juif" </a>Marcelle, me trompe-je ? A toi on ne dira rien, vu tout ce que tu as écrit avant on sait que tu es un gentil et que tu lutte contre les méchants…enfin il faudra peut-être que tu repasses ton diplôme de gentil parce qu’on se demande bien ou tu étais lors des manifs de soutien aux palestiniens (ça c’est de la démocratie comme tu l’aimes, hein mon Marcelle ? Des gens qui braillent dans la rue et qui cassent la voiture ou le magasin des pauvres gens, c’est citoyen, c’est sain pour la démocratie !). Tu les as pas vu les Besenscenot, les Mameres et les Bové qui étaient dans le cortège, avec leurs militants nazillons en keffieh, qui beuglaient Allah Akbar et Sharon= Hitler ? Non ? Ce ne sont pas des gauchistes pro palestiniens ça ? Bon certes on a probablement pas la même définition du gauchisme… <br /> <br /><em>"Pour notre part, nous conserverons le souvenir ému de Matthew Emmons, tireur yankee à la carabine qui, lors de son ultime tir, perdit l'or qui lui était destiné en se trompant de cible. Sa balle marqua 8,1 points sur le carton de son voisin, et zéro sur le sien. L'AFP évoqua joliment la «distraction» de l'anti-héros. Quoi de plus incongru et partant, de plus beau, en ces lieux, que la distraction ?"</em> <br /> <br />Ah ? Du « ressentiment anti-américain » aussi ? Boah…c’est tellement banal. <br /><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7222941-109454898662613053?l=themistocle.blogspot.com'/></div>Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.com17tag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1094136579885282672004-09-02T07:34:00.000-07:002004-09-02T07:50:41.370-07:00Oui...et la marmotte....Ah…si le (Im)Monde n’existait pas on se demande comment vivraient les bloggeurs…Voici un <a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-377425,0.html">petit</a> bijoux d’aujourd’hui, en italique les citations… <br /> <br /><em>« C'est aux plus vulnérables et aux plus opprimés qu'est revenu le soin d'endosser les rôles de victimes et de coupables peaufinés par l'alchimie complexe d'un présent incertain et d'un avenir encore trop flou pour avoir raison de l'arraisonnement social qui détruit les banlieues. La transformation d'un fait divers en fait de société s'est nouée autour de trois figures : le garçon arabe, la femme blanche, le jeune juif sioniste. Tous Français, tous stéréotypés. »</em> <br /> <br />Je vais être généreux et je vais vous épargner les contorsions intellectuelles nécessaires pour comprendre le charabia de notre intello de service…ce qu’elle dit, en gros, c’est que notre méchante société française-blanche-raciste, par un tour de passe-passe compliqué (complexe c’est un des mots qu’on utilise quand on veut faire intello…notez-les bien….aaalller, puisque vous m’êtes sympa je vais vous les signaler par un petit « i » et comme ça vous aussi vous aurez votre petit dico intello pour briller en société) a réussi à transformer les vulnérables (comprenez les juifs) et opprimés (comprenez les arabes) en victimes et en coupables, respectivement. La phrase « alchimie complexe bla bla bla…banlieues » n’a aucun sens mais elle fait vachement bien dans tout discours un peu péteux et vous feriez bien de la noter dans la partie intermédiaire de votre dico français-intello, vous savez celle destinée à la grammaire et aux expressions « favorisant la conversation » ! Si quelqu’un vous demande ce que signifie <em>« l’arraisonnement social qui détruit les banlieues »</em>…bah! Rétorquez-lui que c’est un prolégomènes normatif d’actions déstructurantes…ça veut rien dire non plus mais ça calme. <br />Donc la dame nous a vite posé sa thèse, qui nous promet un beau roman : des victimes et des opprimés…diable ! Il nous faut donc de beaux méchants…vous bilez pas ils vont venir mais en attendant reprenons une petite tranche de martyre. <br />Que nous dit la da-dame (<em>« Le garçon arabe condense trois moments refoulés de notre histoire : l'indigénat, l'immigration, l'islam de France</em> <em>»</em>) ? Ben elle nous dit que la pauv’ victime elle a vraiment pas de chance. Un vrai petit Calimero. D’abord on va l’emmerder chez lui. Ce qui est vrai. Et son principal malheur c’est d’avoir la mémoire longue et la rancune tenace. C’est vrai que les français sont venus le faire chier chez lui et qu’il n’avait rien demandé. C’est vrai. Et il n’a pas oublié, même si tout cela est fini depuis 40 ans…bon d’accord quand on a une bonne ficelle c’est bien de l’utiliser jusqu’au bout mais bon, après quarante ans d’indépendance le bon vieux : « tout-est-la-faute-de-la-colonisation-ouin !-ouin ! » n’aurait-il pas perdu un peu de sa force de frappe ??? Apparement non….Ensuite le jeune arabe n’a pas digéré l’immigration…ah ? bah ! fallait pas venir ! Rahh ! naan…. vilain méchant-raciste que je suis….mais, si je ne m’abuse il n’a pas immigré en France….ces grands-parents eux l’ont fait mais lui il est né ici…alors ? Où est le traumatisme du JEUNE arabe ??? Le voilà : l’immigration c’est de la « domestication »<span style="font-size:85%;">i</span> (<em>« Pour ces trois raisons, il incarne l'étranger absolu, l'autre détestable que la domestication échoue à civiliser. »</em>)! Comme les chevaux ou les chiens ! Ce qu’on faisait là-bas on continue à le faire ici ! Z’aviez pas compris ? Mais alors pourquoi donc domestique-t-on nos arabes nous autres en France ? Certains diraient pour qu’ils soient français, dans leurs attitudes, leur aspiration etc ? Ben non…comme on est des vrais méchants chez nous ont leur fait juste croire et quand ils ont bien donné la pa-patte…vlan ! (<em>« Plus il est Français par ses attitudes, par ses aspirations, par ses papiers, et plus notre société le refuse, le refoule en deçà des frontières d'un monde qui se croit policé auquel il apporterait délinquance et désordre. »</em>) un vieux coup de tatane pour le refouler hors de notre société !!! Remarquez que la dame ne semble pas l’apprécier tant que ça notre société puisqu’elle affirme que notre monde se <em>« croit »</em> civilisé…s’il se <em>« croit »</em> c’est qu’il ne l’est pas…on se demande bien pourquoi les pauv victimes veulent donc en faire partie…surtout que non content de leur avoir pourri leur passé (<em>« colonisation »</em>), leur présent (<em>« immigration</em> <em>»</em>) on essaie encore de leur pourrir leur futur en rechignant à l’établissement de <em>« l’Islam de France »</em> (religion de paix et d’amour comme l’actualité nous le prouve et reprouve chaque jour…). Bon cette fois lâchons le mot…raciste…ah ? non ? c’est trop clair ? Bon alors disons que « nous » les méchants français intolérants on trouve que « eux » les pauv victimes ils sont pas <em>« génétiquement civilisable »</em>…en gros ce ne sont pas des hommes comme nous ! Je ne vous l’avais pas dit que nous sommes des salauds ? Les mots sont importants…en fait notre société est bien pourrie. Mais bon ce qui compte, ce qu’elle affirme, c’est que cette victime est en fait présentée comme le bourreau. On veut nous faire croire que le jeune arabe est le bourreau…mais alors qui est la victime ? <br /> <br /><em>« Puis, celle sans laquelle ce premier stéréotype n'aurait pas acquis une telle notoriété : la femme blanche. C'est bien à elle que "Marie L." a emprunté tous les stigmates, allant jusqu'à en imposer les outrages, mimétiques et fictionnels, à son corps. Le couteau, accessoire stylisé d'une sexualité humiliante, les signes de la haine fascisante sont autant d'indices de cette guerre entre sexes vouée à être sans vainqueur, puisqu'elle oppose les vaincus de notre société. Les déçus de la méritocratie scolaire comme les surnuméraires de l'emploi flexible sur fond de consumérisme hypnotique et de discriminations cumulées doivent sous-traiter la version la plus violente de la mise en concurrence des femmes et des hommes dans l'ensemble de la société. »</em> <br /> <br />Ah…..voilà LA victime, du moins la victime que notre société présente alors que ceux qui comme la dame sont intelligents ont bien compris que la victime c’est le bourreau, donc le jeune arabe, même si la victime est quand même bien une victime…vous suivez ? Non ? Normal…. Après les arabes : les femmes…bon blanches, mais femmes… surtout hein !? Donc si on comprend bien notre société est malade <em>« de l'emploi flexible sur fond de consumérisme hypnotique et de discriminations cumulées »</em>…c'est-à-dire malade du libéralisme !!! ben voui ! Libéralisme à cause de qui deux groupes de vaincus sont obligés de se taper dessus….pffiu ! eh ben ! En fait la vraie violence sexiste c’est celle que génère le libéralisme… mais ce que notre société pourrie de blancs-fascistes fait c’est qu’elle réserve le volet violent de ce sexisme aux arabes qui doivent s’en prendre aux pauv’ femmes…alors que les deux sont des victimes et des irresponsables, forcément ! Des pantins dans les mains du grand méchant capital-occidental…. balaise non ? <br /> <br /><em>« A défaut de vouloir inverser la tendance, il reste à compter les victimes et à désigner les coupables, exercice auquel se prête tout particulièrement notre époque de racisme vertueux. Ainsi, derrière la victime expiatoire du sexisme diffus, une entreprise de justification d'un racisme contre un autre se profile. Là encore, le coupable idéal est le garçon arabe et sa victime lui est désignée par notre impensé colonial : le jeune juif sioniste. Mais pour comprendre cette configuration, ressentiment arabe contre ressentiment juif, il faut éviter les complaisances d'une interprétation culturaliste condamnant les uns et les autres à se haïr durablement sous le regard plein de déploration d'une République supposée prémunir contre les tentations de repli par son universalisme éclairé. »</em> <br /> <br />Bon aller, on résume et on compte les points. Il y a les victimes, c'est-à-dire les femmes et il y a les pseudos bourreaux mais vraies victimes : les jeunes arabes. Mais comme on ne peut quand même pas si facilement critiquer les jeunes arabes il faut en plus charger leur barque et leur inventer, inventer bien sûr, une nouvelle tare qui cette fois nous permettrait vraiment de les rejeter de notre monde…On a qu’à dire qu’ils sont racistes…mieux antisémites !!! Ta ! ta !..Eh ouais ne pas aimer un antisémite, même si il est arabe c’est normal, donc ça gomme et détruit tout soupçon de racisme dont on pourrait accuser ceux qui critiquent les arabes. Si je dis Mohammed est antisémite on ne peut pas m’accuser de racisme anti-arabe parce que oh ! Faut pas déconner c’est d’antisémitisme dont on parle les mecs !!!…. Super idée machiavélique non ? Bon ne vous émerveillez pas, nous autres occidentaux on est super balaise pour inventer des plans machiavéliques et monstrueux, c’est notre truc, on est doué pour ça…la da-dame va vous le rappeler dans quelques paragraphes au cas où vous l’auriez oublié… <br /> <br /><em>« Car la haine est née depuis peu et se concentre dans cette frange d'une jeunesse française juive et arabe grandie au croisement entre une mémoire blessée et une histoire tragique. Les lueurs lointaines d'un universalisme inaccessible n'ont fait qu'exacerber un sentiment d'abandon des Arabes et des Juifs de France. Sans cette alchimie, le ressentiment antijuif de certains garçons arabes n'aurait jamais trouvé à s'exprimer avec tant de virulence, il serait même resté sédimenté dans la langue de leurs parents. Il serait demeuré le témoignage d'une relation séculaire de domination et de protection qui, vécue dans la proximité et parfois dans l'affinité de l'indigénat, n'a jamais conduit aux oppressions et persécutions que les juifs ont connues dans l'Europe chrétienne, contre lesquelles la rive sud de la Méditerranée a été un refuge. »</em> <br /><em> <br /></em>Tout d’abord les musulmans n’ont jamais haï les juifs, jamais…tut !tut ! C’est un truc qu’on a inventé nous, un truc d’Européens. En fait c’est la faute aux européens qui sont venus les emmerder (<em>« grandie au croisement entre une mémoire blessée et une histoire tragique</em> <em>»</em>) et qui leur ont fait prendre des vessies pour des lanternes (<em>«Les lueurs lointaines d'un universalisme inaccessible n'ont fait qu'exacerber un sentiment d'abandon des Arabes et des Juifs de France »</em>). C’est à cause de ça que les jeunes arabes ont un <em>« ressentiment antijuifs »</em><span style="font-size:85%;">i</span> (note : si vous voulez vraiment bien parler le langage intello n’oubliez pas que le terme antisémitisme, plus connoté, plus chargé, est réservé aux occidentaux…les autres ont un <em>« ressentiment antijuifs »</em>…capisci ?). Ce ressentiment serait resté <em>« sédimenté dans la langue de leurs parents</em> <em>»</em>…kézaco ? Est-ce à dire que, tout de même, d’une certaine manière, sous un certain angle etc. les parents de ces jeunes arabes pourraient avoir un pouillemme de trace d’antisémitisme, pardon de ressentiment antijuif, dans leur discours…. ??? Non je m’égare…car si les arabes dominaient les juifs avant qu’on vienne foutre la merde là-bas, les juifs en retour aimaient bien ça (<em>« Il serait demeuré le témoignage d'une relation séculaire de domination et de protection qui, vécue dans la proximité et parfois dans l'affinité de l'indigénat </em>»). C’est vrai quoi ! être un dhimmis sans aucun droit ça crée des liens…on devrait parler du syndrome de Marrakech plutôt que de Stockholm…D’ailleurs ont a mal expliqué aux jeunes juifs comme c’était cool d’être dhimmis et forcément ils en veulent maintenant aux arabes ….sans raison (<em> « Et si de jeunes juifs français expriment symétriquement leur ressentiment anti-arabe, c'est parce que leur réappropriation du passé de dhimmi - juif vivant sous la protection de l'islam - de leurs parents se télescope avec le moment tourmenté de notre histoire collective qui se joue aussi au Moyen-Orient et nourrit et réactive les extrémismes consumant notre société. »</em>): Dhimmis do it better ! En fait les vrais salauds devant l’éternel ce sont les occidentaux qui brimaient toujours, partout, systématiquement et férocement les juifs (<em>« aux oppressions et persécutions que les juifs ont connues dans l'Europe chrétienne, contre lesquelles la rive sud de la Méditerranée a été un refuge »</em>). <br /></em> <br /><em>« Il serait grave que, non content de sous-traiter aux garçons arabes un sexisme et un antisémitisme qui sont loin d'être taris dans la société française, soient attribués à leurs parents et ancêtres, en un troublant glissement de l'histoire et de la géographie, les rôles de persécuteur et d'oppresseur tenus sous nos latitudes voilà encore peu. Ce n'est pas en faisant subir des torsions à l'histoire ni en entretenant une mémoire sélective que se dessinera un large horizon des possibles pour nos enjeux de société. »</em> <br /><em> <br /></em>Donc en résumé les racistes et sexistes ce ne sont pas les arabes, c’est la société française, c'est-à-dire les froms, les blancs-racistes, quoi ! pour ceux qu’ont pas capté…ce racisme non content de ne pas l’assumer on veut s’en décharger sur les arabes en les accusant de NOS maux (<em>« en un troublant glissement de l'histoire et de la géographie, les rôles de persécuteur et d'oppresseur tenus sous nos latitudes voilà encore peu. Ce n'est pas en faisant subir des torsions à l'histoire ni en entretenant une mémoire sélective que se dessinera un large horizon des possibles pour nos enjeux de société. »</em>). Elle aurait dû le dire franchement, son article aurait été encore mieux : le salaud c’est l’occident chrétien. <br /> <br />Bon, ben Madame Nacira Guénif-Souilamas j’aime autant vous le dire, je ne suis pas d’accord…primo il est malhonnête de parler d’arabe, c’est-à-dire se placer dans une logique « raciale » alors que le problème c’est l’islam. En employant le mot arabe vous pêchez de la même manière que ceux que vous condamnez et vous empêchez toute critique en vous réservant la possibilité de taxer votre contradicteur de raciste…Le problème c’est l’islam, et seulement l’islam, car d’autres minorités « visibles », comme les asiatiques, ne rencontrent pas les même problèmes d’intégration que les jeunes musulmans. Ces jeunes asiatiques, en majorité cambodgiens vietnamiens et laotiens ont le même passé que les jeunes arabes : issue de peuples qui ont été injustement colonisés par la France ils se sont retrouvés dans l’ancienne métropole de leurs parents mais…comme c’est étrange leur intégration dans leur nouvelle société fut, et est, beaucoup plus aisée. Pourquoi ? Car ils ne sont pas musulmans, bien que non chrétiens. Eh oui ! non-chretiens, ce qui me permet de dire aussi que le problème n’est pas celui d’un christianisme, ou de l’ Europe Chrétienne comme vous dîtes ; qui serait incapable de d’accepter d’autres religions. Non le problème c’est l’islam. Islam que vous semblez mal connaître de même que l’histoire quand on voit la somme d’ânerie que vous accumulez sur le prétendu bonheur des juifs en terre d’islam et leur prétendu calvaire en terre chrétienne. Mme Guénif-Souilamas voici une liste non exhaustive des persécutions musulmanes à l’encontre des juifs dont vous pourrez trouvez la liste dans le livre de Ibn Warraq <a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2825112593/qid=1094136328/ref=sr_8_xs_ap_i1_xgl/171-5394657-0612234">« Pourquoi je ne suis pas Musulman »</a> : <br /></em> <br />- à partir de 622: banditisme organisé par Muhammad depuis Médine (Arabie Saoudite), bataille de Badr où Muhammad et sa clique tuent 70 hommes et ramènent un imposant butin, multiples assassinats politiques contre les adversaires du pseudo prophète, nombreuses attaques de juifs de la région <br /> <br />- 627: extermination par l'armée de Muhammad de la tribu juive des Bann Qurayza (600 à 900 personnes) <br /> <br />- même époque: expulsion des Nadir (tribu juive de Médine) et leur massacre <br /> <br />- 1010 à 1013: des centaines de juifs tués dans le sud de l'Espagne <br /> <br />- 1016: juifs chassés de Kairouan (Tunisie) <br /> <br />- 1033: massacre de 6000 juifs à Fez (Maroc) <br /> <br />- 1066: 4000 juifs tués à Grenade (Espagne) <br /> <br />- 11ème siècle: massacre de juifs à Fez et Grenade <br /> <br />- 1165 et 1178: conversions forcées au Yémen pour les juifs <br /> <br />- 1198: conversions forcées à Aden pour les juifs <br /> <br />- 12ème siècle: massacres de juifs en Afrique du nord par les Almohads <br /> <br />- 1232: massacre de juifs à Marrakech <br /> <br />- 1291 et 1318: conversions forcées des juifs à Tabriz (nord ouest de l'Iran) <br /> <br />- 1333 et 1334: conversions forcées des juifs à Bagdad (Irak) <br /> <br />- 1622: persécutions contre les juifs en Perse <br /> <br />- moitié 17ème siècle: conversions forcées des juifs en Perse <br /> <br />- 1770 à 1786: juifs expulsés de Jeddah (Arabie Saoudite) et se réfugient au Yémen <br /> <br />- 1790: massacre de juifs à Tétouan (Maroc) <br /> <br />- 1828: massacre de juifs à Bagdad <br /> <br />- 1839: conversions forcées et massacre de juifs à Meshed (Iran) <br /> <br />- 1840 massacre de juifs à Damas <br /> <br />- 1867: massacre de juifs à Barfurush <br /> <br />Cette liste est non exhaustive et ne traite que des juifs sans parler des chrétiens, hindouistes ou bouddhistes qui ont pâti des persécutions musulmanes. <br />Est-ce à dire que les musulmans ont de tout temps, partout et constamment persécuté les juifs ? Non. De même la chrétienté n’a pas persécuté les juifs en continu et ceux-ci n’ont pas forcément trouvé refuge en terre musulmane. Beaucoup se rendirent dans les Etats pontificaux (eh oui!) ou a Venise ou en france et ailleurs. <br /> <br />Voici quelques extraits du Coran ou de Hadith qui montre si besoin en est que la couche de « sédiments » n’est pas mince : <br /> <br />Les récits bibliques ont été tournés dans un sens violemment anti-judaïque par Mahomet. Voici ce qu'Allah déclare aux Juifs : <br /> <br /><em>Puis, lorsqu'ils refusèrent (par orgueil) d'abandonner ce qui leur avait été interdit, Nous leur dîmes : "Soyez des singes abjects". (7:166)</em> <br /> <br /><em>Dis : "Puis-je vous informer de ce qu'il y a de pire, en fait de rétribution auprès d'Allah? Celui qu'Allah a maudit, celui qui a encouru Sa colère, et ceux dont Il a fait des singes, des porcs, et de même, celui qui a adoré le Tagut, ceux-là ont la pire des places et sont les plus égarés du chemin droit" (5:60)</em> <br /> <br />Ces débilités ont laissé des traces puisqu'un officiel saoudien a traité les Juifs américains de "frères des singes et des porcs"... <br /> <br /><em>En mai 2002, Iqraa, la chaîne de télévision saoudienne par satellite, interviewe une "vraie jeune musulmane" de 3 ans, à propos des Juifs, dans l'émission "le magazine de la femme musulmane". L'enfant dit qu'elle n'aime pas les Juifs. Quand on lui demande pourquoi, elle répond que "ce sont des singes et des porcs". L'animateur lui demande: "Qui a dit cela?". La fille répond: "Allah!". "Où?". " Dans le Coran". À la fin de l'interview, l'animateur la félicite : "Aucun parent ne peut espérer avoir une fille aussi croyante que celle-ci… qu'Allah la bénisse, ainsi que son père et sa mère!"</em> <br /> <br />Mahomet justifie son antijudaïsme en insinuant que les Juifs auraient été maudits pour n'avoir pas suivi les recommandations d'Allah : <br /> <br /><em>" Nous avions décrété pour les Enfants d'Israël, (et annoncé) dans le Livre : Par deux fois vous sèmerez la corruption sur terre et vous allez transgresser d'une façon excessive. " (17:4)</em> <br /> <br />Autre préjugé pestilentiel, celui des juifs thésaurisateurs : <br /> <br /><em>" Et à cause de ce qu'ils prennent des intérêts usuraires - qui leur étaient pourtant interdits - et parce qu'ils mangent illégalement les biens des gens. A ceux d'entre eux qui sont mécréants Nous avons préparé un châtiment douloureux. " (4:161 et suivants)</em> <br /> <br />Au cours de l’une de ses premières campagnes, Mahomet fit tuer 600 hommes valides de la tribu juive des Banou-Qoraïza, qui figurait pourtant parmi les trois tribus juives alliées des musulmans à Médine, cependant que les femmes et les enfants étaient vendus comme esclaves. Historiquement, cette malheureuse tribu fut la première de toutes celles que les islamistes obligèrent à choisir entre l’apostasie et la conversion à l'islam ou la mort. Les autres tribus juives de Médine furent expulsées (les Banû Qaynuqâ' en 624 et les Banû n-Nadîr en 625). A partir de l’an 629, nombreux sont les juifs qui furent assassinés par les disciples de Mahomet ou qui furent contraints de se convertir à l’islam. <br /> <br />Dans les hadiths, Mahomet parle sans fard de la purification ethnique qu'il a entreprise : <br /> <br /><em>Muhammad a dit aux Juifs: « Sachez que la terre appartient à Allah et à Son envoyé (Muhammad) et que je veux vous expulser de cette terre (la Péninsule arabique). Celui donc qui possède des biens, il lui est permis de les vendre. » (Vol. 4:392) <br /></em> <br /><em>Les dernières paroles de Muhammad sur son lit de mort furent: « Expulsez les païens (les non-musulmans) de la Péninsule arabique. » (Vol. 5:716) </em> <br /><em> <br /></em>Enfin, voici un hadith (présent chez les deux Sahih) absolument révoltant : <br />«<em> L'Heure Suprême [La Résurrection] ne se dressera que lorsque les musulmans combattront les Juifs et les tueront. Lorsque le Juif se cache derrière un rocher ou un arbre, celui-ci dira : Ô musulman esclave d'Allah, un Juif se cache derrière moi viens le tuer. Seul «Al Gharquad» gardera le silence car il fait partie des arbres des Juifs ». <br /></em> <br />Sur ce je me mangerais bien un sandwich rillettes-cornichons moi…. <br /><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7222941-109413657988528267?l=themistocle.blogspot.com'/></div>Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.com20tag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1092658541874213902004-08-16T05:14:00.000-07:002004-08-16T05:16:41.180-07:00Fromage ou dessertVendredi soir j’écoutais l’émission de Michel Field sur Europe 1 dans laquelle des gens téléphonent pour exprimer leurs opinions sur des sujets d’actualités. L’un de ces sujets était la venue du Pape à Lourdes à l’occasion du 15 août. Certains auditeurs téléphonaient pour exprimer leurs désaccords avec le Pape, notamment en ce qui concerne le préservatif, l’infidélité ou l’abstinence. Certains de ces auditeurs se revendiquaient catholiques mais ne pouvaient s’empêcher de déplorer le manque de « réalisme » du Pape ou bien l’inadéquation de sa position avec le monde moderne. Une auditrice, catholique, faisait remarquer que le pape avait une part de responsabilité dans la diffusion du Sida en Afrique tant son opposition au préservatif pouvait pousser les catholiques africains qui suivraient ce précepte à se mettre en danger. D’autres, plus agressifs, accusaient le catholicisme de tous les crimes, mais passons… <br /> <br />Cette émission m’a amené à me faire quelques réflexions. Tout d’abord je ne suis pas croyant, et les religions ont tendance à m’indifférer tant qu’elles ne perturbent pas ma tranquillité et n’empiètent pas sur ma liberté ou sur celle des autres. Ce dernier point est important. Que les musulmans choisissent de ne pas boire d’alcool ou de ne pas manger de porc, c’est leur choix. Ils font ce qu’ils veulent. Que les prêtres catholiques fassent vœux de célibat ou que certaines branches de l’hindouisme s’astreignent à un régime strictement végétalien, je m’en fous. Tant qu’il n’y a pas coercition, tant que ces préceptes n’engagent que ceux qui les suivent et n’impliquent pas d’égorger un infidèle ou un croyant « déviant » pour la paix de son âme, peu me chaud…Ceci étant dit, la réaction de ces auditeurs m’a énervé… <br /> <br />En effet ce que dit le Pape, et l’église en générale, en matière de sexualité ? Le pape dit que le sperme ne peut-être « libéré » que pour la conception de la vie et que une fois « libéré » celui-ci ne doit pas être « entravé » dans sa « tâche ». Ceci au nom de conceptions du sperme, de la vie, de l’âme etc…qui ne sont pas les miennes, soit, mais qui sont celles du chef de l’église catholique et donc de la majorité de l’église elle-même. Et ces conceptions ne sont pas imposées. Il n’y a pas (plus) de brigades de l’inquisition qui viennent vérifier dans les foyers que le coït-interruptus n’est pas pratiqué. Point de châtiments corporels, de bûchers ou de tortures pour les utilisateurs de capotes ou les hommes et femmes infidèles. Non, Jean Paul II se contente de dire : « un bon catholique n’utilise pas de préservatifs mais pratique l’abstinence. Un bon catholique ne trompe pas sa femme ou son mari, un bon catholique ne couche qu’avec son époux ou son épouse, telle est ma position, telle est la position de l’église Catholique Romaine ». Faisons une métaphore. Supposons que j’invente un nouveau sport, disons le football, que j’en écrive les règles et fonde des clubs. Les gens qui s’inscriront dans mes clubs de foot seront tenus au courant des règles du jeu et si jamais ces règles cessent de leur agréer eh bien ! ils demeureront libres de quitter le club et d’aller jouer à un autre sport. Eh bien ces râleurs sont comme un groupe de licenciés qui viendraient protester auprès de moi en réclamant que l’on puisse utiliser les mains au foot. Non content de protester ils exigeraient que je change les règles de mon sport, au nom du « réalisme ». Pourquoi ne quittent-ils pas le club s’ils n’aiment pas les règles ? Pourquoi veulent-ils à tout prix pouvoir prétendre être des footballeurs s’ils ne respectent pas les règles de ce jeu ? <br /> <br />Le procès que l’on fait au pape est donc une supercherie car ceux qui plaident pour un aggiornamento du catholicisme en matière de sexualité ne réclament en fait qu’une caution morale pour leur propre faiblesse ou manque de volonté. Ces gens là veulent le beurre et l’argent du beurre. Ils veulent pouvoir coucher à droite à gauche (c’est leur droit le plus stricte !) mais aussi pouvoir se dire bons catholiques. Pourquoi n’assument.ils pas leur choix ? Encore une fois parce que nous vivons dans une société d’irresponsable ou les gens n’aspirent qu’à avoir un « père » au dessus d’eux qui décident pour eux : un état, un pape…mais en même temps il ne faut pas que ce père soit trop contraignant, il faut que ce soit un papa-gâteau qui cède sur tout car les gens ne veulent pas de la liberté, non, mais ils veulent une petite vie pépère d’enfants gâtés. Le cas du Sida en Afrique est assez représentatif. Une auditrice prétendait que le sida progresse sur ce continent car le pape interdit l’usage du préservatif et que les africains écoutent ces préceptes…résultat ils couchent à droite à gauche et se retrouvent infectés. C’est très triste pour eux, mais si le Pape a une telle influence sur eux pourquoi n’écoutent-ils pas toutes les recommandations du pape ? Le message du Pape c’est « Pas de capote MAIS par contre l’abstinence et pas d’infidélité ! » La deuxième recommandation ne perce pas le crâne semble-t-il. Certainement parce qu’elle est contraignante et qu’elle réclame l’usage de la liberté individuelle.Autre exemple : celui des prêtres. Est-ce au moment de l’ordination que l’on apprend à l’impétrant que à partir de ce moment la galipette c’est fini ? Non ! Il a choisi d’être prêtre en connaissance de cause. L’église ne vient pas enlever les enfants dans les foyers pour les élever et produire des prêtres contraints et forcés! Pourquoi donc les gens n’assument-ils pas leur choix ? Tu veux être prêtre ?eh bien tu ne niques plus ! Tu ne veux pas arrêter de t’envoyer en l’air ? Eh bien tu ne deviens pas prêtre. C’est l’un ou l’autre. Fromage ou dessert ! Et cesse de mettre ta propre indécision, ton incapacité à assumer ta vie et tes choix sur le dos des autres…Voila ce qu’on devrait dire aux râleurs qui trouvent la position du pape en matière de sexualité rétrograde. Moi je le trouve rétrograde, ergo je ne me prétends pas catholique. <br /><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7222941-109265854187421390?l=themistocle.blogspot.com'/></div>Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.com3tag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1091472285121182932004-08-02T11:43:00.000-07:002004-08-02T11:44:45.120-07:00Photos de vacancesRetour de vacances. C’est dur. Après 20 jours de congés me voici de nouveau devant mon écran en espérant ne pas avoir trop manqué à mes lecteurs. Cette année j’ai passé mon temps libre essentiellement dans notre glorieuse capitale, que je connaissais très mal, et Lyon ville chère à mon cœur. <br />Paris est vraiment un bel endroit même si j’ai plus été impressionnée par les monuments et l’offre culturelle de la ville que par le « cachet » de la capitale. Si le Louvre (bâtiment et musée), Notre Dame, le musée d’Orsay, le musée Guimet ou l’arc de triomphe m’ont vraiment émerveillés, les rues, maisons et demeures de Paris ne m’ont pas scotché… <br />En fait ce qui m’a le plus plu à Paris, et qui à lui seul aurait valu le voyage c’est une famille de réfugiés politiques sino-cambodgiens qui m’a accueilli chez elle pendant toute la durée de mon séjour. <br /> <br />J’ai découvert dans un quartier de Paris peu reluisant des gens extraordinaires. Des gens qui travaillent au moins douze heures par jour, des gens qui sont certes accrochés à leurs traditions mais aussi très ouverts à celles de leur pays d’accueil. Une mère qui étouffe de fierté pour ses enfants qui sont premiers de leur classe et brillant dans toutes les matières. Des parents qui par leur exemple et aussi par leur culture inculquent à leurs enfants des vertus de travail et de réussite sociale. L’une n’allant pas sans l’autre. Des gens qui ne se sentent pas des victimes du racisme des « petits blancs », de la société française ou d’une quelconque exclusion. Seulement des gens qui savent qu’ils ont quitté un pays devenu invivable et qui sont grés à la France de les avoir accueillis. Des gens qui voulaient réussir même si c’est dur et qui savaient en arrivant en France, dénués de tout, que pour eux ce seraient plus dur que pour les autres mais que là était le prix de la sécurité.Ces gens ne réclament pas d’aide, pas de commisération. Ils ne parlent jamais d’un quelconque « droit à… » …Juste le droit de travailler, beaucoup, pour permettre à leurs enfants de s’élever et d’être pleinement français. Ces gens savent eux que le bien-être n’est pas un « droit », pour les français de souches comme pour tout immigré. Ils savent que le bonheur ça se gagne et ces fameuses valeurs de « la République » que nos bobos mielleux nous rabâchent et nous resservent à toutes les sauces ils en sont eux pleinement imprégnés. Leurs devises seraient, donner nous la paix, laisser nous travailler et en retour nos enfants seront de Grands français, des gens qui feront la fierté et l’honneur de notre pays d’accueil, le leur. Ainsi pêle-mêle j’ai pu croiser une femme qui parle le français avec un fort accent cambodgien mais qui se passionne pour l’histoire des rois de France et avoue ressentir une formidable émotion devant les fastes de la royauté britannique. Une famille fière de son folklore qui m’a fait goûter, et même abuser, de toutes sortes de spécialités culinaires de son pays d’origine mais qui en même temps fut curieuse de goûter le repas italien que je lui avais préparé. Des gens qui sont profondément bouddhistes mais qui m’ont dit à moi qui suis athée que selon eux la religion chrétienne est la plus généreuse de toute… au point que certains soient devenus, dans un syncrétisme improbable, chrétiens-boudhistes. Des gens qui s’enorgueillissent de fêter noël et le jour de l’an avec la majorité de la population, sans y voir une insulte ou une trahison à leurs coutumes, croyances ou religion… <br /> <br />Bref des gens biens. <br /> <br />Par comparaison mon séjour à Lyon m’a montré une autre face de la France, celle que je déteste. J’étais assis, vers 23H00, à la terrasse d’un célèbre glacier lyonnais avec mon amie et un couple de copains. Soudain autour de nous un espèce de vrombissement nous fit comprendre qu’il se passait quelque chose sur les quais de la Saône juste dans notre dos. Devant nos yeux quatre policiers interpellaient un jeune homme bien propre sur lui et lui passait les menottes sous le yeux affolés de sa mère. Les policiers venaient d’extraire le jeune de son Opel corsa qui, garée sur un passage piétons, gênait le passage. La gêne provoquée par l’engin n’était pas bien grande et probablement que tout se serait réglé par une simple remarque si le conducteur avait bougé son véhicule suite à l’injonction des agents de police. Oui mais voilà, le jeune a protesté, a insulté les policiers et tenté de résister. Ce qui aurait dû se régler en dix secondes est devenu une interpellation en bonne et due forme avec menottage à la clef. <br />A coté de nous, un couple de bobos en tee-shirt Lacoste a alors commencé à déverser sa bile sur les policiers : « les salauds…il ne gênait pourtant pas….il font vraiment chier à jouer aux cow-boys »…Quand nous fîmes remarquer à ces deux lecteurs de Libération que les policiers n’appréhendaient pas le jeune homme parce qu’il était mal garé mais parce qu’il avait refusé d’obtempérer et insulté des représentants de la loi, ils nous ont sorti une sorte de salmigondis à base de « nous aussi on est pour l’application de la loi…mais vous savez à Lyon tout fonctionne par passe droit…il ne gênait pas beaucoup etc… ils ne joueraient pas aux cow-boys dans un Kebab». J’ai cru que mon amie allait les tuer. Notez ensuite l’allusion au kebab qui quelque soit la manière dont on l’interprète est conne. Pour ces gens soit tous les clients de kebabs (comprenez les turcs) sont susceptibles de battre quatre policiers pour venir en aide à un inconnu. Donc pour ces deux bobos tout turc est susceptible de contrevenir à la loi pour un rien. C’est assez comique et paradoxal quand on voit le discours gauchiste qu’ils nous ont tenu et où, si nous avions poursuivi, les termes : solidaire, festif, multiculturel, tolérance et droits de l’homme n’auraient pas manquer d’apparaître. Soit ils considèrent que les « zones kebabs » sont des zones de « non droit » et ils s’en félicitent au nom du lemme incontournable qui postule que tout musulman est une victime et que tout flic est un facho. <br /> <br />Deux cons…à qui il a encore fallu traduire cannelle en anglais pour qu’ils puissent expliquer le parfum d’une glace au correspondant allemand de leur fils…. <br /> Au fait le « vrombissement » était dû au murmure de réprobation de la clientèle toujours prompte à prendre la défense de celui qui contrevient à la loi et à voir dans tout flic un fasciste en puissance. J’adore…<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7222941-109147228512118293?l=themistocle.blogspot.com'/></div>Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.com3tag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1089809690501270582004-07-14T05:51:00.000-07:002004-07-14T05:54:50.503-07:00Cheik Ridley Scott L’heure où nous devrons tous porter notre cilice et nous infliger la discipline quotidiennement approche. Je m’étonne d’ailleurs qu’encore aucune loi n’oblige tous les chrétiens à faire acte de repentance collective pour les crimes et les actes du passé. La meilleure solution serait que l’état, sur la base des actes de naissance et des registres paroissiaux, impose à tous les chrétiens de France et de Navarre de se présenter chez un de leur voisin musulman pour lui offrir la jizyah et lui présenter son dos à fouetter. Mais attention hein !...tout cela de manière festive et multiculturelle ! <br /> <br /> En tout cas, des dhimmis, il n’y a qu’à franchir la manche pour en trouver. <a href="http://www.nationalreview.com/comment/comment-madden110201.shtml">La dernière « œuvre »</a> de repentance de Ridley Scott est en effet son coming out de dhimmis. Encore une fois l’important ce n’est pas la vérité mais une répugnante lâcheté à l’égard de l’islam et des arabes qu’il s’agit de ne surtout pas blesser et d’égratigner dans leur orgueil. On se demande d’ailleurs pourquoi les croisades suscitent une telle aversion et pourquoi les musulmans seraient tellement mortifiés par cet épisode de l’histoire… après tout les croisés ont perdu cette guerre ! C’est une victoire de l’islam !... Mais les Croisades représentent un argument bien pratique pour stigmatiser l’impérialisme et l’intolérance de l’occident. Tares congénitales puisqu’on peut les faire remonter au XI siècle(il y a des implications « génétiques » à creuser là-dedans que les contempteurs du modèle occidental n’aimeraient peut-être pas trop voir développées…)! C’est vrai quoi entre le XIème et le XIIIème siècle seul les européens réglaient leur problème par la guerre ! En fait « Kingdom of Heaven » est le dernier maton de la construction fantasmée d’une « histoire » où d’un coté nous aurions le « modèle » andalous où tout est beau ; où chrétiens, juifs et musulmans vivent dans la paix et l’harmonie, où la culture et le savoir règnent en maître et où le bisounours est l’animal de compagnie le plus répandu ! De l’autre coté : des barbares occidentaux, sanguinaires et assoiffés de conquêtes, de meurtres et de viols… Personne ne se demande ce que les arabes, issus de la péninsule arabique faut-il le rappeler, sont venus foutre en Andalousie ? Les arabes sont bien arrivés là par la guerre et la conquête, à moins qu’on ne me prouve que les rois wisigoths qui régnaient sur le territoire jusqu'à l’arrivé de Tariq se soient ruinés en flyers pour inviter quelques milliers de potes musulmans à une petite sauterie ! Bref, il est impossible de dire, lorsqu’on veut parler d’un événement aussi compliqué et aussi long que les croisades (1099-1291), qui est le gentil et qui est le méchant. Tout simplement parce que les motivations ne sont pas constantes, que les alliances varient, que les actes ignobles ou sublimes sont partagés entre les deux camps. Il y a des héros et des salauds dans les deux camps ! Si l’occident n’a pas à être fier des croisades (ni honteux d’ailleurs) on peut néanmoins dire une chose : en tant que civilisation l’occident s’est toujours adapté aux critères et aux circonstances de l’époque, ce qui n’est pas forcément le cas de l’islam qui vit tourné vers un passé idéalisé, qui se réfère toujours pour ses lois à un livre écrit il y a 1400 ans et qui puise toujours dans la société bédouine de l’Arabie du VIIème siècle l’essentiel de ses représentations du monde. <br /> <br /> Les occidentaux au cours des âges n’étaient pas « les bons » ou «les mauvais », ils faisaient tout simplement comme les autres : ils faisaient la guerre quand tout se réglait de cette manière, ils versaient dans le fanatisme religieux comme d’autre, massacraient comme d’autres etc…Il se trouve seulement qu’à un certain moment les occidentaux se sont mis à faire la même chose que les autres mais plus efficacement. <a href="http://">Pourquoi ?</a> Parce que les fondements psychologiques, et les bases culturelles de leur modèle s’y prêtaient. Ainsi quand l’empire Ottoman est capable de mettre sur pied une formidable flotte pour assiéger Constantinople en 1453, les occidentaux traversent l’atlantique 40 ans plus tard et explorent le nouveau monde. Quand la Chine invente l’imprimerie elle en fait un secret bien gardé et confidentiel. Quand l’occident réinvente l’imprimerie il généralise l’accès à la connaissance et permet l’essor économique et culturel de sa civilisation. Quand la Chine invente la poudre elle fait des feux d’artifices, l’occident lui fait des armes….Oui je sais « c’est pââs bien! de faire des armeuhs » mais dans un monde où TOUT LE MONDE règle ses différents par la guerre, où il n’y a pas de gentils et de méchants mais seulement des groupes qui luttent pour leur survit alors le plus malin c’est de faire des armes. Chaque chose dans son contexte et dans son époque. <br /> <br />Bref ce film est une bonne grosse daube. Si vous voulez voir un bon film d’action avec des épées et des armures tapez vous la trilogie du Seigneur des Anneaux ! <br /><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7222941-108980969050127058?l=themistocle.blogspot.com'/></div>Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.com0tag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1089382043322545512004-07-09T06:56:00.000-07:002004-07-09T07:07:23.323-07:00Un bon p'tit garsIl y a plusieurs indices qui permettent de déceler que les choses ne tournent plus rond. L’affaire d’Outreau, les cas Fourniret et Bodein, nous avaient déjà fourni des exemples de l’incapacité de notre système judiciaire. Incapacité à protéger la société des désaxés, incapacité à les empêcher de nuire. Il semblerait néanmoins que cela ne soit pas encore suffisant et qu’on nous prépare une jolie petite affaire Vincent G.. Vincent G. est un brave garçon, un jeune comme tout les autres, tout ce qu’il y a de plus classique, seulement voilà le 25 septembre 2000, âgé de 15 ans il se lève dans la nuit et larde ses parents de plusieurs dizaines de coup de couteaux. Banal. <br /> <br />C’est en apprenant ce genre de <a href="http://www.lemonde.fr/web/recherche_articleweb/1,13-0,36-371925,0.html">nouvelles</a> que l’on réalise dans quelle société de merde nous vivons. Le but de la justice devrait être, dans l’ordre, protéger les « braves gens » des individus dangereux et punir le crime en infligeant une peine proportionnée à son auteur. La punition est importante à plusieurs titres. Tout d’abord elle peut être dissuasive. Attention je ne dis pas que c’est la panacée et que des peines de prison lourdes voire la peine de mort résoudrons tous les problèmes de criminalité ! Non. Mais ne peut-on admettre que si on essaie d’inculquer des règles de vie commune à tous les membres de la société, et que si lorsque quelqu’un enfreint ces règles rien ne se passe alors les gens ne respecteront pas ces règles? Un autre élément est peut-être à prendre en compte lorsque l’on parle de punition. Un élément que personne n’aborde jamais car bien sûr il est anti-politiquement correct et totalement tabou dans notre France gauchiste des bons sentiments, j’ai nommé la vengeance ! Une personne tue ma femme, mon enfant, un proche…au nom de quoi devrais-je lui pardonner ? <br /> <br />Eh bien les juges ne pensent pas ainsi car après 4 années de procès et d’analyse la justice a décidé hier de le relâcher car voyez-vous le tribunal et sa clique de psychiatres experts, ont été incapables de déterminer si Vincent G. était responsable ou non de ses actes au moment des faits…Il faut bien que vous compreniez Mesdames, Messieurs que l’important pour nos juges ce n’est pas de savoir si ce type est dangereux pour d’autres personnes ou bien s’il a vraiment tué ses parents. De cela nous sommes à peu près sûrs. Non ! l’important c’est de savoir si il savait ou non ce qu’il faisait. Si on peut prouver qu’il n’était pas conscient, c'est-à-dire psychotique, sans être psychopathe (super important comme nuance !), alors c’est comme s’il n’avait rien fait ! Pfiut ! Envolé le double crime ! Anecdotique la mort de deux personnes ! Et s’il tue d’autres personnes après sa relaxe ? C’est pas grââveuh…puisqu’on vous dit que c’est pas de sa faute ! Et puis il faut que le doute lui profite…je cite : <br /> <br /><em>"Cette décision a été prise en considération du doute et le doute doit vous profiter", a déclaré la juge pour enfants Sophie Machinal, présidente du tribunal, précisant à l'attention du jeune homme : "Votre cas échappe au monde judiciaire." Le tribunal a également "commandé moralement" à l'adolescent "d'envisager des soins" mais n'est plus compétent pour ordonner de suivi psychiatrique à partir du moment où il ne prononce pas de condamnation.</em> <br /> <br />Quelle justice de merde pour laquelle le doute profite à un assassin certifié pur jus mais pas aux pauvres bougres qui seront ses voisins, ses collègues ou tous simplement qui croiseront sa route. C’est ce genre de doute qui a profité à la malheureuse Edwige Vallée lorsqu’elle a croisé la route de Pierre Bodein, dit «Pierrot le fou», condamné trois fois à trente-cinq ans de prison et libéré le 15 mars en tant de <em>«détenu modèle»… </em>ou encore les petites victimes de Fourniret qui rencontra quatre psychiatres à Fleury-Mérogis en 1986 – où il était incarcéré pour viols sur des enfants – et qui l'avaient décrit comme <em>«dangereux»</em>, ce qui n’a pas empêché qu'il soit relâché pour commettre ses meurtres en série. <br />En fait la victime c’est Vincent G. ! On ne nous dit même pas son nom de peur que le malheureux une fois libéré soit harcelé par de sales vieux réacs débiles incapables de comprendre les vertus du doute, du pardon et de la réinsertion par la psychiatrie préventive. C’est vrai aussi que notre assassin à l’insu-de-son-plein-gré a beaucoup souffert pendant ce procès : "Après trois jours de débats <em>"très difficiles"</em>, l'adolescent a refusé de parler de <em>"victoire"</em>…mais notez sa grandeur d’âme ! Pas de triomphalisme, il a la victoire modeste. Un brave gars j’vous dit. Tintin à coté de lui est un semi-délinquant…Faudrait pas le mâcher ce petit canard en sucre et d’ailleurs le tribunal du haut de son autorité de gnome s’est contenté de «<em>commandé moralement </em>à l'adolescent <em>d'envisager des soins</em>» car il n’est « plus compétent pour ordonner un suivi psychiatrique à partir du moment où il ne prononce pas de condamnation ». »…On sent la poigne de fer… <br />Il semble heureusement que le préfet du territoire de Belfort ait un reste de sens commun car il vient d’imposer <a href="http://www.liberation.fr/page.php?Article=222515">l’hospitalisation d’office </a>du meurtrier-malgré-lui. Gageons que le SM (au début je pensais que ça voulait dire Saloperie Marxiste mais il parait que c’est le Syndicat de la Magistrature…) va encore couiner contre une attaque envers l’indépendance de la justice. D’ailleurs l’avocat du Tintin de Labétain qui déjà s’était fait honneur la veille en proclamant : <em>« Félicitation aux magistrats (…)qui ont fait le pari de l'intelligence de la raison, de l'intelligence et de la médecine "Je dirais juste que c'est la logique de la médecine, c'est juste le bons sens du tribunal que reflète la décision d'aujourd'hui... » </em>a prouvé aujourd’hui qu’un diplôme d’avocat a de nos jours d’utilité que s’il est triple épaisseur et n’irrite pas la peau : <br /> <br />« Son avocat, Me Alain Dreyfus-Schmidt, a annoncé son intention d'engager plusieurs recours contre cette décision. «<em>C'est de l'eugénisme, de l'acharnement administratif au nom d'une peur diffuse. Il faut que le Français moyen comprenne que Vincent n'est pas un tueur en série»</em>, affirme-t-il en faisant référence au contexte actuel, marqué par les affaires Bodein et Fourniret : <em>«Ceux qui tuent leur père et leur mère, ils ne tuent personne après.»</em> <br />Ah ben si ils ne tuent que leurs pères et mères qui sommes nous pour leur faire des remarques ? <br /><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7222941-108938204332254551?l=themistocle.blogspot.com'/></div>Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.com7tag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1088577843035571452004-06-29T23:37:00.000-07:002004-06-29T23:44:03.036-07:00La femme? Un concept dépassé...Vous savez comme c’est…On surfe sur le net à la recherche d’informations et d’inspiration et puis, aller savoir pourquoi, on finit toujours par se tourner vers les classiques : Le Monde et Libération où on est toujours sûr de trouver une bonne grosse c…ie. C’est vrai quoi ! Si vous ne savez pas quoi « penser », d’ailleurs si vous ne pensez pas, le Monde et Libération sont faits pour vous…on vous pré-mâche votre information, au cas où s’y cacherait un os « mal pensant », et on vous sert une bouillie infâme qui lorsque vous l’aurez digéré fera de vous un magnifique Jean-Jacques Verdot…Aujourd’hui j’ai péché pour vous dans les fosses de l’information-poubelle ce magnifique <a href="http://www.liberation.fr/page.php?Article=219373">article</a> sur le mariage gay. <br /> <br />Avant toute chose disons que je n’ai rien contre les homosexuels. Les gens sont libres de faire ce qu’ils veulent de leur corps et les sentiments ne se commandent pas. Par contre la soi-disant « culture gay » me fait chier. Mais alors vraiment. Voir deux types habillés en latex rose avec des talons aiguilles se rouler des patins sur un char en forme de sexe géant avec autour une bande d’ahuris béats qui ne savent pas trop quoi faire mais qui applaudissent pour ne surtout pas paraître désapprouver eh bien moi ça me gonfle ! Entendre à longueur de journée des homosexuels (soutenus par des médias, des films de propagande et des sociologues-sexologues) revendiquer leur droit à la différence tout en se plaignant d’être victime de discrimination m’exaspère. En effet, les homos veulent d’un coté être considérés comme tout un chacun mais en même temps ils désirent qu’on leur reconnaissent un mode de vie particulier, des goûts vestimentaires propres et le droit d’avoir des lieux (bar, boîtes, magasins etc) qui leur soient réservés et où le personnel est, bien sûr, exclusivement homosexuel (ce n’est pas de la discrimination ça ?). Que personne ne voit le paradoxe entre ces deux exigences me semble une énormité…mais passons. <br /> <br />L’article que je vous ai déniché est une véritable perle car son propos est de montrer que les concepts « homme » et « femme » sont dépassés. En effet qu’est-ce que le mariage d’un homme et d’une femme ? Et bien apprenez que c’est une brute avinée qui tabasse et viole, 3 fois par jours ! une larve soumise et incapable de se défendre. La larve, c'est-à-dire la femme, supporte car sa fonction est de fabriquer (sic !) des enfants…C’est pas moi qui le dit c’est Marcela Iacub. Mme Iacub dit aussi que la femme supporte cela parce qu’elle veut de l’amour…Quel est le rapport entre l’amour qu’un homme porte à une femme et le fait qu’il la tabasse ? Expliquez-moi ! Please. L’idée de ce texte est que le mariage gay est une chance pour les hétérosexuels. Une chance pour que cet esclavage légal qu’est le mariage hétéro se décomplexe… mais cet article est plein de fantasmes, de généralisations stupides. Prenez cet exemple : <br /> <br /><em>«Car les hétérosexuels souffrent beaucoup de l'ordre actuel qui leur permet de se marier et de se procurer des enfants, même s'ils apparaissent, dans les discours de tout le monde, comme de véritables nantis. Ils sont victimes d'un ordre dans lequel deux sujets censés être foncièrement différents (et complémentaires) se battent pour des intérêts contraires grâce à l'appui de l'appareil étatique, dans une sorte de guerre où il est très difficile d'identifier les gagnants et les perdants. <br />D'un côté il y a la femme, présentée comme abusée, frappée, violée et abandonnée par la suite, dont le but n'est jamais le sexe gratuit mais, par ce biais obligé, l'amour et la fabrication des enfants. De l'autre, il y a l'homme, violent, violeur, irresponsable, dont le but est de jouir et de partir sans assumer et sans payer. »</em> <br /> <br />Le mariage est pour ce journaliste le conflit de deux intérêts divergents. On se marie pour obtenir des avantages et l’on concède des droit à l’autre….Cette vision sent à plein nez le vieux réac de gauche (oui, oui ça existe !) qui voit le mariage comme devant mener inévitablement à une situation dominant-dominé….mais c’est fini ça ma petite dame !! la Princesse de Clèves, ça n’existe plus !…de nos jours les femmes, sauf exception, ne se marient plus parce que papa le veut et les hommes parce qu’ils le doivent à papa ! On se marie parce qu’on le veut, parce qu’on pense que la personne choisie sera la bonne…. Je ne voudrais pas entrer dans une théorie de l’amour mais ne peut-on pas considérer que les gens se marient parce qu’ils s’aiment ? C’est trop compliqué à imaginer ? Penser qu’un homme se marie pour le « sexe gratuit » et la femme pour fabriquer (re-sic !) des enfants est certes beaucoup plus simple…. <br /> <br /> <br />L’article de Iacub est rempli de clichés et de court-circuit de raisonnements. Par exemple il va de soit pour l’auteur que seulement dans les couples gays existe une parfaite tolérance des goûts du conjoint. Ainsi n’importe quel couple gay pourra être soit sage soit s’envoyer en l’air dans des back room <br /> <br /><em>« Ils pourront faire le choix d'entrer dans des couples stables et reconnus, mais aussi ou en même temps de profiter des saunas et des back-rooms. Ils pourront non seulement regarder la télé le dimanche avec leur chien, mais aussi coucher avec des inconnus dans les toilettes d'une gare mal aménagée. »</em> <br /> <br />Mais est-ce que ça n’existe pas aussi des couples hétéros qui parfois regarde la télé et parfois vont s’envoyer en l’air dans des boîtes échangistes ? Pour madame Iacub non, c’est réservé aux couples homosexuels. Il n’y a pas de jaloux chez les homosexuels ? Il n’y a pas de possessif ? Quelle opinion cette femme a-t-elle des sentiments qu’éprouvent les gays pour leurs conjoints ? Quelle insulte pour deux hommes ou deux femmes qui s’aiment ! <br /> <br /><em>« Dans ce paysage gris, où le sexe et l'amour ne sont jamais gratuits mais toujours risqués, où tout se traduit tôt ou tard en argent, où le visage des coupables et des victimes sont connus d'avance, le mariage gay introduirait dans le même espace symbolique une alternative qui éloignerait peut-être la conjugalité de l'étrange rituel sacrificiel qu'elle est aujourd'hui. » <br /> <br /> <br /> « En cas de divorce, l'absence de la victime féminine fera que personne ne sera accablé par des prestations compensatoires et des pensions, car d'un homme l'on demande qu'il soit autonome et qu'il ne se fasse soutenir par personne. » </em> <br /> <br /> <br />Donc Marcela Iacub n’imagine le mariage hétérosexuel que comme devant mener au divorce. C’est inévitable, consubstantiel. Et ce divorce est obligatoirement un déchirement, Tout se termine par de l’argent, c'est-à-dire devant les tribunaux…Mais est-ce que Mme Iacub pourrait nous expliquer pourquoi et comment un mariage homosexuel qui serait institutionnalisé échapperait à la fatalité du divorce tumultueux ? Peut-être imagine t-elle que les couples gays seraient épargnés, par quelques miracles incompréhensibles, par le destin. Mais là on en revient au début : On ne peut pas être « comme tout le monde » sans « divorcer comme tout le monde »…Suis-je bête ? la réponse est simple. Dans un couple gay il n’y a pas de larve chialeuse, comprenez de femme. Un homme, gay ou pas, c’est fort, ça assume ! En plus les gays, autre trait distinctif, lorsqu’ils se séparent de leurs conjoints le font toujours le sourire aux lèvres, dans le calme et sans acrimonie…jamais ! C’est vraiment trop cool…Ca me fait penser à une publicité pour des tampons hygiéniques : avec les gays on peut tout faire sauf qu’ici ce n’est pas du vélo ou de la piscine mais des mariages heureux, des divorces heureux, des infidélités heureuses etc… <br /> <br />Continuons dans le délire : <br /> <br /><em>« Si jamais l'on arrivait à faire admettre la filiation homoparentale, le domicile alterné des enfants s'imposerait de lui-même, car l'un comme l'autre seraient considérés également inaptes et donc également aptes pour les élever. Qui plus est, le fait d'avoir des enfants ne les écraserait point comme c'est le cas pour les femmes, car, pour les hommes, les enfants, lorsqu'ils les veulent, sont une responsabilité et un plaisir, mais non point un destin.»</em> <br /> <br />Notons d’abord que l’important pour un couple qui divorce n’est pas que les enfants souffrent le moins, non ! C’est que, puisque les deux parents homosexuels sont aussi incapables l’un que l’autre d’élever des enfants, ils deviennent de fait tout aussi capable l’un que l’autre de le faire ! C’est vraiment la politique du pire. Les gamins on s’en fout ce qui compte c’est qu’il n’y en ai pas un meilleur que l’autre…Ensuite notons que faire des enfants est le « destin des femmes ». C’est gentil pour elles….dans un article qui se veut avant-gardiste et qui défend une société progressiste rabaisser les femmes au rôle de mères pondeuses est assez paradoxal. Le destin des femmes n’est ni plus ni moins que celui des hommes : s’accomplir dans leur vie. Les femmes ont cet avantage, ou ce désavantage selon l’opinion que l’on a, de pouvoir porter des enfants. Elles choisissent d’en avoir ou non mais ce n’est en rien leur « destin ». <br /> <br />Vous reprendrez bien encore un peu de ridicule? <br /> <br /><em>« Il serait par ailleurs difficile qu'un juge veuille entendre quoi que ce soit concernant les violences conjugales, car on dira au présumé victime qu'il est assez grand et autonome pour partir s'il le souhaite. On ne comprendra pas pourquoi un homme reste avec un autre qui le frappe et qui le viole trois fois par jour. Ainsi, les couples gays imposeront progressivement aux pratiques sociales et judiciaires de nouvelles normes, plus égalitaires. »</em> <br /> <br /> <br />Maintenant qu’il est établi que le mariage hétéro est une forme légalle d’esclavage et de viol de la femme, il ne faudrait pas croire qu’une telle injustice puisse également advenir dans les couples homosexuels. Bref un homme de 60 kilos qui se laisserait frapper ou martyriser par un homme de 100 kilos cela aurait quelque chose de choquant…Ce que Mme Iacub ne comprend pas c’est que ce paragraphe insulte les homosexuels. Elle qui croyait les défendre, la pauvre ! Bon…il insulte aussi les femmes, mais ça on l’avait déjà compris mais là où sa vision est insultante pour les homos c’est qu’elle nie la profondeur des sentiments que deux hommes peuvent éprouver l’un pour l’autre. Dans de trop nombreux cas de femmes battues la victime dit aimer son bourreau. Et très souvent c’est le cas car l’amour a cela de particulier qu’il est complètement irrationnel et que parfois il transcende la douleur ou les vexations que l’être aimé nous fait endurer. Pour Mme Iacub un homosexuel est une machine. Sexuelle forcément. Une machine incapable de ressentir des sentiments, certes pathétiques en ce qu’ils révèlent qu’une victime est attachée à son bourreau mais profondément humains, typiquement humains. <br /> <br />PS: Au cas où l'article ne serait plus consultable sur le site de Libération allez <a href="http://pf.intraordinaire.com/viewtopic.php?id=239">ici</a>. <br /><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7222941-108857784303557145?l=themistocle.blogspot.com'/></div>Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.com10tag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1088507437389252412004-06-29T04:08:00.000-07:002004-06-29T04:10:37.390-07:00Les conquérantsUne anecdote rapporte qu’après la bataille d’Issos, Darius III, Grand roi de l’empire Perse Achéménide, fit cette proposition à Alexandre le Grand : « Faisons la paix, prends ma fille pour épouse et en dote je te donnerais la moitié de mon empire, celle que tu as déjà conquise ». Entendant cette proposition, Parménion, vieux général macédonien, se serait exclamé : « Si j’étais Alexandre, j’accepterais ». Alexandre rétorquant à son général aurait dit « Moi aussi si j’étais Parménion … ». Comme il n’était pas Parménion mais Alexandre, Alexandre le Grand, il refusa, conquit l’empire perse et conduisit ses armées jusqu’en Inde pour découvrir les limites du monde et contempler de ses yeux « l’océan extérieur ». Là seulement, sous la pression des ses troupes épuisées, il accepta enfin de revenir sur ses pas et de se contenter de l’immensité qu’il avait conquise. <br /> <br />En 1519 Hernàn Cortes, petit noble espagnol pauvre et misérable, débarquait sur les côtes de l’actuel Mexique à la tête de 508 hommes, une centaine de marins, 16 chevaux et 14 canons. Avec cette poignée d’hommes il prétendait vaincre les dizaines de milliers de guerriers aztèques et conquérir l’immense empire de Moctezuma. Pour ne pas être tenté de revenir sur ses pas, il fit brûler ses bateaux à peine débarqué. Les conquistadors devaient alors vaincre ou périr. La geste de ces hommes, si décriée aujourd’hui, suscita les magnifiques vers de José Maria de Heredia : <br /> <br />Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal, <br />Fatigués de porter leurs misères hautaines, <br />De Palos de Moguer, routiers et capitaines <br />Partaient, ivres d'un rêve héroïque et brutal. <br /> <br />Ils allaient conquérir le fabuleux métal <br />Que Cipango mûrit dans ses mines lointaines, <br />Et les vents alizés inclinaient leurs antennes <br />Aux bords mystérieux du monde occidental. <br /> <br />Chaque soir, espérant des lendemains épiques, <br />L'azur phosphorescent de la mer des Tropiques <br />Enchantait leur sommeil d'un mirage doré; <br /> <br />Où, penchés à l'avant de blanches caravelles, <br />Ils regardaient monter en un ciel ignoré <br />Du fond de l'Océan des étoiles nouvelles. <br /> "Les Conquérants", José Maria de HEREDIA <br /> <br /> <br />En 1779 Napoleone Buonaparte est un petit écolier, pauvre et boursier, dans l’école militaire royale de Brienne. Il ne parle pas bien le français, ses camarades se moquent de lui, le climat, les moeurs et la mentalité de la région et du pays lui sont étrangers…Un avenir d’officier subalterne, dans une arme peu prestigieuse : l’artillerie, s’ouvre devant lui…or le 2 décembre 1804 ce même petit écolier est couronné à paris Empereur des Français sous le nom de Napoléon Ier. Après 20 batailles victorieuses, par sa volonté, son courage, son intelligence le petit corse a plié le cours des événements à son bon vouloir et s’est bâti un destin à nul autre comparable. Alfred de Musset dit de lui « Un seul homme était alors en vie en Europe ; le reste des êtres tâchaient de se remplir les poumons de l’air qu’il avait respiré. » <br /> <br /> <br />Pourquoi donc est-ce que je parle de cela ? Parce que une société, et plus particulièrement son état de décadence, sa vitalité et sa capacité à progresser et à franchir les difficultés se définissent par les héros et modèles qu’elle se donne. <br />Un « héros », un « modèle » ou pour employer un vocable plus moderne « une star » sont les révélateurs des aspirations d’une société, des vertus et des valeurs qu’elle met en avant et qu’elle se donne comme porteuses de son avenir. <br />Qui sont les héros des temps modernes ? Zidane, Céline Dion, Leonardo di Caprio…Je n’ai rien contre ces personnes qui sont toutes excellentes dans leurs professions. Zidane est un fantastique joueur de foot, le meilleurs du monde aux dires de certains, mais est-ce suffisant pour être l’idole des jeunes ? Quelles qualités, quelles vertus sont mises en avant par un Leonardo di Caprio? Certainement pas ce dont l’occident a besoin pour faire face aux défis qui l’attendent… <br />Qu’est-ce qu’un héros ? C’est un être dont on admire les réalisations et les exploits. Sans forcément les cautionner tous et toutes, sans renier la part d’ombre et les turpitudes de ce héros. Un héros n’est pas forcément un être pur et angélique mais c’est au moins un être à qui on reconnaît quelque chose d’exceptionnel. Des dons, vertus ou qualités développés à un point incomparable : le courage, la volonté, l’intelligence, le sens des responsabilités, etc... Oui un héros n’est pas un ange. Au contraire il est pleinement humain car pour être un modèle il faut que l’on ai l’espoir d’être comme lui, d’approcher ses vertus qui lui on permis d’accomplir des réalisations que tout autre aurait jugé impossible et que tout autre aurait échoué à accomplir…C’est pour ça, par exemple, que un Dieu ne peut être un modèle. <br /> <br />L’histoire de l’occident, et de toute civilisation, est jalonnée de héros qui ont peuplé les rêves des enfants et les ont poussés, devenus adultes, à vouloir surpasser leur modèle. Alexandre était connu du Moyen-âge, au travers du Roman d’Alexandre, Achille, Ulysse, Charlemagne, Roland, Bayard, Saint Louis, Cortes, Napoléon furent des héros qui motivèrent les européens pour toujours aller de l’avant. Or le temps des héros est mort avec l’irruption des grandes idéologies politiques. Les politiciens avaient conscience de la nécessité pour une société d’avoir des êtres idéalisés à prendre comme références. Ils n’avaient pas la prétention de remplacer ces modèles et en 1870 encore personne ne rêvait d’être un Thiers ou un Gambetta... Ces idéologies se sont évertuées à rabaisser les héros antiques et les vertus qu’ils véhiculaient en taxant ceux qui admiraient leurs faits et gestes de réactionnaires, de nationalistes, de catholicards ou de racistes. Les premiers politiques qui prétendirent prendre la place de ces héros avaient peut-être une véritable stature, tel De Gaulle, mais leurs épigones, qui avant d’être politiques n’avaient jamais rien été, au contraire d’un De Gaulle, n’avaient rien à proposer que la magouille, la bassesse politicienne, l’absence d’envergure. La ruse, la fourberie, la compromission, traits de caractères éminemment politiciens ont prétendu remplacer le courage, la noblesse et la volonté… <br /> <br />Or, comme l’homme ne peut remplacer naturellement dans son panthéon des valeurs le courage par la compromission, les politiciens ne sont pas devenus les héros des temps modernes. Qui rêve d’être un Chirac ? Que restera-t-il de l’image d’un Chirac dans 100 ans ? Rien. Les héros modernes sont maintenant des sportifs, des chanteurs et des acteurs. On croit voir un exploit digne de figurer dans les mémoires quand Zizou fait une roulette ou quand Leonardo di Caprio fronce le sourcil…Ces pitoyables ersatz sont à interpréter comme la déliquescence d’une Europe sans ressort et sans rêve. Par masochisme et goût plus que prononcé pour l’auto flagellation nos médias, intellectuels, psychologues, les chiennes de garde, rebelles de papier et autres ont détruit toute aspiration à la grandeur. Non pas la grandeur synonyme d’écrasement et d’éradication de l’autre, qui n’est que le crime, mais la grandeur exprimée dans le rêve que tout un chacun peut avoir d’aller plus loin, plus haut que les autres. Ce rêve alimenté par l’exemple d’hommes tel Alexandre, est devenu synonyme de la domination de l’occident. Vouloir « voir l’océan extérieur » est considéré comme une tare, une trahison sociale car c’est vouloir être différent des autres…enfin meilleurs que les autres. <br /> <br />Alors traitez moi de réac, de nationaliste ou même de raciste, je m’en fou ! les héros que j’aime, ceux à qui je voudrais ressembler et dont je parlerais à mes enfants ont pour nom Alexandre, Cortes, Hector ou encore Napoléon. <br /><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7222941-108850743738925241?l=themistocle.blogspot.com'/></div>Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.com10tag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1088413912050738662004-06-28T02:07:00.000-07:002004-06-28T02:13:22.893-07:00Le bon et le mauvais totalitarismeOn a tous des souvenirs d’enfance. Des moments qui nous ont marqués et qui, lorsqu’on y repense, suscitent en nous un brin de nostalgie et d’attendrissement. En ce qui me concerne je me souviens de mon grand père qui revenait du marché, juché sur sa mobylette Peugeot 102 avec sous son bras le dernier numéro de pif gadget qu’il avait acheté sachant que je l’attendais avec impatience. Je me précipitais sur le magazine, arrachais la couverture plastique et montais mon gadget en quatrième vitesse. Je me souviens encore de ma joie à retrouver mes héros préférés : Pif et Hercule, Dr Justice, Rahan, Pifou, Placide et Muzo…. <br /> <br />Oui, parfois une petite pointe de nostalgie me pique au cœur quand je pense à ces moments. C’est un jour ou je discutais de ce magazine culte avec mes amis que me vint l’idée de me renseigner sur ma passion d’enfance : qu’était donc devenu Pif le chien ? <br />Alors j’aime autant vous le dire tout de suite je suis tombé des nues….comme dirait Charly Babitt « Pif c’est caca… » . Moi qui avais tant aimé ce magazine je découvrais, devenu adulte, que le journal était la propriété de la Bête, le Mal…l’extrême droite quoi ! En effet, pif fut fondé en 1969 par des ex-scénaristes de <a href="http://univers.bdnet.fr/9782846030168/alb.htm">« Téméraire », </a>un journal illustré pour les enfants publié pendant la secondes guerre mondiale en zone occupée et véhiculait des thèses clairement nazi…Vous imaginez le choc…La société qui publiait le magazine fut rachetée par la maison d’édition du Borgne de la Trinité sur Mer en 1973 et le journal fut utilisé à des fins de propagande pour subrepticement distiller des idées d’extrême droite au sein de la population. Le projet était d’autant plus fourbe qu’il visait la frange de la population la plus fragile et celle où de telles idées avaient le plus de chance de germer et de porter des fruits, c'est-à-dire la jeunesse ! <br /> <br />Cela vous parait étrange ? Pas tant que ça quand on y réfléchit…prenez par exemple l’un des héros fétiches du magazine : Rahan, le fils des ages farouches. Rahan est blond, imberbe, élancé et intelligent. Ses traits sont ceux d’un homme moderne, ses arcades sourcilières notamment sont beaucoup moins prononcées que celles des autres hommes qu’ils croisent. Ces hommes d’ailleurs sont bruns ou noirs. Ils ont une pilosité prononcée et parfois une démarche bestiale. Leurs faciès sont clairement primitifs et ils évoquent le singe quand on les compare à Rahan. Rahan est intelligent on l’a dit, mais il est surtout civilisé : il respecte celles qui marchent debout, il ne tue pas les êtres humains et évite même de tuer les animaux quand il le peut. Les autres, les bruns et les noirs, sont des barbares, des cannibales ; ils sont superstitieux et meurtriers. Bref, ce sont des primitifs qu’un grand blond vient initier à la culture et à la civilisation… <br />Prenez un autre héro : le docteur Justice…étrange non ? ce médecin blanc qui donne des leçons d’art martiaux aux asiatiques et tabasse des noirs dans tous les recoins mal famés de la planète…hum ? <br /> <br />Imaginez donc mon horreur quand j’ai appris que les héros de mon enfance étaient en fait des outils de propagande au service d’une idéologie puante, cause de la mort de 60 millions d’être humains, du génocide des juifs. Or qu’est-ce que j’apprends ? Pif, qui avait cessé de paraître 1993, va ressortir dans les kiosques cet été avec à la tête de rédaction les mêmes salauds qu’avant, ou du moins leurs dignes successeurs et leur héritiers par la pensée…Comment en France autorise-t-on de telles choses ? Serions nous aux Etats-Unis où la liberté d’expression est sans cesse bafouée et où on veut interdire d’expression Michael Moore en censurant son film qui ne sera diffusé « que » dans 1000 salles… <br />En France on pousse des cris d’orfraie à la simple idée d’autoriser l’installation d’un distributeur de boisson sponsorisé par COCA-COLA dans un lycée. En France on s’émeut qu’un <a href="http://actu.voila.fr/Depeche/depeche_media_040624163828.6fx45hw5.html">industriel de l’armement </a>puisse racheter un groupe de presse, on hurle à l’atteinte contre la diversité quand <a href="http://pax-imperia.blogspot.com/2004_04_01_pax-imperia_archive.html#108284002833181747">une maison d’édition rachète une autre maison d’édition </a>d’un bord différent mais on laisserait le FN vendre sa merde à des enfants, des ENFANTS ! Sans que personne ne réagisse ? <br /> <br />Non, Messieurs, Mesdames rassurez-vous…cela ne sera pas ! Cela ne sera pas car Pif n’est pas la propriété du FN. Je vous ai menti. Non Pif appartient au camp du Bien. Pif appartient au <a href="http://www.actuabd.com/article.php3?id_article=1549">Parti Communiste Français</a> et fut fondé par une filiale de l’Humanité. <a href="http://www.lentreprise.com/actu/6913.1.html">Les valeurs</a> que Pif a véhiculé et va continuer de répandre dans le cœur de nos enfants ne sont pas les abjections de Hitler mais l’amour du prochain, le respect de la vie, la tolérance ; comme l’ont défini Staline, Mao, Pol Pot ou Mengistu…Vous voilà rassurés ? Bien sûr que vous êtes rassurés. <br />Oui bon d’accord le communisme c’est 100 millions de morts en bas de l’ardoise mais c’est pas pareil. Vous comprenez il y le mauvais totalitarisme, qui tue… et puis il y a le bon totalitarisme !…qui tue, bon d’accord, mais c’est pas pareil, c’est le bon totalitarisme ! <br /><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7222941-108841391205073866?l=themistocle.blogspot.com'/></div>Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.com2tag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1087998554713149702004-06-23T06:43:00.000-07:002004-06-23T06:49:14.713-07:00Du vrai rôle de la presseQuestion: Est-ce que parmi vous il y en a encore qui croient avoir une opinion personnelle sur une actualité qui leur serait rapportée de manière honnête et objective par nos médias nationaux ? Oui ? Ah j’en vois trois dans le fond qui lèvent le doigt…arrêtez-les et fusillez-les sur le pas de la porte ! Quoi ?! Ce que je vous dis vous choque ? Mais enfin, c’est Saddam Hussein qui procédait ainsi, pas Bush…alors ? Vous voilà rassurés ?... tant que ça n’a rien à voir avec Bush c’est idéologiquement pur ! Alors pourquoi râlez-vous ? <br /> <br />Bon mais là je m’égare…il y a quelques jours je vous parlais du monde et de son ex-futur procès contre les auteurs d’un livre très critique envers l’Institution…Il semble que l’affaire ne soit pas complètement close puisque Plénel et Colombani ont ressenti le besoin de s’exprimer respectivement sur la revue « Infini » et sur « La Règle du Jeu » du servile BHL. <a href="http://www.lexpress.fr/info/societe/dossier/lemonde/dossier.asp">Voici l’article</a> que l’express consacre à l’affaire. <br /> <br />Bon je passe sur le passé pétainiste du Monde. C’est un non-évenement. Tous les français savent bien que entre 40 et 45 tous les habitants de la France, sans exception, étaient vichysto-nazo convaincus et qu’une bonne épuration post-conflit aurait consisté en la mise en détention de 40 millions de collabos et leur remplacement par….bah ! je ne sais pas, n’importe quels damnés de la terre aurait fait l’affaire…. <br /> <br />Non le morceau de bravoure de BHL le voici : <br /> <br /><em>« Toutefois, revenant à ses jeunes années, Bernard-Henri Lévy va plus loin, en développant, dans un mélange de déconstructionnisme américain (rien n'est réel) et de pur léninisme (les moyens sont au service des fins), une défense théorique de la nouvelle conception du journalisme incarné par le tandem Colombani-Plenel. «L'histoire n'existe pas»; «La vérité existe mais se dit en plusieurs sens»; «Il n'y a plus d'information nue [...], plus de vérité sortie du puits». Mais une «guerre des mots et des images; des rapports de force entre pouvoirs, qui, chacun dans sa langue et pour son compte, tentent de s'approprier ces mots, ces images». <br /> <br />Dans cette «guerre», il faut s'y faire, les journalistes sont des «quasi-romanciers» dont la parole «se tient toujours, par force, aux lisières de la fiction, du songe, du mensonge». Ils doivent prendre la relève des politiques, défaillants: «Le journaliste n'est pas le messager du monde, mais l'un de ses acteurs.» Son rôle est de «donner forme non seulement à l'événement, mais aux esprits eux-mêmes qui vont avoir à évoluer, une fois l'événement survenu, dans son vertigineux tohu-bohu. Faire l'opinion autrement dit». <br /> <br />Bernard-Henri Lévy défend cette fabrication de l'opinion dans les fameuses Unes-éditoriaux du Monde, «noblesse d'un métier qui fait de l'événement non point le départ, mais le point d'arrivée de son travail». Ce n'est donc pas sans logique que sa plaidoirie propose comme modèles Sartre et Foucault - «nos maîtres en journalisme transcendantal» - lesquels ont écrit, sur l'URSS, Cuba, l'Iran ou le terrorisme, les pires dénis idéologiques de la réalité. <br /> <br />«L'affaire Le Monde», La Règle du jeu, mai 2004. <br />«Le Monde et La Face cachée du Monde», L'Infini, été 2004. »</em> <br /> <br />Donc pour BHL le rôle de la presse n’est pas d’informer mais de pondre des jolis mensonges dans le but de former « non seulement l’événement, mais les esprits ». Le choix des termes est important « former » et « avoir à évoluer »… En gros pour BHL le rôle de la presse est d’effectuer un lavage de cerveau du lecteur qui DOIT, de force, évoluer…on comprend mieux l’allusion au pur léninisme de la pensée BHLienne….Le journaliste est soit un romancier soit un menteur…peut importe les faits puisque comme le dit BHL ce ne sont pas les événements qui commandent l’article mais le journaliste qui propose sa vision du monde et plie ensuite les événements à cette vision. Bref la défense du monde par BHL est : De vilains pétainistes s’en prennent au Monde alors que celui-ci à su s’extirper de la gangue d’extrême droite pour parvenir à la perfection journalistique. C'est-à-dire, mentir, travestir les faits, pondre des romans et modifier l’opinion des socio-traîtres qui auraient encore l’outrecuidance de se croire capable d’analyser l’actualité par eux-même. <br /> <br />Alors, après ça ne venez pas vous plaindre si on vous dit que le 11 septembre est un immonde complot sioniste organisé par la CIA ou si Michael Moore obtient la palme d’or à Cannes. C’est pour votre bien, des journalistes citoyens s’activent à réécrire l’histoire pour que vos petits esprits récalcitrants rentrent enfin, de force s’il le faut, dans le moule de la pensée vraie que vous ont concocté les Medias franchouilles. <br /> <br />Ah et puis merde….fusillez-moi tout ça sur le pas de la porte. Ca ne peut pas leur faire de mal, puisque c’est le Rais laïc et philanthrope de Bagdad qui le dit et pas le sale cloporte fascisto-texan. <br /> <br /> <br />PS : Au fait ce que je disais <a href="http://themistocle.blogspot.com/2004/06/la-face-cache-du-monde.html">ici</a> il y a quelque jours sur cette affaire de procès est dit aussi <a href="http://www.liberation.fr/page.php?Article=213398">ici</a> <br /><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7222941-108799855471314970?l=themistocle.blogspot.com'/></div>Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.com1tag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1087383081079911362004-06-16T03:50:00.000-07:002004-06-16T03:51:21.080-07:00Le relativisme culturelLe relativisme culturel…Qu’est-ce encore que cela ?? Le relativisme culturel fait parti de ces maladies mortelles qui s’en prennent à l’Europe, et plus largement à l’Occident, et qui ont décidé sa mort. Comme l’islamisme, l’anti-libéralisme, le droit de l’hommisme ou l’alter mondialisme. Mais qu’est-ce donc exactement que ce relativisme culturel ? <br />C’est une attitude qui consiste à croire que toutes les cultures, toutes les civilisations en un lieu et parfois en un temps donné se valent. Le relativisme culturel postule que toute comparaison entre deux sociétés, comparaison basée sur les valeurs ou les coutumes de ces sociétés est vaine. Pire, faire de telles comparaisons est en fait du racisme, ou de l’impérialisme. Précisons quand même que de telles sentences ne s’appliquent pas partout et de la même manière selon la civilisation que l’on juge et selon la civilisation à partir de laquelle on juge. Prenons un exemple. Un « relativiste » refuse de comparer la société saoudienne et la société européenne. Il admet qu’il y a des différences, fondamentales même, mais il ne reconnaît aucun droit à l’occidental de dire que la culture européenne est mieux que la culture islamique. Un inconscient qui se risquerait à énoncer une telle chose serait immédiatement cloué au pilori par toutes les associations anti-racistes que compte la France. Si je dis que le rôle des femmes dans la société occidentale, la position et la considération qui leurs sont accordés, sont supérieurs et préférables à ce qu’est le sort de la femme dans le monde musulman alors je suis un raciste….Le relativiste ne niera pas, je le répète, les différences mais m’interdira de juger à partir de « mes » valeurs, « leurs » valeurs. Selon lui, prétendre utiliser des valeurs occidentales pour juger des mœurs autres est du racisme. Pour le relativiste si lapider les femmes adultères est « bon » pour les musulmans ce n’est pas à nous, au nom de nos valeurs, de les critiquer. <br />Or moi je ne suis pas relativiste, mais pas du tout. Je pense effectivement que le modèle occidental est le meilleur. Qu’il a prouvé cela par ses résultats. Les sociétés occidentales ou ayant adopté le modèle occidental sont les plus libres, les plus prospères et les plus justes. Et cela à cause des valeurs constitutives du modèle occidental. <br />Une telle affirmation pose de nombreuses questions. Tout d’abord qu’appelle t-on « valeurs » ? Existent-il des valeurs universelles ? Sinon comment juger un système de valeurs à partir d’un autre système de valeurs ? <br />Les « valeurs » d’une société représentent la manière dont celle-ci appréhende le monde. Comment elle interprète sa complexité et sur quels fondements elle base son développement. Les valeurs d’une société c’est sa culture, sa civilisation. On pourrait dire, pour l’occident, que la liberté et l’individualisme sont deux valeurs fondamentales. Pour l’occidental l’homme a vocation à être libre. De même l’occidental se conçoit avant tout en tant qu’individu. La famille, le groupe ou la tribu ne sont pas des notions étrangères à l’occident mais l’individu prime sur le groupe. D’autres valeurs peuvent être transmises par les religions. Ainsi le travail est une valeur fondamentale pour l’Occident. Il nous vient du christianisme. Dans l’Antiquité travaillent les non-libres, les esclaves. C’est donc dévalorisant. Le christianisme, dans la Genèse, introduit le travail comme moyen de salut. L’homme rachète son péché originel par le travail et ainsi les prêtres n’eurent de cesse de valoriser le « labor » jusqu'à faire du travail une valeur constitutive de l’identité européenne. <br />Si chaque société, isolée, a pu développer son propre corpus de valeurs il faut encore savoir si certaines de ces valeurs sont universelles. C’est-à-dire si elles sont « bonnes » et applicables à l’ensemble de l’humanité et non pas seulement à la société qui les a développées. Tout d’abord disons qu’une valeur, seule, n’est rien. Si on parle d’universalisme on parle de l’ensemble du corpus de valeurs. En effet chaque valeur isolée perd tout son sens des lorsqu’elle n’est pas associée aux autres valeurs qui se sont développées concomitamment. Ainsi qu’est-ce que le travail sans la liberté d’en jouir ? Qu’est-ce que la liberté dès lors qu’elle est soumise au dictat du groupe ? Bref parler d’universalisme c’est parler de l’universalisme d’un corpus, d’un modèle. Le modèle occidental, le modèle chinois etc…Sur Terre il existe de nombreux modèles de sociétés, sont-ils tous universels ? En existe-t-il un d’universel ? Ou bien sont-ils tous relatifs, c’est-à-dire propres à un groupe, en un endroit et à un moment mais pas transposables ailleurs ? Rayons immédiatement la première possibilité. Un modèle universel est forcément unique. Car l’universalité implique que ce modèle est le meilleur. Pas parfait mais le meilleur. Or le fait d’être le meilleur doit l’amener, à plus ou moins long terme, à s’imposer, donc à être unique. Certains diront qu’un modèle moins bon qu’un autre pourrait s’imposer à l’ensemble de l’humanité au gré de hasards historiques ou sociologiques, mais cela est irréaliste. Tout d’abord parce que pour qu’une société passe d’un modèle à un autre il faut du temps et le temps ne travaille jamais en faveur des modèles les moins performants. Il se peut que pendant une période assez longue, au moins à l’échelle d’un homme, un système inférieur commence à s’imposer là où existait un modèle supérieur mais il est impossible qu’à la fin il triomphe partout et ce du simple fait de la concurrence des systèmes et du tropisme humain à se tourner vers ce qui lui convient le mieux : le modèle de société le plus performant. Ainsi donc, si un modèle inférieur, dit universel, ne peut s’imposer partout il perd de facto sa prétention à l’universalité. <br />En fait il ne peut exister qu’un seul modèle universel, même si de nombreux systèmes de valeur peuvent prétendre à l’universalité. Le cas d’une humanité où aucun système ne serait universel, cas qui a les faveurs des relativistes, n’a pas plus de sens car un système universel n’est pas définit comme parfait mais comme meilleur. Même sur une Terre où n’existerait que barbarie, chaos et injustice il y aurait toujours un groupe d’individu pour inventer une tyrannie un peu plus douce que les autres et qui, de ce fait, parce qu’elle attirerait les autres êtres humains, deviendrait universelle ! <br /> <br />Une fois qu’on a admis qu’il existe un, et un seul, système universel reste à déterminer, parmi tous les modèles de sociétés que l’homme a inventés, celui qui est le meilleur. Là est toute la difficulté ! Bien sûr chacun est tenté de dire que son système de valeurs est universel. C’est normal et c’est même indispensable. Un corpus de valeurs ne s’affirme comme universel qu’en « se frottant » aux autres. En fait c’est la compétition qui est le moteur. Je dis compétition mais je ne dis pas guerre ou lutte. La compétition c’est la comparaison ; la lutte c’est l’éradication. Comparer c’est chercher à progresser : « qu’as-tu à proposer ? C’est mieux, je prends ! ». D’ailleurs un modèle qui chercherait à s’affirmer comme universel en éradiquant physiquement les individus d’une autre Société perdrait immédiatement sa vocation à l’universalité car s’il doit commettre un génocide pour s’imposer c’est que ses valeurs, son corpus, ne sont pas assez « forts » ou « bons » en eux-mêmes et pour séduire n’importe quel individu. Pour déterminer quel modèle est le meilleur il faut donc permettre à l’humanité d’accéder à l’ensemble de l’offre. Favoriser l’information donc. Libéraliser. D’autre part il ne suffit pas que les individus d’un modèle concurrent aient accès au meilleur modèle pour que celui-ci s’impose aisément et en peu de temps. Il faut encore que les individus de la Société au modèle universel aient confiance dans ce modèle, qu’ils le ressentent eux-mêmes comme le meilleur. Sinon quels mauvais commerciaux ils font ! <br /> <br />Quand on a une idée de ce que pourrait être un système de valeurs universel le relativisme culturel prend un tout autre aspect. Les critiques adressées à ceux qui pensent que le modèle occidental est le meilleur, et donc universel, aussi. Un relativiste vous dira que tous les systèmes se valent mais que tout de même il est bien content de vivre en France plutôt qu’à Kaboul, surtout s’il est une femme ! Pourquoi défend-il si férocement la Charia là-bas mais n’en veut-il pas ici ? Deux possibilités : soit il juge la charia moins bien que le modèle occidental, mais alors il est en contradiction avec son relativisme…En effet pourquoi vouloir maintenir de toute force des gens dans un mode de vie qu’il juge lui-même moins bon ? L’autre possibilité est qu’il juge les systèmes équivalents. Mais s’il n’en veut pas en France c’est qu’il considère que les gens en France et en Afghanistan ne sont pas pareils…ils sont différents ! Là je vous laisse réfléchir 5 secondes….comment on appelle en français une personne qui pense que les être humains ne sont pas partout les mêmes ? Un raciste, oui ! Un relativiste est soit un menteur hypocrite, soit un raciste. Pour certains les deux. <br />Etre « universaliste », comme je le suis est donc le contraire du racisme puisque toute l’argumentation visant à démontrer l’existence d’un système universel, en l’occurrence le modèle occidental de développement, n’est basé que sur les concepts théoriques des Sociétés. Leur psychologie. Pas sur leur « race » (bouh le vilain mot) ou leur couleur. Prétendre que le modèle occidental est universel sous-entend que n’importe qui, un papou, un japonais ou un irakien devrait y être plus heureux que dans son système actuel. C’est profondément humaniste ! Prétendre que le modèle occidental est le meilleur ne revient pas à dire qu’il est insurpassable. Peut-être qu’il y en aura un de meilleur. Mais pour l’instant ce n’est pas le cas. Voilà pourquoi je suis pour la mondialisation libérale. La mondialisation libérale c’est la confrontation des valeurs. Confrontation dont devrait sortir un monde plus libre et plus occidental dans ses valeurs. Cela ne signifie pas un monde uniforme ou standardisé comme les alter mondialistes le soutiennent car si tous les hommes peuvent à terme vivre en démocratie cela ne signifie pas qu’ils devront parler la même langue, manger les mêmes choses ou s’habiller pareil. La mondialisation libérale signifie, par exemple, que n’importe où sur Terre une femme puisse voter, se promener seule dans la rue, sans être battue à mort pour avoir parlé avec un homme. Quand cela sera possible cela signifiera que tous les hommes auront adopté les valeurs de liberté, de la dignité humaine, d’égalité ou de l’individualisme et cela que la femme porte un Sari, un kimono ou une jupe, qu’elle s’appelle Nancy, Junko ou Nadia, qu’elle mange de la pizza, un kebab ou des sushis. <br />La prochaine fois, donc, qu’une connaissance vous fait des remontrances pour avoir déploré la lapidation d’une femme au Nigeria, traitez là de raciste et plantez lui un truc dans l’œil, genre un pipeau en Frêne taillé dans les tranchées de 14 par pépé. <br /><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7222941-108738308107991136?l=themistocle.blogspot.com'/></div>Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.com4tag:blogger.com,1999:blog-7222941.post-1087128436489157612004-06-13T05:06:00.000-07:002004-06-13T05:07:16.490-07:00Contre la Turquie dans l'EuropeJe suis opposé à l’entrée de la Turquie dans l’Europe. Je ne suis pas contre la Turquie. Je suis contre la Turquie dans l’Europe, il y a une nuance. Aujourd’hui se tiennent des élections européennes et l’un des principaux enjeux de ces élections est de savoir comment sera négociée en décembre l’entrée de la Turquie dans l’Europe. <br /> <br />Les arguments pour ou contre la Turquie dans l’Europe sont connus et tournent toujours autour de la même chose : les « contres » arguent que la Turquie n’est pas géographiquement un pays européen (hormis Istanbul, mais cela représente un faible pourcentage de la superficie du pays et à ce compte-là la France est un pays sud-américain (Guyane) ou océanien (Nouvelle Calédonie)), son histoire n’est pas européenne et sa culture encore moins… Les « pours » avancent que la Turquie a déjà fait des progrès sur la voie de la démocratie et que son entrée dans l’Europe l’arrimerait définitivement sur cette voie. Cela servirait en outre d’exemple aux autres pays musulmans qui alors pourraient engager un processus de démocratisation dans l’espoir d’intégrer un jour l’Europe. Ainsi le Maroc a déjà posé sa candidature. Certains hommes politiques, tel Dominique Strauss-Kahn avance même que l’Europe a vocation à s’étendre du cercle arctique au sahara. Donc à englober tous le Maghreb. Et le pourtour méditerranéen aussi? <br /> <br />Tout d’abord analysons ces arguments. La géographie ne se discute pas. Certes on peut voir dans l’Europe plus qu’une région du monde. Une idée, une vision…mais cela entre dans la culture, la civilisation. Quand on parle d’Europe il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas reconnaître qu’un certain espace s’impose immédiatement à l’esprit, que cet espace est clair et borné depuis, pratiquement, la Grèce classique. Vouloir revisiter la géographie en 2004 pour faire entrer la Turquie dans une géographie européenne par des contorsions intellectuelles est du même registre que considérer la Colombie un pays d’Amérique du nord au prétexte qu’elle n’est séparée de Panama que par un canal. <br /> <br />L’histoire de la Turquie ensuite. Elle est commune certes, mais pas partagée. Si on relit un peu l’histoire des relations entre l’Europe et la Turquie on constate, à quelques exceptions près, qu’elles ne sont que guerres. Le morceau d’Europe que la Turquie possède autour d’Istanbul elle le possède par droit de conquête. Constantinople, future Istanbul, tombe aux mains des Turcs en 1453. L’empire Ottoman, dont est issue la Turquie, poursuit à partir de cette date une politique d’expansion armée sur le continent qui le mènera en 1529 et de nouveau en 1683 aux portes de Vienne. c’est de ce dernier siège que nous viennent les viennoiseries et le fameux …croissant ! L’histoire commune de la Turquie et de l’Europe c’est la guerre. Si la Turquie a contribué à la fondation de l’Europe c’est par pure « réaction » à son expansionnisme. Certains diront que faire la guerre est déjà une forme de participation, une forme « d’échange ». Que les guerres sont parfois une manière de mieux se connaître (sic !)….bon, eh bien ! puisque la France et l’Angleterre, par exemple, ont déjà été en guerre avec le Japon, pourquoi ne pas proposer la candidature de l’Empire du Soleil Levant ? <br /> <br />La culture de la Turquie est elle totalement étrangère à la culture européenne. Radicalement. L’Europe a fondé sa civilisation sur trois apports principaux. L’antiquité greco-romaine, le christianisme et les vagues d’invasions germaniques. Est-ce que la Turquie peut se prévaloir des même origines ? Non. <br />L’empire romain s’est étendu sur le territoire de l’actuel Turquie mais les valeurs occidentales grecques, rendues universelles par Rome, n’ont pas laissé de trace sur ces terres. Certains avanceront les traductions arabes des philosophes grecs, mais ce qu’ils oublient de préciser c’est que ces traductions n’ont pas aboutit à la fusion de cette philosophie avec la pensée musulmane. Ainsi Ibn Rushd, dit Avicenne passe pour un libéral et un adepte d’Aristote or pour lui il existe une vérité religieuse qui est une vérité pour tous les hommes. Il estime que l’interprétation littérale du Coran est plus avisée que toutes les élucubrations des théologiens. Il admet que certains passages du Coran peuvent être soumis à l’interprétation mais cela ne devrait être tenté que par ceux qui possèdent de sérieuses connaissances. Ailleurs il considère que le Coran et la Charia doivent être pris au pied de la lettre. Après sa mort il fut pratiquement oublié et lorsque Ibn Khaldun rédigea 200 ans après la mort de Avicenne son catalogue des sciences profanes et sacrées la philosophie était à ce point déchue qu’elle était reléguée à un chapelet de paragraphes méprisants, bien après la magie, les talismans ou l’alchimie… <br />Second apport fondamental à la pensée européenne et occidentale : le christianisme. Son influence sur la Turquie est bien sûr nulle et penser que l’islam aurait joué le même rôle au prétexte qu’il s’agit aussi d’une religion monothéiste est une grave erreur. Vénérer un seul dieu ne suffit pas. Il faut analyser le rapport à Dieu. Sans entrer dans les détails certains points fondamentaux séparent le deux religions :le coran, descendu sur Muhammad, ou « écrit » par Allah qui empêche toute révision ou minoration du texte ; l’absence de libre arbitre dans l’islam : les hommes ne sont pas libres de leurs actes, c’est Allah qui décide pour eux si ils font le bien ou le mal, qui choisit de les faire croyants ou non mais les punit quand même pour leur infidélité…Ces points n’invitent pas à la libre pensée et poussent au contraire au fatalisme .Enfin en ce qui concerne l’apport culturel des invasions germaniques à la Turquie, il est nul. L’empire byzantin régnait alors sur les terres de l’actuelle Turquie et il a su, contrairement à l’empire romain d’occident, résister à ces invasions. <br /> <br />En fait les personnes favorables à l’entrée de la Turquie ne peuvent pas trop s’étendre sur ces arguments car ce sont des arguments objectifs, des faits. Le seul contre-argument qu’ils peuvent opposer c’est que l’Europe apportera la paix, les droits de l’homme et la démocratie à la Turquie. Ils imaginent sans doute qu’une Turquie intégrée à l’Europe deviendra lentement plus européenne, et qu’on assistera à une convergence des mœurs, des valeurs et des idéaux. Mais on le voit cet argument est subjectif. Ce ne sont que des suppositions. Or si d’un coté on a l’histoire, les faits, de l’autre on a l’espoir et les conjectures …c’est faible. C’est cette différence de nature entre les arguments, différence fondamentale, qui rend l’argumentaire des « pours » particulièrement faible. Qui peut prendre des paris sur l’avenir ? Aider la Turquie ? bien sûr, passons des accord économiques avec ce pays. Mais qui, voyant un homme au fond d’une fosse se jetterait dans la fosse pour l’aider ? Personne. On lui tend la main depuis le bord de la fosse. Prendre le risque d’hypothéquer la construction européenne pour, peut-être, aider la Turquie ? Trop risqué. <br /> <br />Dernier point : Si l’Europe a un tel pouvoir pacificateur pourquoi ne pas faire entrer Israël dans l’Europe ? Après tout si l’Europe doit faire tant de bien à la Turquie imaginons comme elle pourrait guérir l’abcès du conflit Israélo-palestinien ? En plus Israël est déjà une démocratie et une majorité de sa population est de culture européenne…Alors ça ne tente personne ? Il faut savoir…si on accepte la Turquie pourquoi pas Israël ? On serait près à avoir une frontière avec l’Irak mais pas avec le Liban ou la Jordanie ? Les revendications territoriales turques sur le Kurdistan ne nous gênent pas. Par contre gérer les colonies juives ou les attentats terroristes nous dépasse ? Là encore il y a une incohérence, j’aimerais bien voir ceux qui auront fait entrer la Turquie dans l’Europe refuser l’adhésion à Israël. <br /> <br />Non franchement, le croissant de pâte feuilleté ce n’est pas assez comme apport culturel à l’Europe pour que l’on y laisse entrer la Turquie. <br /><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7222941-108712843648915761?l=themistocle.blogspot.com'/></div>Themistoclehttp://www.blogger.com/profile/18124838839461339339noreply@blogger.com8